Edito
09H58 - dimanche 8 mars 2026

Jean-François Bouscarain, candidat à la mairie de Valergues (34) : « Valergues a besoin d’un maire de tempérament ! »

 

Jean-François Bouscarain, candidat à la mairie de Valergues (34) : « Valergues a besoin d’un maire de tempérament ! »

Jean-François Bouscarain, merci d’avoir accepté de répondre à Opinion Internationale pour notre rubrique Opinion Territoires en vue des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis infirmier libéral depuis plus de vingt-cinq ans et engagé de longue date dans l’organisation du système de santé. Je préside l’Union Régionale des Professionnels de Santé depuis 2009 et je me bats au quotidien pour défendre l’accès aux soins et les conditions d’exercice des soignants.

Au-delà de mon engagement professionnel, je suis profondément attaché à Valergues.  Je suis le fils du Maire sortant, avec 22 ans de service aux Valerguois et aujourd’hui Maire honoraire. Mais surtout c’est un village auquel je crois et pour lequel je souhaite m’engager avec une équipe rassemblée autour d’un projet clair : préserver notre qualité de vie tout en préparant l’avenir.

 

Question à la fois simple et compliquée : pourquoi êtes-vous candidat ?

Je suis candidat parce que je crois profondément que Valergues mérite une équipe sérieuse, capable de travailler ensemble et de préparer l’avenir avec méthode et transparence.

Ces dernières années ont été marquées par trop d’immobilisme, de divisions et de projets mal aboutis. Beaucoup d’habitants m’ont dit leur inquiétude pour l’avenir du village.

Pire les candidats en face sont rigides, là où il faut de l’écoute et de la bienveillance, résoudre les maux du quotidien et trouver des solutions. Je ne me réfugierai pas derrière la norme, l’administration d’en haut ou toutes instances qui n’ont pas à décider pour nous. Les villes qui grandissent aujourd’hui sont les villes où le Maire a du tempérament et je n’en manque pas. Et pour Valergues rien ni aucun ne me stoppera.

Je me présente donc avec une équipe solide, composée d’habitants engagés et compétents, pour remettre du dialogue, de la rigueur dans la gestion et une véritable vision pour Valergues.

 

Quels sont les principaux mots clés de votre programme ?

Nos priorités sont claires :

  • Préserver l’esprit village et maîtriser l’urbanisme
  • Renforcer la sécurité et la tranquillité du quotidien
  • Développer l’accès aux soins et aux services de proximité
  • Soutenir la vie associative, culturelle et sportive
  • Assurer une gestion financière rigoureuse et transparente
  • Préparer l’avenir pour les jeunes et accompagner nos aînés

Notre projet est simple : un développement équilibré, respectueux de l’identité de Valergues et des attentes de ses habitants.

 

Si vous êtes élu maire, quel est l’engagement auquel vous tenez le plus pendant votre mandat ?

Je tiens particulièrement à garantir un accès aux soins de proximité pour les habitants.

Dans de nombreux territoires, la désertification médicale devient une réalité. Un maire ne peut pas rester spectateur de cette évolution. Nous devons anticiper, organiser et faciliter l’installation des professionnels de santé.

C’est un enjeu essentiel pour les familles, pour les personnes âgées et pour l’attractivité même de notre commune.

 

 

Jean-François Bouscarain, candidat à la mairie de Valergues (34) : « Valergues a besoin d’un maire de tempérament ! »

 

Vous êtes soignant et très impliqué dans le monde de la santé. Est-ce vraiment à un maire de s’occuper de la santé de ses administrés ?

La santé n’est pas directement une compétence municipale, mais elle est une responsabilité territoriale.

Le rôle d’un maire est d’organiser les conditions qui permettent l’accès aux soins : faciliter l’installation de professionnels, soutenir les projets de structures médicales, travailler avec les acteurs de santé et les institutions.

Dans les territoires ruraux et périurbains, les élus locaux ont un rôle essentiel pour maintenir cette proximité indispensable entre les habitants et le système de santé.

 

Les citoyens vous parlent-ils de la crise au Moyen-Orient pendant la campagne ?

Très peu. Les habitants parlent surtout de leur quotidien : la sécurité, l’école, les déplacements, le logement, les impôts locaux, la qualité de vie.

Les grandes crises internationales préoccupent évidemment tout le monde, mais dans une élection municipale, les citoyens attendent avant tout des réponses concrètes sur leur vie de tous les jours.

 

Un électeur qui hésiterait à se rendre aux urnes le 15 mars, que lui diriez-vous ?

Je lui dirais simplement que le vote municipal est sans doute le vote le plus concret pour la vie quotidienne.

Le maire et l’équipe municipale prennent des décisions qui touchent directement la vie des habitants : les écoles, les infrastructures, l’urbanisme, les finances locales, la sécurité.

Ne pas voter, c’est laisser les autres décider à sa place.

 

Quelle parole d’habitant vous a le plus marqué pendant cette campagne ?

Un habitant m’a dit un jour :

« On veut simplement que Valergues reste Valergues. »

Cette phrase résume beaucoup de choses : l’attachement des habitants à leur village, à son identité, à son équilibre.

C’est précisément ce que nous voulons préserver tout en préparant l’avenir.

 

Ces municipales sont-elles un tour de chauffe avant la présidentielle de 2027 ?

Non. Les élections municipales sont d’abord un engagement local.

Elles concernent des projets concrets, des équipes enracinées dans leur territoire et des décisions qui impactent directement la vie des habitants.

Bien sûr, la politique nationale existe, mais dans un village comme Valergues, ce qui compte avant tout, c’est la capacité d’une équipe à travailler sérieusement pour l’intérêt général.

 

Propos recueillis par Michel Taube

Directeur de la publication