La saga du LIT
08H57 - dimanche 6 juin 2021

Métier Tapeedger

Lorsque nous choisissons notre nouvelle literie, nous nous intéressons aux différents matériaux, ressorts, mousse, latex, laine ou coton qui constituent son âme (le garnissage) ou son enveloppe (son habillage), oubliant au passage les mains qui l’ont fabriquée, ces artisans, inconnus de la plupart, et dont pourtant dépend la qualité d’un matelas, sa souplesse ou sa fermeté, et donc notre confort. Parmi eux, le tapeedger.

Tapeedger, quèsaco ? Et quel nom étonnant !

Le tapeedger est l’ouvrier qui ferme le matelas. « Un peu comme une boîte », m’explique Philippe Bazzali, directeur opérationnel de Maison de la Literie Industries* à Autun, dans le Morvan. Une boîte, un matelas ? D’une certaine manière, oui. En effet, un matelas est constitué de deux plateaux – le fond et le dessus de la boîte –, d’une bande – ses quatre côtés – et de son garnissage. Les éléments sont fabriqués séparément avant d’être assemblés. À la première étape, on trouve les couturières (il n’y a encore que des femmes employées à cette tâche) qui, en joignant la bande au plateau inférieur, forment ce qu’on appelle le bac. Une fois ce bac rempli avec le garnissage, la future âme du matelas, c’est au tour des tapeedgers de jouer de leur talent. Ils fixent par un galon le plateau du haut sur le tout – le couvercle de la boîte.

Plus simple à dire qu’à faire. Car, Philippe Bazzali insiste, ce travail de finition n’est pas à la portée de tous. Il requiert non seulement un savoir-faire spécifique – la formation, en entreprise, dure en moyenne au moins six mois –, mais aussi certaines aptitudes. Bien qu’indispensable, la force ne suffit pas pour maîtriser la machine lourde utilisée pour cette tâche. Il faut également une bonne coordination motrice, afin de la manœuvrer debout au moyen de pédales en pinçant le galon d’une manière précise, opération qui nécessite, elle, du doigté. Il est d’autant plus important de bien choisir les ouvriers, des artisans, à qui l’on confiera cette dernière étape, qu’une couture mal ajustée, en particulier trop tendue, et le matelas est fichu. Aussi, avant d’offrir un tel poste, et cette formation, mieux vaut au préalable s’assurer que le candidat dispose de l’ensemble des qualités requises. (Notons au passage qu’à cause de normes imposées par la médecine du travail les tapeedgers aujourd’hui sont exclusivement des hommes.)

Ainsi, vous l’aurez compris, sans bon tapeedger, point de sommeil réparateur. N’est-ce pas une raison suffisante pour les rebaptiser ? Leur trouver un nom bien à eux – ni matelassiers ni cardeurs – bien à nous – hexagonal ? Pourquoi pas bordcouseur ? Ou galonnier ?…

 

Catherine Fuhg

* Cette usine, où sont confectionnés des matelas 100 % made in France, emploie quarante-quatre ouvriers à la fabrication.

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