Edito
13H18 - samedi 11 juillet 2026

Périscolaire parisien : mais pourquoi donc l’agresseur sexuel répété d’un enfant de 3 ans ne dort pas en prison ce soir ? Les Opi’News d’été de Michel Taube

 

Périscolaire parisien : mais pourquoi donc l’agresseur sexuel répété d’un enfant de 3 ans ne dort pas en prison ce soir ? Les Opi'News estivales de Michel Taube

On marche sur la tête et on s’étonne que les Français n’aient plus confiance dans leur justice.

Dans le scandale du périscolaire parisien, enfin, une condamnation a été prononcée par la justice. En première instance seulement. Il faudra encore quelques mois voire des années pour que la peine soit définitive.

Dans le périscolaire parisien, les premières plaintes remontent à 2019 et le scandale a éclaté médiatiquement fin janvier 2026.

Trois procès ont donc déjà eu lieu. Sur des centaines de plaintes.

Les deux premiers procès se sont soldés par des relaxes parce que les paroles des enfants n’ont pas été considérées comme suffisamment probantes pour condamner les prévenus. Dont acte car le respect des femmes et des enfants doit aller de pair avec la présomption d’innocence et l’exigence des preuves et de célérité des enquêtes judiciaires.

En l’espèce, la condamnation de l’agresseur était acquise. Âgé de 3 à 5 ans, l’enfant, un bébé encore, a été violenté, victime de violences sexuelles à de multiples reprises.

Pire, l’agresseur, Souleymane D., âgé aujourd’hui de 25 ans, avait dans son portable des photos montrant « qu’il entretenait des contacts physiques avec des enfants, alors même qu’il savait que c’était interdit », selon les informations de l’AFP. Il était donc récidivistes de comportements interdits.

Nous avons donc affaire à un récidiviste qui, c’est la moindre des choses, est interdit définitivement d’exercer une activité entraînant un contact habituel avec des mineurs et sera inscrit au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV).

Mais pourquoi Souleymane D. n’est-il pas condamné à de la prison ferme ?

En France, on peut agresser sexuellement un enfant, un bambin de 3 à 5 ans, et ce, en récidive, sans être condamné à de la prison ferme.

La justice, surtout dans les tribunaux de première instance, rend parfois des jugements d’un laxisme coupable. Espérons que le parquet fera appel et que le prévenu, le condamné, purgera une peine de prison ferme.

Le citoyen et père de famille Gérald Darmanin a dû bondir à la lecture du jugement. Mais le ministre de la justice, lui, lequel a ordonné au procureur de la République partout en France de traiter en priorité les 70.000 plaintes pour agressions sexuelles sur des femmes et des enfants, ne peut que se soumettre…

A quand le retour des peines plancher ?

 

Michel Taube

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Directeur de la publication