La saga du LIT
16H47 - samedi 16 janvier 2021

Leonard de Vinci ou l’homme qui ne dormait que 90 mn par jour

Lorsque l’on parle de Leonard de Vinci, il est difficile d’échapper à l’image classique d’un homme vieux, sage et barbu tel que le représentait son supposé « autoportrait de Turin » ; d’échapper aussi au génial inventeur du futur, à travers les croquis et plans de ses nombreuses machines, ainsi que du peintre du plus célèbre tableau du monde avec La Joconde.

Mais si ce toscan, bercé dès l’enfance par la culture florentine, devint l’un des plus grands artistes de l’histoire humaine, il le doit à un secret bien gardé.

Ce génie de la Renaissance était un polyphasique !

Qu’est-ce donc ? C’est la méthode qui consiste à diviser sa période de sommeil de nuit en plusieurs périodes réparties tout au long de la journée. Ainsi, Léonard de Vinci dormait 15 minutes toutes les 4 heures, ce qui limitait son sommeil à 1 heure 30 par jour. Il en fut ainsi tout au long de sa vie et sans aucune fatigue.

Des chercheurs ont déterminé qu’interrompre son temps d’éveil toutes les 4 heures pour un cours moment de repos permet d’augmenter, de façon significative, les moments les plus productifs du cerveau.

Cette capacité à si peu dormir lui a permis de produire bien entendu un volume de travail exceptionnel.

Chacun peut aisément en juger : en peinture, près de 18 tableaux peints dont certains attribués ou en collaboration avec ses disciples et parmi lesquels, La Madone à l’œillet, l’Adoration des Mages, Vierge aux rochers, la Belle Ferronnière, l’Annonciation, Saint Jean Baptiste, Sainte Anne, la Bataille d’Anghiari et les plus célèbres, la fresque de la Cène, la Joconde, et le Christ Sauveur ou Salvator Mundi, vendu en 2017, pour plus de 450 millions de dollars chez Christie’s ; en dessins et écrits, près de 4100 feuilles réunies en 22 volumes manuscrit , appelés Codex dont l’Institut de France en possède douze, le reste étant éparpillés entre collections privées et publiques, le plus célèbre étant le Codex Atlanticus (ainsi nommé du fait de sa dimension monumentale) de la Bibliothèque ambrosienne de Milan. 

Gaucher, Léonard de Vinci écrivait de droite à gauche, afin d’éviter de tacher ses vêtements avec de l’encre fraîche. Or selon les spécialistes, il est plus facile de le lire avec un miroir comme pour le mémorandum Ligny, dans le Codex Atlanticus, où chaque mot est rédigé à l’envers….  

Mais peut-on parler de Léonard de Vinci sans traiter de ses inventions ou supposées telles, popularisées par la bande dessinée « Le Petit Leonard » de Groot et Turk ?

Léonard a eu le titre d’ingénieur général de César Borgia, attestant de sa passion pour les mécaniques. Ses premières machines étaient inspirées par celles de ses prédécesseurs.

Il lit les traités de machines militaires, s’instruit des fondeurs de l’arsenal de Milan, des architectes militaires. Ce savoir continu tout au long de sa vie est une des caractéristiques du personnage. Les nombreuses machines— canon, grue, char, catapulte, scie hydraulique, pont portable, automate – qu’il dessine sont autant la marque de la créativité de la fin du Moyen Age que de son génie. Ses croquis sont, par leur ingéniosité, les ancêtres du dessin industriel. Enfin, il s’illustre avec des engins volants—les ornithoptères – fruit de sa passion pour les oiseaux (l’autre étant le cheval) dont il rêve d’imiter les mouvements.

Voilà l’homme, artiste de cour, ingénieur prolifique, visionnaire très inspiré qui, en 1516, acceptant l’invitation du roi François 1er, traversa, à 64 ans, les Alpes, à dos de mulets, avec ses disciples et s’installa dans le château de Lucé avec dans sa chambre, un magnifique lit à baldaquin, où il passa donc très peu de temps.

Il y mourut, 3 ans après, assisté du roi et de son fidèle Francesco Melzi, à qui, il légua ses manuscrits, ses croquis et ses carnets de dessins.

L’homme qui ne dormait que 90 minutes par jour fut donc mathématicien, musicien, géomètre, ingénieur, cosmographe, astronome, poète, philosophe, anatomiste, métaphysicien, herboriste, médecin et animalier. Il a eu le temps de laisser une œuvre d’une richesse extraordinaire.

Mais aurait-il été un homme de si grand talent s’il n’avait été un homme de si peu de sommeil ?

 

Michel Scarbonchi

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