Edito
04H38 - jeudi 12 mars 2026

Iran et nos politiques : qu’est-ce qu’un pisse-froid ? La chronique de Jean-Marie Viala

 

« C’est un Homme faible, sans vigueur morale, qui manque d’audace. Il parlait, ce sournois, ce pisse-froid, qui n’avait jamais montré à personne la couleur de son opinion, tant il en avait…en même temps. »

Cette définition convient, selon moi, à tellement et tellement de nos politiques, et maintenant aussi de nos journalistes, nos commentateurs, nos fameux « témoins » dont on s’interroge toujours sur les raisons qui pourraient expliquer leur présence sur nos écrans de télévision, ainsi d’ailleurs, pour les accros, dans, et sur les réseaux dits sociaux.

Parfois, souvent allez, on croit rêver. Parlons d’Iran ! J’ai entendu pendant des jours et des jours, (même des nuits et des petits matins) des généraux, des amiraux, des confrères, avocats, et avocates, et surtout des journalistes, des commentateurs et teuses faire des déclarations définitives, sur tous les sujets. Même d’Iran…, puisque désormais il en est question. Trump ne fera rien !  Non, il fera tout ! c’est une malfaisant, un fou, et insulte suprême, il est Républicain, pas démocrate. C’est un criminel, et depuis Epstein surement un pédo-criminel.

Bref, du régime des mollahs des crimes des mollahs, des femmes tuées pour non-port de voile, des homos pendus ? non non ; attention à ce que vous dites hein ? Il s’agit de ne pas laisser à ce fou maniaque de Trump le soin de déstabiliser une région ! OK ?

Et il est vrai que pour certains, beaucoup peut être, la comparaison peut être faite. Souvenez-vous, et nous l’entendons parfois encore. A l’époque soviétique, tout était stable. Pas de problèmes. Bon, il y a eu quelque Soljenitsyne ok. Mais regardez ce que c’est devenu la Russie ? après la chute du mur. Instabilité un moment…puis de nouveau, grâce au KGB, la faucille et le marteau sont revenus, et s’il n’y avait pas ce foutu pays Ukrainien, ( ces nazis)  toute la stabilité serait là, de nouveau. Pareil en Iran, sans ces foutus israéliens, ( ces nouveaux nazis)  et leur fou Trump, tout était stable. En tous cas c’est ce que l’on nous dit, puisque à cause d’eux, et surtout de Trump, on risque de déstabiliser la région.

Le Hamas, le Hezbollah, les Proxy ( pour moi proxy c’était sympa,  des superettes pratiques prés de chez soi) là les superettes distribuent la mort, pour assurer la stabilité de ceux qui la défendent. Et ils sont beaucoup à l’aimer, cette stabilité. Et nous n’avons pas fini d’en entendre parler.

Les dictatures ont toujours attirés les pisses froid. Souvenons-nous de 1940. Et surtout d’avant…les pisses froids régnaient en maitre. Hitler était sympa, il ne fallait pas la guerre…

Poutine est sympa, il faut le « respecter » parler avec lui. Puis parfois lui tourner le dos, au cas ou cela lui ferait très très peur…de toutes façons les Ukrainiens sont tous corrompus, c’est bien fait pour eux…

On croit rêver. Et dieu que le rêve est loin. Aujourd’hui pourtant nous avons un exemple formidable. De Gaulle ! Et tout le monde s’en sert, non pas pour faire, mais pour ne pas faire. Alors que c’était un homme de faire, et de fer. Il a été lui contre toute mode de récupération. Il a été un terroriste. Un traitre, pour les français de l’époque. Il n’a jamais voulu s’affaisser, comme est affaissée une majorité de ce qu’il faut bien appeler l’élite, puisqu’on la voit, qu’on l’entend jour après jours tout savoir et tout nous dire.

Il y a un mot très français qu’il faut pouvoir désormais employer à l’égard de toutes ces élites, de tous bords, et surtout des bords insupportables, mais bien gérés bien managés dont le porte-drapeau à tellement de talent qu’il est même accepté dans l’horreur trop souvent :

Un mot bien français : MERDE.

 

Jean-Marie Viala

Ecrivain, avocat