Opinion Outre-Mer
07H21 - mercredi 21 octobre 2026

Martinique : avec fermeté et autorité, préfet et maires main dans la main pour stopper les violences de Petitot & co. L’édito Outre-mer de Michel Taube

 

Martinique : avec fermeté et autorité, préfet et maires main dans la main pour stopper les violences de Petitot & co. L’édito Outre-mer de Michel Taube

Il n’y a pas qu’à Paris et dans l’hexagone où l’ordre public est menacé par une génération d’insurrectionnels biberonnés à l’idéologie mélenchoniste.

Mais en Martinique et en Guadeloupe, la particularité est que les violences commises depuis le 19 octobre l’ont été par une infime minorité, des mini groupuscules d’incendiaires.

Malgré leur isolement, dans la nuit du 19 au 20 octobre, des gendarmes ont notamment été la cible de tirs par arme à feu à Ducos, entraînant le déploiement du GIGN. Six véhicules ont également été volés sous la menace d’armes à feu et plusieurs commerces ou entreprises ont fait l’objet d’intrusions ou de dégradations.

Heureusement, préfet et maires agissent manifestement de concert.

Le préfet de Martinique, Etienne Desplanques, a rencontré hier des maires de Martinique [notre photo avec notamment, de gauche à droite, Yann Monplaisir, maire de Saint-Joseph, Didier Laguerre, maire de Fort-de-France, Etienne Desplanques, préfet de Martinique]. Puis le préfet a signé un arrêté de couvre-feu après plusieurs nuits marquées par quelques barrages, incendies, pillages et violences dans différents secteurs de Martinique.

L’arrêté préfectoral du 20 octobre 2026, interdisant temporairement les rassemblements, manifestations et cortèges à Fort-de-France, au Lamentin et à Ducos, Le Robert, Saint-Joseph, Schoelcher, répond à une nécessité fondamentale : protéger les Martiniquais, garantir leur sécurité et préserver l’ordre public.

Aurélie Nella, la maire de Ducos, a eu des mots très fermes pour condamner ces débordements : « Le combat contre la vie chère est un combat légitime, mais il y a une escalade de violences qu’on ne peut que condamner. Il faut rassurer la population, maintenir l’ordre sur le territoire et retrouver de la sérénité pour trouver des solutions à ce problème. Les services municipaux, les élus, les collaborateurs et les forces de l’ordre poursuivent le même objectif au service de la population. »

Saluons ici l’engagement des policiers, des gendarmes, des sapeurs-pompiers, des vigiles et de tous ceux qui, sur le terrain, assurent la sécurité de tous les martiniquais dans des conditions très difficiles.

Regrettons aussi que si peu d’élus locaux, notamment parmi les parlementaires, ne condamnent avec fermeté ces violences. Le député Jiovanny William est le seul à notre connaissance à avoir publié un communiqué de presse depuis 48 h condamnant sans réserve ces exactions. La sénatrice Catherine Conconne avait posté un Instagram il y a deux jours allant dans le même sens. Où sont les autres ?

Tous les édiles de Martinique (même ceux qui se murent dans ce silence complice) savent que l’instigateur de ces violences, Rodrigue Petitot, relayé à l’envi par France-Antilles et trop de journalistes qui confondent information et militantisme, avait menacé physiquement le précédent préfet, Jean-Christophe Bouvier, et menacé de mort les maires de Martinique en 2024.

La Martinique a trop souffert et l’ordre républicain doit s’imposer à tous.

Depuis 2024, cette poignée de casseurs menée par un Petitot multi-poursuivi (que fait donc la justice pour avancer ?) sème le chaos, meurtrit, défigure et prend en otage la Martinique. Cela doit cesser ! Violences, incendies, destructions, blocages, intimidations : l’île est fragilisée, son économie durement impactée, son image dégradée.

La liberté de manifester est un droit essentiel. Mais aucun droit ne saurait justifier les violences, les incendies, les dégradations ou les atteintes à la sécurité des personnes.

On ne défend pas la Martinique en la détruisant. On ne fait pas avancer une île en bloquant tous les ronds-points. On ne construit pas l’avenir de la Martinique sur les ruines de ses entreprises fermées ou brûlées et contre les familles et les salariés qui en paient le prix chaque matin.

Malgré les souhaits de LFI, la violence ne sera jamais légitime en terre de France, de Fort-de-France à Paris en passant par Basse-Terre et Marseille.

La fermeté républicaine n’est ni une provocation ni une atteinte au dialogue. Elle est une exigence de protection, de justice et de respect envers la population.

Les solutions pour la Martinique ne viendront jamais de la peur ou de la destruction. La Martinique a besoin de dialogue, pas de chaos. D’autorité, pas d’intimidation. De stabilité, pas de blocages.

Il est temps de tourner la page des destructions du RPPRAC et de retrouver le chemin de la confiance. Il est temps de sortir de cette spirale qui abîme la Martinique, décourage les initiatives, fragilise les emplois et compromet l’avenir de notre jeunesse.

La Martinique mérite mieux que la violence et le désordre. Elle mérite la paix, la sécurité, le respect et la dignité.

Depuis 2024, la Martinique a trop payé.

 

Michel Taube

Michel Taube

Le Pen condamnée mais présidentiable : l'humiliation ou la justice face aux politiques. L'édito de Michel Taube
Directeur de la publication