C’est peut-être l’événement de l’année 2021 : l’échec de la tenue de l’élection présidentielle en Libye prévue le 24 décembre. On parle d’un report au 24 janvier mais personne n’y croit ! Les fonctionnaires du comité d’organisation de la présidentielle ont même déjà été licenciés hier.
Les divisions entre rivaux de Benghazi, de Tripoli et d’autres tribus, le bras-de-fer entre puissances régionales, le manque de coordination entre Européens (Italiens, Allemands et Français ont-ils toujours agi de concert ?) ont nourri l’éclatement de la Libye en mille morceaux. L’anarchie et le vide provoqués par cet échec cuisant risquent fort de raviver une guerre civile de plus ou moins forte intensité.
L’esclavage sous le joug duquel des centaines de milliers d’Africains sub-sahariens sont passés sur le sol libyen avant d’être mis à la mer par des trafiquants sans scrupule vont relancer la pression migratoire sur l’Europe. De nouveaux murs en perspective si l’Europe veut se protéger !
Enfin, d’un point de vue géopolitique, il faut se rendre à l’évidence : la Libye, qui n’avait jamais connu d’élection présidentielle démocratique, est morte sur ce fiasco de décembre 2021.
MT













