Edito
11H48 - mardi 6 janvier 2026

Maduro arrêté : l’inaction française face au narcotrafic vénézuélien qui inonde la Guyane, les Antilles puis la Métropole – L’édito de Radouan Kourak

 

Maduro arrêté : l’inaction française face au narcotrafic vénézuélien qui inonde la Guyane et les Antilles

Il n’y a aucune raison de faire semblant de s’indigner. L’arrestation de Nicolás Maduro est une excellente nouvelle. Une libération, même. Et tant pis si cela heurte les gardiens sourcilleux du « droit international », ce totem brandi par les mêmes qui ferment les yeux quand ce droit sert de paravent à l’oppression, au narcotrafic et à la déstabilisation de nations entières. Le droit international n’a de sens que lorsqu’il protège les peuples, pas lorsqu’il sanctuarise des régimes voyous.

Car Maduro n’est pas une victime. Il est le produit et l’architecte d’un système qui a plongé le Venezuela dans le chaos politique, économique et criminel, tout en laissant prospérer des routes de la cocaïne qui irriguent désormais l’Europe. Les conséquences de cette faillite organisée ne se sont jamais arrêtées aux frontières vénézuéliennes. Elles ont explosé ailleurs, chez les autres, chez nous.

Ce que les commentateurs français oublient commodément, c’est la géographie. Le Venezuela n’est pas une abstraction lointaine. Il est à deux pas du Guyana et du Suriname. Et juste à côté, il y a la Guyane française. La France. Le territoire national. Celui par lequel transitent des tonnes de cocaïne avant d’inonder la Martinique, la Guadeloupe, puis l’Hexagone. Plus de la moitié de la cocaïne qui arrive en métropole emprunte cette route atlantique. Ce n’est pas une vue de l’esprit, c’est une réalité documentée, chiffrée, connue de tous les services de l’État.

Et pourtant, la France n’a rien fait. Rien de décisif. Rien de stratégique. Elle a géré les conséquences, jamais la cause. Elle a compté les morts, empilé les saisies, déployé des plans locaux, tout en laissant intact le nœud vénézuélien du problème. Une impuissance masquée par des discours technocratiques, pendant que les cartels, eux, n’attendaient personne.

À l’inverse, Donald Trump a fait ce que fait un souverainiste quand les intérêts et la sécurité de son pays sont attaqués. Il frappe. Il anticipe. Il détruit les vecteurs du trafic, qu’ils soient maritimes ou sous-marins. Il assume l’usage de la force. Non par goût du chaos, mais par refus de la soumission. Les États-Unis ont compris depuis longtemps que la guerre contre la drogue n’est pas un colloque international, mais un rapport de force.

La France aurait dû se tenir prête. Emmanuel Macron aurait dû agir. Parce que ce narcotrafic n’est pas une menace lointaine mais une agression directe contre son territoire, ses outre-mer, ses ports, ses quartiers, sa jeunesse. La Guyane n’est pas une périphérie exotique. Les Antilles ne sont pas une variable d’ajustement. Elles sont la France. Et quand la drogue de Caracas arrive à Fort-de-France, à Pointe-à-Pitre ou à Marseille, c’est l’échec de l’État qui circule sous cellophane.

Se réjouir de l’arrestation de Maduro n’est pas un reniement du droit. C’est le rappel brutal d’une évidence : la souveraineté ne se délègue pas, elle s’exerce. Trump l’a fait pour l’Amérique. La question qui demeure est simple, presque cruelle : quand la France acceptera-t-elle enfin de le faire pour elle-même ?

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