
Lundi 20 juillet, dans l’écrin doré et républicain du Palais du Luxembourg, siège du Sénat français, a eu lieu la cérémonie de remise des diplômes de l’École nationale des directeurs de cabinet (ENDC).
La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs sénateurs, de députés et de M. Pierre-René Lemas, ancien secrétaire général de la présidence de la République, ancien préfet et ancien directeur général de la Caisse des Dépôts, parrain de la promotion baptisée « Christiane Taubira ».
Les diplômés ont validé un double diplôme de niveau 7 (niveau Master) comprenant :
le Diplôme universitaire « Manageur de cabinet », délivré par l’Université de Lorraine ; le Diplôme de l’École nationale des directeurs de cabinet « Directeur de cabinet de la vie publique et politique ».
Cette formation prépare les dirigeants, collaborateurs de cabinets, cadres publics et privés, ainsi que les responsables d’organisations, aux enjeux du management, de la gouvernance, de la communication institutionnelle, du pilotage stratégique et de la conduite des politiques publiques.
Cette promotion réunissait des professionnels issus des collectivités territoriales, de l’État, des cabinets politiques, du secteur privé et du monde associatif, venus de différentes régions françaises et de l’étranger avec pour objectif de renforcer leurs compétences dans les domaines de l’action publique et de la décision stratégique.
L’événement a également mis en lumière la représentation des territoires ultramarins au sein de cette formation. Des diplômés originaires de Guyane, de Guadeloupe, de Martinique, de Mayotte et de La Réunion figuraient parmi les lauréats.
Citons trois lauréats…
Honneur aux femmes !

La Guyanaise Julienne Morisseau [notre photo] a obtenu un double diplôme avec la mention Bien.
Son mémoire de recherche portait sur l’impact de l’intelligence artificielle (IA) et des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) sur les fonctions stratégiques du directeur de cabinet.
Le travail met notamment en avant le concept de « Management 7.0 », présenté comme un modèle conciliant l’intelligence artificielle, l’intelligence humaine et la responsabilité éthique. Cette approche défend un management où les technologies numériques demeurent au service de l’humain, tout en valorisant les compétences relationnelles, le leadership, la communication et la qualité de vie au travail.
L’étude insiste aussi sur la nécessité d’investir dans les infrastructures numériques, la formation, l’accompagnement des petites et moyennes entreprises, ainsi que la réduction des inégalités d’accès aux technologies, afin de permettre une appropriation collective de l’IA.
Philippe LEGRIX 22 ans, originaire de la ville de Baie-Mahault (Guadeloupe) est le benjamin de la promotion, mais il est sorti Major avec la mention très bien. Collaborateur parlementaire à l’Assemblée nationale (auprès d’Élie CALIFER, Député de la Guadeloupe), diplômé de Sciences Po (licence) et actuellement en Master 2 politiques publiques au sein de l’École d’affaires publiques, il accompagne les travaux législatifs et les relations institutionnelles avec un fort engagement pour les politiques publiques menées en Outre-mer. Il est l’ancien Président de l’association Sciences Ô, des étudiants ultramarins de Sciences Po (2024-2026).
Enfin, Ludovic MARCELIN est attaché principal territorial au Conseil départemental de La Réunion et dirige une antenne de cette collectivité à Paris. Fort de plus de quinze années d’expérience dans la fonction publique territoriale, il a développé une expertise en management public, en ressources humaines et en coopération institutionnelle. Diplômé avec mention de ce cursus, il a consacré son mémoire au rôle stratégique du directeur de cabinet comme acteur majeur de la coopération institutionnelle et territoriale. Convaincu que les territoires jouent un rôle essentiel dans les dynamiques de coopération et de diplomatie d’influence, il souhaite désormais mettre ses compétences au service de projets internationaux, tout en préparant le concours d’administrateur territorial.
Au-delà des distinctions individuelles, la cérémonie a illustré la montée en responsabilité des cadres ultramarins au sein des institutions françaises. La présence de quatre diplômés originaires de Guyane dans cette promotion témoigne de la place croissante des talents guyanais au sein des fonctions stratégiques à l’échelle nationale.
Michel Taube

















