Edito
08H45 - mercredi 21 octobre 2026

David Lisnard toujours pas sondé, l’hypothèse d’un seul candidat de droite ignorée : si au moins la dictature des sondages était équitable ! L’édito de Michel Taube

 

David Lisnard toujours pas sondé, l’hypothèse d’un seul candidat de droite ignorée : si au moins la dictature des sondages était équitable ! L’édito de Michel Taube

D’élection en élection, et malgré trop d’erreurs d’appréciation voire des fautes majeures de prévisions, les instituts de sondage imposent leurs lois et orientent le travail des journalistes et les querelles politiciennes.

Pour cette présidentielle de 2027, pourtant la plus importante depuis 1981, une grande partie des électeurs va devoir s’en remettre à des prévisions sondagières pour départager la sélection de leur candidat au premier tour : je veux évidemment parler de la droite la plus bête du monde qui faute d’avoir su organiser une primaire populaire s’en remettra donc à ces sondages aléatoires.

Mais comment cela est-il encore possible qu’à un moment aussi décisif que le lendemain du cataclysme du 17 octobre, nos amis du Figaro, LCI, Sud Radio, Ifop, Fiducial, n’ont même pas pris la peine de sonder celui dont ils disaient pourtant quelques jours auparavant qu’il se passe quelque chose : David Lisnard.

David Lisnard est bien chevaleresque d’accepter encore longtemps de ne pas être traité comme ses challengers de la droite et du centre, Gabriel Attal, Édouard Philippe et Bruno Retailleau. A la place du président de Nouvelle Energie, je pousserais vraiment une gueulante !

Pire, ce sondage, comme tous les autres depuis deux semaines, – et la tendance va s’imposer comme nous le prévoyons depuis des mois -, donne Mélenchon en tête devant les candidats de la droite. Nous irions donc tout droit vers le duel Le Pen – Mélenchon.

Forfaiture politique, j’ose le dire !

Les sondeurs osent titrer : « dans toutes les hypothèses » !

Mais les instituts de sondage se gardent bien de soumettre UNE autre hypothèse aux Français sondés : celle où Gabriel Attal, David Lisnard, Edouard Philippe et Bruno Retailleau (par ordre alphabétique de nom) s’entendraient pour ne présenter qu’un candidat de la droite et du centre.

En additionnant leurs prévisions de voix, sans compter la dynamique que ce regroupement créerait au premier comme au second tour, ce candidat unique distancerait largement le leader des Insoumis.

C’est bien pourquoi nous plaidons pour la tenue d’un conclave entre les quatre leaders de la droite et du centre, pourquoi pas élargi à Sarah Knafo si elle décidait de lâcher Reconquête et ses fréquentations anti-patriotes de l’AFD, seul espoir possible d’éviter le scénario du pire pour l’élection présidentielle de 2027.

Ceux qui nous lisent depuis quelques années savent notre hostilité philosophique à la dictature des sondages : insondabilité accrue des Français, marges d’erreurs trop grandes, processus d’interrogation parfois inouïs entre votre couleur préférée de M&M’s ou le nom de votre prochaine lessive. Dans ce sondage de lendemains d’émeutes, les sondeurs parlent de questionnaire auto-administré en ligne (quésaco ?) et surtout affichent une marge d’erreur de 1,1 à 2,5 points. C’est énorme et cela pourrait encore mettre Jean-Luc Mélenchon derrière Edouard Philippe, ou à égalité, contrairement au titre de presse affiché.

En 2022, des médias comme Ouest France avaient osé refuser de commander ou de commenter tout sondage. La vertu est malheureusement une valeur en baisse…

Montesquieu disait que la vertu est le principe de la République…

Mesdames Messieurs les sondeurs, vous qui avez tant de pouvoir d’influencer les élections, un peu de vertu s’il vous plaît !

 

Michel Taube

Michel Taube

 

 

 

 

 

 

 

 

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