
La reprise des hostilités entre les États-Unis de Donald Trump et les Gardiens de la révolution iraniens n’a rien d’une surprise. Le cessez-le-feu conclu il y a un mois était profondément déséquilibré et, selon nous, beaucoup trop favorable à Téhéran. Trump a-t-il seulement lu le texte qu’il a signé à Versailles ? Dans ces conditions, il ne pouvait constituer une base solide pour une paix durable.
Le Moyen-Orient semble désormais s’installer dans une guerre larvée, faite d’alternances entre périodes de tension, frappes ciblées et flambées de violence. Sans conflit ouvert permanent, la région reste néanmoins dans un état d’instabilité chronique.
Le détroit d’Ormuz s’impose plus que jamais comme un nouveau point de fixation stratégique dans le monde. Une fenêtre de plus qui se referme dans la Maison monde.
Pour l’Iran, Ormu demeure un levier de pression majeur sur les marchés mondiaux de l’énergie et un instrument de chantage géopolitique.
La seule réponse durable consistera à accélérer le développement d’itinéraires alternatifs, maritimes comme terrestres, pour acheminer pétrole, gaz et matières premières entre le Moyen-Orient et le reste du monde. Diversifier les routes d’approvisionnement est devenu une nécessité stratégique autant qu’économique.
Le monde sans Ormuz est-il seulement possible ?
Michel Taube



















