
Ils n’ont donc pas osé ! Mais il leur a fallu tout de même infliger ce que nous appellerons une peine d’humiliation. Le bracelet électronique en échange de l’abandon de l’inéligibilité. Marine Le Pen peut donc se présenter à l’élection présidentielle mais sous bracelet électronique. Humiliant !
Vous me direz, la procureure générale près la la Cour d’appel de Paris, Madame Marie-Suzanne Le Quéau, vient de confirmer sur TF1 au micro d’Adrien Gindre et de Bonjour sur TF1 que Marine Le Pen est présumée innocente et que donc sa peine est suspendue dès lors qu’elle se pourvoie en cassation. Elle ne portera donc pas de bracelet électronique. Mais la peine a été prononcée en appel. L’humiliation assénée par les juges.
Nous le disions hier dans un édito : les juges ont outre-passé non pas leurs droits car le code pénal, voté par les politiques, le leur permet, mais ils ont abusé de leurs pouvoirs. Ils ont rompu la sacro sainte digue de la séparation des pouvoirs !
Abus de pouvoir et humiliation lorsque les juges ont accéléré la mise en examen de François Fillon en 2016.
Abus de pouvoir et humiliation lorsque les juges ont envoyé un mois, en prison un mot suffisait pour condamner médiatiquement l’animal politique, un ancien président de la République.
Abus de pouvoir lorsque les juges se sont immiscés dans le processus politique de l’élection présidentielle de 2027 en actionnant la stupide exécution provisoire de l’inéligibilité de Marine Le Pen. Et humiliation en la sanctionnant d’un bracelet électronique comme un vulgaire délinquant.
Dans ces affaires politiques, la justice a non seulement trahi le principe de proportionnalité des peines mais elle a causé un trouble grave à l’ordre public en affectant et en s’immiscant ainsi dans le jeu démocratique. Des peines pécuniaires n’auraient-elles pas suffi à réparer les préjudices causés ?
Nous l’écrivions hier ; Montesquieu disait que la vertu est le principe de la République. Voilà bien longtemps que les juges en manquent trop quand cela les arrange. Et quand bien même le droit pénal leur offre une panoplie de peines, jamais ils n’auraient dû prendre des décisions qui entravent le jeu des élections. Mais la retenue face à la tentation de l’omnipotence de son propre pouvoir, ce qui est précisément la vertu en politique, ce sens de la modération, a quitté depuis longtemps de nombreux juges, trop politisés et trop fiers de peser sur le cours de la vie politique.
Au nom du peuple français, ils ont assassiné la séparation des pouvoirs. Quel comble !
Bon, désormais, la campagne présidentielle peut vraiment commencer ! Et nul doute que la ou le prochain(e) président(e) de la République devra remettre la justice à sa juste place.
Au nom du peuple français.
Michel Taube



















