
Emmanuel Macron a-t-il raison de refuser, pour le moment, d’entrer dans le « Conseil pour la paix » créé de toutes pièces par Donald Trump ? Cet organisme, présenté aujourd’hui à Davos, ne viserait plus seulement à gérer la bande de Gaza comme cela avait été initialement annoncé, mais bien à peser sur les affaires du monde et, plus particulièrement, sur les conflits armés les plus violents. De nombreux pays, aux sphères d’influence et aux cultures géopolitiques très différentes, commencent d’ailleurs à accepter d’y participer.
Bien entendu, Donald Trump en sera le leader incontesté. Bien entendu, ses méthodes peuvent choquer. Mais ne vaut-il pas mieux un leadership assumé du monde libre, élargi à des puissances géopolitiques influentes, qu’un « machin » woke et totalement inefficace comme l’a prouvé, ces dernières décennies, l’Organisation des Nations unies ?
Ce Conseil pour la paix n’est-il pas, en réalité, une tentative de réinvention du multilatéralisme, qui allierait enfin la puissance à la volonté politique d’intervenir en cas de conflit ?
Le succès des Accords d’Abraham, qui ont notamment survécu au 7 octobre, sont l’autre axe stratégique de Donald Trump qui, à partir des complexités de l’Orient, arrive à tisser un début de réorganisation des enjeux géopolitiques.
Nous ne sommes pas dupes. Nous comprenons parfaitement que les intérêts premiers de ce Conseil pour la paix seront énergétiques et stratégiques pour les grandes puissances qui y siègeront. Mais ne vaut-il pas mieux, d’un point de vue réaliste et pragmatique, participer à cette entreprise, plutôt que de s’isoler dans un multilatéralisme wokisé, gangrené, tétanisé, inefficace, inactif et passif, comme l’ONU l’a démontré depuis des décennies ?
Il y a bien longtemps que l’ONU est morte. Il est peut-être temps d’en tirer enfin les conséquences.
Michel Taube




















