
Il est des mots que l’on invoque tant qu’ils finissent par perdre leur substance. La République est de ceux-là. À Paris, elle ne peut pas être un slogan. Elle doit être une réalité vécue, tangible, quotidienne.
Or, dans notre capitale, ville-monde admirée mais traversée de fractures, cette promesse s’est affaiblie. Dans trop de quartiers populaires, et notamment dans le 20e arrondissement, la République semble parfois s’être éloignée. Comment accepter, en hiver 2025, que des familles aient eu froid chez elles en plein hiver ? Comment tolérer que, dans l’une des villes les plus riches du monde, des enfants aient dû faire leurs devoirs dans des logements mal chauffés, indignes, invisibles aux yeux de ceux qui dirrige la municipalité?
Ce n’est pas seulement un échec social. C’est une défaillance républicaine.
Quand la République ne protège plus concrètement, quand elle ne garantit plus l’essentiel, alors elle recule. Et dans ce vide, d’autres discours s’engouffrent. Des discours qui prétendent parler au nom des habitants des quartiers populaires, mais qui en réalité les enferment.
C’est le piège que tend aujourd’hui une partie de la gauche radicale composante de la liste d’Emmanuel Grégoire. Sous couvert de défense des plus fragiles, elle réduit les individus à leur origine, à leur couleur de peau, à leur religion supposée. Elle importe des grilles de lecture qui fracturent au lieu d’unir. Elle ne propose pas l’émancipation, mais l’assignation.
Les habitants du 20e arrondissement, comme ceux de tous les quartiers populaires parisiens, ne demandent pas qu’on parle à leur place. Ils demandent qu’on améliore leur vie.
La République est celle qui libère. Celle qui permet de sortir de sa condition, d’accéder à une école exigeante, à un logement digne, à un emploi. Celle qui protège sans distinction et qui élève sans opposer.
À Paris, cela suppose de remettre au cœur de l’action municipale ce qui fonde notre pacte commun. Une politique du logement qui ne tolère plus l’indignité. Une école qui corrige les inégalités au lieu de les reproduire.
Une laïcité qui protège toutes les consciences et les libertés. Une égalité stricte entre les femmes et les hommes, partout. Une exigence de sécurité et de respect dans chaque rue, chaque immeuble, chaque quartier.
Ces combats exigent de la cohérence. Ils ne peuvent pas être portés par ceux qui entretiennent l’ambiguïté ou qui prospèrent sur les fractures. Surtout qui ont échoué.
C’est pour ces raisons que j’ai soutenu Pierre-Yves Bournazel au premier tour des municipales. Parce qu’il portait une vision exigeante, lucide et profondément républicaine de Paris.
C’est pour ces mêmes raisons que je porterai ces combats auprès de Rachida Dati au second tour. Parce qu’aujourd’hui, seule une alternance peut permettre de redonner corps à la promesse républicaine, de restaurer l’égalité réelle des chances et de retisser les liens citoyens que trop d’années d’abandon ont fragilisés.
Paris ne peut pas être une ville où l’on s’habitue à l’inacceptable. Elle ne peut pas être une ville où certains vivent pleinement quand d’autres survivent à peine.
Les habitants des quartiers populaires ne doivent pas être instrumentalisés par un discours qui les enferme. Ils doivent être les acteurs d’un projet qui les élève.
La République se traduit en actes concrets pour chacun.
À Paris, il est temps, enfin, de la rendre pleinement réelle.
Je vais m’y engagé les 7 ans à venir.
Mohamad Gassama
Candidat sur la liste menée par Rachida Dati. Adjoint au maire du XXème de 2008 à 2020, candidat tête de liste adans le XXème au premier tour sur le liste de Pierre-Yves Bournazel.

















