Edito
08H38 - samedi 31 octobre 2026

Omar Harfouch salué par le milliardaire Khalaf Al Habtoor pour son engagement en faveur du Liban

 

Omar Harfouch salué par le milliardaire Khalaf Al Habtoor pour son engagement en faveur du Liban

Le soutien d’Omar Harfouch à l’homme d’affaires émirati Khalaf Ahmad Al Habtoor n’est pas passé inaperçu. Vendredi 30 octobre, le fondateur du puissant groupe Al Habtoor a personnellement salué l’engagement de l’entrepreneur franco-libanais dans un message publié sur X. Cette reconnaissance fait suite à un éditorial paru la veille dans le quotidien libanais Nidaa Al-Watan, dont Omar Harfouch est copropriétaire. Dans cette tribune, ce dernier alerte sur les conséquences économiques du manque de garanties offertes aux investisseurs et appelle les autorités libanaises à restaurer un climat de confiance indispensable au redressement du pays.

Dans son message, Khalaf Al Habtoor a tenu à remercier plusieurs personnalités ayant pris position sur les difficultés auxquelles il affirme être confronté au Liban. Parmi elles figurent l’ancien Premier ministre Fouad Siniora, le député Achraf Rifi et Omar Harfouch. Le milliardaire émirati a salué des interventions qu’il considère comme responsables et favorables à l’intérêt national libanais. Cette prise de parole intervient alors qu’il dénonce des intimidations, des menaces personnelles et des attaques contre ses investissements. Présent depuis plusieurs années au Liban, notamment dans le secteur hôtelier avec le Grand Beirut et le Metropolitan Palace, son groupe représente un acteur économique important. Ses déclarations illustrent les difficultés auxquelles peuvent être confrontés les investisseurs internationaux dans un pays qui cherche pourtant à relancer son attractivité économique.

Une prise de position qui dépasse le seul dossier Al Habtoor

Dans son éditorial du 29 octobre, Omar Harfouch a souhaité replacer cette affaire dans une réflexion plus large sur l’avenir économique du Liban. Pour l’entrepreneur, la capacité du pays à attirer des capitaux étrangers dépend avant tout de la sécurité juridique offerte à ceux qui choisissent d’y investir. Il défend notamment le respect des engagements contractuels, la protection des actionnaires et le fonctionnement d’une justice indépendante, capable de traiter les différends sans favoritisme. Il rappelle également que les accusations doivent être examinées par les institutions compétentes, dans le respect des droits de chacune des parties. Cette approche vise à faire de la protection des investissements un enjeu collectif plutôt qu’une question limitée aux intérêts d’une personnalité ou d’un groupe économique.

Le message de Khalaf Al Habtoor donne désormais une résonance particulière à cette intervention d’Omar Harfouch. En reconnaissant publiquement son engagement, l’homme d’affaires émirati met en avant un discours qui rejoint les préoccupations d’une partie des investisseurs étrangers et de la diaspora libanaise. Ces derniers constituent une source essentielle de financement pour un pays fragilisé par plusieurs années de crise économique et bancaire. Mais leur volonté de participer au redressement national dépend aussi de leur confiance dans les institutions. Pour Omar Harfouch, le Liban doit donc démontrer qu’il est capable de garantir les droits de tous les acteurs économiques, quelle que soit leur influence. Une exigence qu’il résume dans une formule publiée à la fin de son éditorial : « Le Liban a besoin d’argent, certes, mais il a avant tout besoin de confiance. »

Emma Ray

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