Opinion Outre-Mer
08H34 - vendredi 1 mai 2026

Des drapeaux français vandalisés : Yann Monplaisir, le maire de Saint-Joseph en Martinique, réagit

 

Monsieur le maire Yan Monplaisir, votre commune située au cœur de la Martinique s’est réveillée hier matin en découvrant que des drapeaux tricolores ont été vandalisés à Saint-Joseph. Ces drapeaux venaient d’être installés en vue de la fête patronale Joséphine, tradition martiniquaise, qui a lieu samedi et dimanche. Que savez-vous des faits qui se sont déroulés ?
À ce stade, et dans le cadre de l’enquête en cours, je ne peux répondre que partiellement. Il ne m’est pas possible de communiquer les informations dont nous disposons concernant les auteurs des faits. Ce que je peux dire, en revanche, c’est que ces actes ont été constatés mercredi 29 au soir , quelques heures après leur installation et ont immédiatement fait l’objet d’un signalement.

Est-ce un fait divers ou un fait politique ?
En l’état, je qualifierais ces faits de fait divers. Il ne faut pas tirer de conclusions hâtives tant que les circonstances exactes ne sont pas établies.

Nous suivrons l’affaire de près et il faut regretter qu’on s’en prenne ainsi à un symbole sacré comme le drapeau tricolore. Aurez-vous le temps de déployer de nouveaux drapeaux d’ici la fête de samedi ?
Oui, tout est mis en œuvre pour que la ville soit prête. De nouveaux drapeaux ont déjà été installés, ou sont en cours de déploiement, afin que Saint-Joseph soit pleinement pavoisée pour ce grand rendez-vous du week-end.

Que disent ces incidents du climat politique qui règne en Martinique ?
Je ne souhaite pas surinterpréter ces faits. La Martinique traverse, comme beaucoup de territoires, des périodes de tensions, mais elle reste avant tout un territoire de dialogue, d’engagement et de responsabilité. Il ne faut pas faire d’amalgame ni instrumentaliser des actes qui, à ce stade, relèvent d’un fait isolé.

Vous avez été réélu au premier tour… une orientation politique s’impose-t-elle ?
Les dernières élections municipales traduisent avant tout une attente forte des Martiniquaises et des Martiniquais : celle d’une action publique concrète, proche du terrain et efficace. Plus qu’une orientation politique uniforme, ce qui s’impose aujourd’hui, c’est une exigence de résultats, de renouvellement et de responsabilité.

Une nouvelle génération d’élus, plus jeunes et plus féminine, n’est-elle pas sortie des urnes dans les municipalités de Martinique.

On observe effectivement l’émergence d’une nouvelle génération d’élus, plus jeunes et plus féminins, mais cette évolution dépasse les clivages traditionnels : elle s’inscrit dans une volonté collective de moderniser l’action publique locale et de répondre de manière pragmatique aux enjeux du territoire.

En ce qui me concerne, ma réélection dès le premier tour est avant tout une marque de confiance des Joséphines et des Joséphins, et elle m’engage à poursuivre ce travail avec sérieux, stabilité et sens des responsabilités.

 

Propos recueillis par Michel Taube

Michel Taube

Directeur de la publication