
Le Tour des Yoles Rondes de la Martinique a commencé hier dimanche 26 juillet 2026.
Ce n’est pas une simple compétition sportive. C’est un patrimoine vivant, un événement qui rassemble petits et grands et fait rayonner cette île des Antilles.
Cette année, sans l’engagement exceptionnel d’un groupe familial martiniquais, ce patrimoine aurait pu connaître une interruption historique.
GBH est souvent au centre des débats. Une minorité très bruyante lui prête toutes les intentions possibles. Mais lorsqu’il s’est agi de préserver un élément essentiel du patrimoine de l’ île, et malgré les polémiques qu’il subit, le groupe GBH, fidèle à ses racines, a simplement répondu présent. Il a agi.
Pourquoi a-t-il pu le faire ? Parce qu’il est devenu un groupe de dimension internationale. Parce qu’il a eu, il y a plusieurs décennies, l’audace de regarder au-delà des frontières de la Martinique, d’investir, de prendre des risques dans d’autres territoires. C’est cette réussite extérieure qui lui donne aujourd’hui les moyens de soutenir son île d’origine, son pays natal.
Si GBH était resté limité au seul marché martiniquais, il aurait subi, comme tant d’autres entreprises locales, les conséquences du recul démographique, de la baisse de la consommation, de l’effondrement de la commande publique et du ralentissement économique que connaît ce territoire. Il lui aurait été beaucoup plus difficile d’apporter un tel soutien en restant cantonné dans une île en déclin.
La réalité est cruelle. C’est parce qu’une entreprise née en Martinique a réussi ailleurs qu’elle peut aujourd’hui venir au secours d’un patrimoine martiniquais.
Cette réalité devrait faire réfléchir.
C’est une preuve aussi de ce que le territoire de la Martinique a besoin de retrouver une dynamique de création de richesses, d’encourager ses entrepreneurs.
Le salut de la Martinique ne viendra pas du repli sur elle-même comme le souhaite ses élus autonomistes et indépendantistes. Le salut de la Martinique ne viendra pas que de la générosité de l’Etat Français et de l’Europe. Il viendra de sa capacité à faire grandir des entreprises martiniquaises suffisamment fortes pour réussir et pour développer de l’emploi, du pouvoir d’achat mais aussi de créer l’envie de rester et de s’installer en Martinique.
Ainsi malgré les critiques, malgré les caricatures, GBH a choisi de répondre présent. Chacun comprendra que cette décision n’a pas été prise pour convaincre ceux qui ont fait de la critique de GBH un objectif de vie publique et médiatique. Il est connu que les opinions forgées par la haine et le complotisme ne changeront jamais.
Il est fort à parier que, dès demain, les réseaux sociaux redeviendront le théâtre des indignations habituelles. Les économistes autoproclamés, les faux experts de la concurrence et les contestataires permanents ressortiront les mêmes procès d’intention.
L’engagement de GBH relève juste de son attachement profond à la Martinique et de sa volonté de préserver un patrimoine qui appartient à tous les Martiniquais.
Nous parlons ici de GBH mais nous pourrions multiplier les exemples : groupes Créo, Citadelle, Pierre de Reynal, Safo, Huygues Despointes et d’autres… Ces entreprises familiales forment le tissu d’une France des PME qui suffoquent de réglementations, de fiscalité et de mépris mais dont l’optimisme et la détermination seront plus forts !
Espérons que demain, toute la Martinique retrouvera les moyens économiques de porter ces grands événements.
Michel Taube



















