Le député RN de l’Oise prend la présidence du groupe d’études « Économie, sécurité et souveraineté numériques » de l’Assemblée nationale. Une responsabilité qui prolonge ses travaux sur l’intelligence artificielle et rejoint une préoccupation essentielle des décideurs publics et privés : conserver la maîtrise de leurs choix technologiques.
Choisir un fournisseur de cloud, protéger des données sensibles ou déployer une intelligence artificielle engage durablement une organisation. Ces décisions touchent à sa compétitivité, à sa sécurité et à sa capacité à agir librement. La nomination d’Alexandre Sabatou à la présidence du groupe d’études « Économie, sécurité et souveraineté numériques » s’inscrit dans cette articulation entre innovation et indépendance. Elle confie l’animation de cette instance à un parlementaire dont le parcours professionnel et les travaux apportent une connaissance concrète de ces enjeux.
Ingénieur de formation, ancien chef de projet informatique dans la fonction publique, Alexandre Sabatou a exercé des responsabilités techniques avant de rejoindre l’Assemblée nationale. Élu dans la troisième circonscription de l’Oise en 2022, puis réélu en 2024, le député du Rassemblement national a développé une spécialisation dans les questions numériques. Son expérience des systèmes d’information constitue un atout pour examiner les conséquences opérationnelles des choix publics, comprendre les contraintes des acteurs du secteur et relier les débats technologiques aux besoins des entreprises et des administrations.
Une expertise nourrie par des travaux transpartisans
Vice-président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, Alexandre Sabatou a notamment corapporté, avec Patrick Chaize et Corinne Narassiguin, le rapport « ChatGPT, et après ? Bilan et perspectives de l’intelligence artificielle ». Adopté à l’unanimité par l’OPECST le 28 novembre 2024, ce travail étudie les technologies d’IA, leurs implications économiques et sociales ainsi que les stratégies conduites à l’étranger. Ses dix-huit recommandations inscrivent la réflexion dans une perspective de politique publique. Cette contribution collective témoigne également d’une pratique du dialogue entre parlementaires de sensibilités différentes, particulièrement utile sur des sujets qui appellent une vision de long terme.
Le travail s’est poursuivi avec le rapport « Où va l’IA ? Quelles innovations pour quels usages ? », corapporté avec Corinne Narassiguin et déposé le 30 avril 2026. Ses sept recommandations abordent des préoccupations directement liées à la décision économique : renforcer les relations entre recherche publique et privée, rapprocher les entreprises utilisatrices des jeunes pousses innovantes, développer les compétences et encourager des IA souveraines, efficaces et moins gourmandes en ressources. Pour les décideurs, l’intérêt de cette démarche tient à son attention aux conditions concrètes de diffusion de l’innovation, depuis la recherche jusqu’aux usages professionnels.
Un espace de travail entre acteurs économiques et responsables publics
Le groupe d’études offre précisément un cadre pour approfondir ces questions. Ouvert aux députés de toutes sensibilités, il assure un suivi juridique et technique de sujets spécialisés et permet d’organiser des auditions, des rencontres avec les professionnels et des échanges avec les administrations. Sa contribution consiste à éclairer le travail parlementaire par une meilleure connaissance des réalités du secteur. Sur le numérique, cette fonction de dialogue revêt une utilité particulière : les choix industriels, les exigences de sécurité et les règles applicables aux données doivent pouvoir être examinés ensemble.
La souveraineté du cloud et la protection des données sensibles figurent déjà parmi les sujets abordés dans les travaux de cette instance. Alexandre Sabatou les a également portés dans son activité parlementaire. Dans une question écrite publiée le 5 mai 2026, il a interrogé le gouvernement sur les garanties entourant l’hébergement des données sensibles et sur l’exposition des prestataires à des législations étrangères. Il participe par ailleurs à la commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité. Ces engagements dessinent une ligne de travail cohérente autour de la maîtrise des technologies et de la protection des activités essentielles.
Cette nouvelle présidence lui donne l’occasion de mettre cette expérience au service d’une réflexion collective associant les dimensions économiques, scientifiques et stratégiques du numérique. Pour les dirigeants d’entreprise, les chercheurs et les responsables publics, l’enjeu est de disposer d’interlocuteurs capables de comprendre leurs contraintes et d’en saisir les conséquences politiques. Le parcours d’Alexandre Sabatou, ses rapports sur l’IA et son investissement dans les questions de souveraineté constituent, à cet égard, des bases solides pour exercer cette responsabilité.

















