Opinion Outre-Mer
00H39 - lundi 6 juillet 2026

Martinique transport : la lettre de Eve Becker, usagère exaspérée.

 

Martinique transport : la lettre de Eve Becker, usagère exaspérée.

Mesdames et Messieurs les élus,

Depuis le 17 mars, la Martinique vit au rythme des conflits sociaux dans le transport : grève de Transaglo entamée ce jour-là et toujours dans l’impasse après plus de 100 jours de mobilisation, arrêt des bus dans le Nord Atlantique depuis le 1ᵉʳ juin faute de paiement de plusieurs millions d’euros par Martinique Transport à ses prestataires, mouvement chez Madinina Transconnect fin juin, et jusqu’à la directrice générale de Martinique Transport elle-même qui a demandé la fin de son détachement tant la situation s’enlise.

Et voilà qu’aujourd’hui, alors qu’un protocole de fin de conflit vient enfin d’être signé chez Madinina Transconnect, la reprise du service est de nouveau compromise — non plus à cause d’une grève, mais faute de carburant.

Je pose donc la question simplement : comment expliquez-vous qu’un établissement public en charge de la mobilité de tout un territoire se retrouve, après des mois de crises sociales à répétition, incapable de garantir jusqu’à l’approvisionnement en carburant de son propre réseau ?

⁠Qui, au sein de la gouvernance de Martinique Transport, était chargé d’anticiper la reprise du service et sa logistique de base ?

⁠Comment un défaut de paiement de plusieurs millions d’euros envers des prestataires a-t-il pu s’accumuler sans alerte ni réaction des autorités de tutelle ?

Quelles mesures concrètes comptez-vous prendre pour que les usagers — élèves, salariés, personnes âgées, personnes en situation de handicap — ne continuent pas de payer le prix d’une gouvernance défaillante ?

Les Martiniquais n’attendent pas des explications de circonstance, mais une clarification transparente sur les responsabilités et un calendrier de retour à un service public digne de ce nom.
Dans l’attente d’une réponse claire. 😂

 

Eve Becker

Consultante RH