
La gauche parisienne gouverne depuis plus de vingt ans. Vingt ans de certitudes idéologiques, de bons sentiments proclamés et, disons-le franchement, de résultats plus que médiocres pour les Parisiens.
Insécurité banalisée, propreté dégradée, circulation punitive, endettement gigantesque, fiscalité locale étouffante, commerces fragilisés, politique du logement incompréhensible, classes moyennes pressurisées : le bilan est désormais sous les yeux de tous. Les habitants ne supportent plus de ne pouvoir vivre agréablement dans la Capitale et certains l’ont déjà quittée. Paris n’est plus gouvernée, elle est administrée à coups de dogmes.
C’est dans ce contexte que j’ai exprimé, la semaine dernière, mon plein soutien à la candidature de Rachida Dati pour la mairie de Paris. Parce que l’alternance n’est plus une option théorique, mais une nécessité politique. Ce choix ne relève pas du réflexe partisan, mais de la conviction : Paris a besoin d’une alternance crédible, d’un leadership identifié, et d’une vision capable de remettre la capitale en mouvement.
Cette ambition parisienne se joue aussi — et peut-être surtout — par la mobilisation de tous les électeurs dans les arrondissements grâce au nouveau mode de scrutin.
Le 17ᵉ en est un exemple emblématique. Avec ce scrutin, chaque voix compte et nous voterons à la fois pour les élus à la mairie centrale et pour les élus de chaque arrondissement. Avant, lorsqu’on était certain qu’une liste allait l’emporter, on pouvait voter pour les « petites listes », voter dans sa résidence secondaire voire s’abstenir.
Le nouveau scrutin change la donne. Chaque vote pour la mairie centrale comptera. Allons tous voter, et votons en cohérence pour l’Hôtel de ville et pour l’arrondissement.
Arrondissement à la fois familial, populaire, entrepreneurial et exigeant, le 17ᵉ n’est pas un territoire acquis. Comme pour chaque élection, il est un territoire à convaincre. Dans ce contexte, la candidature de Geoffroy Boulard s’inscrit naturellement dans une logique de cohérence et d’efficacité politique.
Maire sortant, fin connaisseur de son arrondissement, apprécié par ses administrés, Geoffroy Boulard a démontré qu’une gestion sérieuse, pragmatique et proche du terrain n’excluait ni l’ambition ni la clarté. Il incarne cette droite parisienne de responsabilité, attachée à l’ordre, à la qualité de vie et à la modération, loin des postures idéologiques et des effets de tribune.
Avec Geoffroy Boulard à la Mairie d’arrondissement, et Rachida Dati à la Mairie Centrale, nous pourrons Changer Paris et retrouver la ville que nous aimons tous. Il y aura une convergence totale entre la politique globale de la ville et sa déclinaison concrète dans l’arrondissement. Geoffroy Boulard et Rachida Dati pourront mettre en place des mesures efficaces pour tous les Parisiens qui font vivre notre belle capitale. Les Parisiens qui travaillent à Paris doivent pouvoir y vivre, y loger dignement. Le programme que présente Rachida Dati insiste d’ailleurs sur les attentes des habitants : refaire de Paris une ville agréable, une ville où l’on puisse naître, grandir, étudier, se marier, s’installer, travailler, et vieillir, en toute sécurité.
Mais au-delà des personnes et des programmes, c’est une nécessité stratégique qu’il faut aujourd’hui défendre, une condition de la victoire : celle du vote utile dès le premier tour.
À Paris, chacun le sait : les divisions du premier tour se paient cash au second. Nous l’avons payé comptant en 2001, et à chaque fois depuis. Les voix qui se dispersent s’évaporent souvent au moment décisif. Le premier tour n’est pas un tour d’essai, ni un simple espace d’expression personnelle ; il est déjà un acte stratégique.
Il fut un temps où au premier tour on choisissait, et au second tour on éliminait. Cette stratégie électorale fonctionnait tant que le clivage droite gauche était structurant, avec deux grands partis. Mais ce temps est révolu. Le score du premier tour devient un élément majeur, un choix de responsabilité qui pose les fondations de la Victoire.
Voter utile dès le 15 mars 2026, c’est envoyer un signal politique clair. C’est renforcer une dynamique. C’est éviter que les ambitions des uns ne deviennent, malgré elles, les meilleures alliées de l’immobilisme des autres.
Soutenir Geoffroy Boulard dans le 17ᵉ, comme soutenir Rachida Dati pour Paris, c’est faire le choix de la cohérence, de la lisibilité et de l’efficacité. C’est préférer la victoire possible aux consolations morales.
Paris mérite mieux que des calculs à courte vue. Elle mérite une équipe, une direction, et un cap. Cela commence dès le premier tour. Cela commence aussi dans le 17ᵉ.
Soyons lucides : la gauche parisienne n’a pas gagné en 2020 par adhésion, mais par la dispersion de ses adversaires. Elle prospère sur les divisions, les candidatures testimoniales et les postures de premier tour. Evitons ces pièges.
C’est pourquoi le vote utile dès le premier tour est aujourd’hui un impératif politique.
Le 15 mars 2026 ne sera pas un tour de chauffe. Chaque voix dispersée sera une voix offerte à la reconduction d’un système à bout de souffle. À force de vouloir « s’exprimer », certains finiront par se taire durablement.
Voter utile, ce n’est pas renoncer à ses convictions. C’est leur donner une chance d’exister au second tour. C’est refuser que l’idéologie minoritaire mais organisée de la gauche continue à gouverner Paris par défaut.
Dans le 17ᵉ, soutenir Geoffroy Boulard dès le premier tour, c’est affaiblir la gauche dès le premier soir. À Paris, soutenir Rachida Dati, c’est ouvrir enfin la possibilité d’un changement réel.
Paris n’a pas besoin de leçons de morale supplémentaires. Les Parisiens méritent de retrouver le plaisir de vivre agréablement, avec des élus qui leur garantissent l’ordre, la bonne gestion, la sécurité et la liberté.
Et cela commence par un choix clair, net et assumé dès le premier tour.
Patrick Pilcer
Président de Pilcer & Associés, conseil et expert sur les marchés financiers, auteur de « Radicalement républicain. Le mur n’est pas une fatalité. » (disponible dans la Librairie Opinion Internationale)


















