La saga du LIT
06H45 - dimanche 22 novembre 2020

Dormir en apesanteur : bienvenue dans le lit de la Station spatiale internationale !

Le nirvana du sommeil, le pinacle de la nuit étoilée, la quintessence de l’art de « s’envoyer en l’air », au sens littéral du terme, n’est-ce pas l’apesanteur ? Dormir en apesanteur, le rêve ! Vraiment ?

Se mettre au lit, se coucher : en quoi cela consiste-t-il dans une station orbitale, en l’occurrence la Station spatiale internationale (SSI), la seule actuellement en service au-dessus de nos têtes ? Elon Musk vient d’y envoyer quatre astronautes dans sa fusée SpaceX pour le compte de la NASA, pendant que Vega, la fusée européenne d’Arianeespace connaissait un triste échec commercial heureusement sans lit et sans passagers à bord mais avec deux satellites européens perdus.

Que le rêveur qui a les pieds sur terre, et plus encore celui qui est allongé dans son lit sur le plancher des vaches, songe à la réalité du spationaute après son troisième bâillement consécutif, qui vient de voir le marchand de sable passer devant le hublot de son vaisseau. La chambre à coucher spatiale est plutôt spartiate : une grosse boîte, sorte de compartiment dont les dimensions rappellent celles des hôtels capsules de Tokyo, mais sans télé, ni couverture ! Par contre, l’astronaute a droit à son ordinateur portable avec lequel il pourra, au hasard, jouer au dernier jeu de bataille de l’espace une fois qu’il se sera glissé dans sac de couchage dont le rembourrage fera office de matelas. Lors de sa première nuit dans les étoiles, il risque d’être un peu déphasé, sens dessus dessous. Car dans l’espace, en apesanteur, il n’y a pas de dessus ni de dessous, pas de haut ni de bas. De quoi en perdre le nord ! Le cosmonaute doit s’harnacher au sol ou au mur, car il n’y a pas de différence entre dormir allongé ou debout.

Le dormeur de l’espace néophyte n’est pas au bout de ses surprises : d’abord, sa luxueuse chambre à coucher doit impérativement comporter une bouche d’aération afin d’éviter une asphyxie au dioxyde de carbone (le fameux CO2 que nous combattons sur terre) qu’il expire en dormant. Ensuite, il n’est ni travailleur ni dormeur de jour ou de nuit. Il est les deux, ou plus exactement il alterne entre lever et coucher du soleil toutes les 90 minutes, à mesure que la station gravite autour de la terre à la vitesse de 7,66 km/s. Là, c’est plus que le nord que l’on peut perdre ! Si on y ajoute que ce n’est pas vraiment une odeur de parfum qui flotte dans la station et qu’il y règne un vacarme incessant, le rêve d’une douce nuit en apesanteur peut vite se transformer en cauchemar. Pourtant, il n’en est rien, car l’aventure est d’une rare intensité et le spectacle de l’aube et du crépuscule terrestres vus de 408 kilomètres d’altitude n’a pas d’équivalent.

Avec l’entrée en service de la capsule Crew Dragon de l’entreprise privée SpaceX d’Elon Musk, laquelle s’amarra une première fois à l’ISS en mai dernier, on pouvait craindre que les capacités d’accueil de la station puissent rapidement être saturées. L’hôtel de l’espace allait-il afficher complet ? C’est exactement ce qui vient de se produire avec le second vol de Crew Dragon, pour le compte de la NASA : depuis le 14 novembre, quatre astronautes ont donc la joie de goûter aux joies du premier surbooking en orbite, rejoignant leurs trois collègues de l’ISS. Ils sont donc sept… pour six places de couchage. Bon prince, le capitaine de cette mission, Mike Hopkins, dormira dans la capsule, dans l’attente d’une livraison de “lits” supplémentaires. La mission devant durer six mois. On peut penser que l’intéressé espère que le service livraison sera efficient… Ou pas ! Car quand on voit le design high-tech de la capsule de SpaceX, on se dit que le sacrifié a peut-être fait le bon choix !

Dormir dans l’espace n’est donc pas aussi idyllique qu’on peut se l’imaginer. Dans un environnement technologique des plus aboutis, le lit en est réduit à sa fonction vitale : permettre le sommeil. Pour s’envoyer en l’air dans des conditions de confort absolu, il faudra redescendre dans l’atmosphère terrestre, une dizaine de petits kilomètres au-dessus du sol, dans un vol long-courrier en première classe. Mais ce sera pour une prochaine escapade dans cette saga du lit !

D’ici là que notre Thomas Pesquet national, attendu en 2021 dans l’espace pour une seconde mission dans la Station spatiale internationale, dorme sereinement sur ses deux oreilles.

 

Raymond Taube

La sieste d’Hugo

La sieste, oui, mais quelle sieste ?

La sixième heure

Le sommier-coffre, un gain de place pour tous !

Solution ultime pour les petites chambres et les petites...

Comment se lever du bon pied ?

Se lever tôt peut vite devenir un parcours du combattant....

Les secrets de la Maison de la Literie : 40 ans de succès à la française

Depuis 1975, la Maison de la Literie a su se hisser...

À quoi le lit du futur ressemblera-t-il ?

Burton and Cross, ou les nouvelles technologies des matelas

Le sommier-coffre, un gain de place pour tous !

De la chambre à la politique : le duc d’Orléans fait le grand écart

Qui aurait crû que le lit pouvait refléter notre...

Faut-il vraiment faire son lit ?

Selon certains spécialistes, il n'est pas bon de faire...

Fake news : la mort de Léonard de Vinci

Un lit de génie

Tout à Amboise rappelle le génial Léonard de Vinci...

Depuis quand dort-on à deux ?

Le lit et l’enfant : des bienfaits du cododo (sauf en France ?)

Le sommeil dans le monde : le hamac mexicain

Parmi les préjugés que les Occidentaux ont sur des...

Confidence pour confidence

Mata Hari, l’espionne fatale

Saga du lit : confessions sur l’oreiller. Mata Hari aurait-elle fait parler James Bond ?

Dormir comme des Inuits

Fais dodo, Colas mon p’tit frère… Éternelles berceuses (en 4K – Dolby 5.1)

Le changement d’heure perturbe-t-il votre sommeil ?

Manque de concentration, irritabilité, appétit perturbé...

Changement d’heure à la sauce européenne

Quand le Lit prend vie

Lit médicalisé : Innover sans cesse pour le confort du patient

Triclinium et lit de table : ils sont fous, ces Romains !

Le lit à deux places

Le dessous des couettes

Trouver le sommeil : cela n’a pas de prix, mais...

28 au lit ou les Dormeurs de Sophie Calle

Les têtes de lit

King Size Bed

La Comtesse de Ségur : sociologie de la chambre d’enfant

Les pieds de lit : entre esthétique et commodité

Qu'il s'agisse de prendre son pied ou de choisir celui...

« Insomnie » by Marginal Ray

Une oeuvre musicale inspirée par la Saga du Lit

Ces lits qui nous font marrer

Déterminé à demeurer les deux pieds dans le même...

Le lit électrique

Literie, les tendances de la rentrée 2.

Literie, les tendances de la rentrée : 1. La location avec option d’achat

Le lit de reines en impératrice

Heredia célèbre le lit

Poète cubain, José-Maria de Heredia incarne à merveille...

Quand Napoléon faisait du glamping

Le lit de la rentrée

Belmondo, le lit et nous

Le matelas des temps modernes

Le lit selon Pierre Perret

Hôtel, location… que valent les lits de vacances ?

Pour le client, c’est l’aventure !

L’origine du matelas ou petite histoire du lit

Le lit au cinéma, partie 2 : Sensualité sous les draps

Le Lit dans la littérature : Guy de MAUPASSANT

Mick Jagger : un immense expert… du lit !

Les couturiers du lit. Reportage photos

Bizarre, bizarre… quand le cinéma fait valser les lits.

La literie dans le monde. Deuxième volet : le Brésil et ses hamacs

Les bonnes âmes de matelas

Les stars au lit : In bed with Madonna !

Protéger la planète en dormant, le rêve !

La literie dans le monde. Premier volet : le Japon

Métier Tapeedger

Dormir, une activité culturelle ?

Le flagship de la Victoire avec Maison de la Literie

La Chambre double de Baudelaire. Chronique littéraire du lit, partie 2

Les lits où s’est forgée l’Histoire : De Gaulle au Trianon

Le lit, la nuit, les trains selon Jean Castex.

Le lit dans la peinture : Buffet et lit…

Proust, l’infini depuis son lit

Maison de la Literie, ou l’art de monter en gamme avec Tousalon et Place de la Literie

Actu’Folies : tout va désormais dépendre de la résistance du sommier ! 

L’art de faire son lit

Le lit dans l’Art : un peu de beauté ne nuit pas avec les Préraphaélites. La chronique de Jean-Philippe de Garate

Faire ou ne pas faire son lit ?

Japon, la chambre-lit ou la chambre à coucher « dernier cri »

La bonne position du lit ou la quadrature du cercle

Dalida, Balavoine, Dutronc, Hardy… Le lit, inspiration des vedettes de la chanson française.

Pendant les fermetures, la vie… et les achats continuent

Le lit et les démons de minuit

Sous le lit, à l’heure des démons

Les mystères de l’oreiller : révélations

L’oreiller selon Larousse (ou le Petit Robert)

L’oreiller dans la peinture. Petit florilège…

Le lit de Pâques

L’enfumage du Made in France ?

L’inspiration au creux du lit

Vous avez dit lits-ing ou leasing ?

Les matelas, une banque(tte) sans découverts

Dormir au creux de ses passions, comme les enfants

Le canapé-lit, l’ingéniosité au service du confort

Alain Delon le rebelle. De l’alcôve à la gloire.

Avec les matelas non réversibles, une corvée en moins

Brigitte Bardot : « Ciel de lit ! »

Faire chambre ou lit à part, le secret des couples qui durent ? L’édito de Michel Taube

De bons lits pour la paix des ménages

Elizabeth II, la reine qui dormait seule.

Lit de rivière, rivière de lit

Le lit de père en fille

Le lit, au cœur du Nouvel An chinois. L’édito Vœux de Michel Taube

Jean-Claude Darmon, le repos du guerrier

Manger au lit, c’est oui ou non ?

Amour de lit et lit d’amour

Louis XIV, le Roi Soleil aux 400 lits

Édouard Nahum, le lit, son allié bonne humeur