
La France plonge dans la crise énergétique alors qu’elle a toutes les solutions pour s’en sortir.
Mercredi 3 juin 2026 matin, la commission des affaires économiques a examiné puis rejeté la proposition de loi visant à lever dans les territoires d’outre-mer l’interdiction de recherche, d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures.
Au nom d’une loi Hulot pseudo-écologiste, la France va continuer à importer du pétrole et du gaz du Moyen-Orient alors que si la Guyane française disposait effectivement de réserves comparables à celles découvertes chez son voisin le Guyana, l’impact pourrait être majeur pour la France.
Pour Mayotte, le potentiel est surtout gazier mais plus incertain.
Reprenons les chiffres : la France consomme environ 1,5 à 1,7 million de barils de pétrole par jour, alors que sa production nationale ne couvre qu’environ 1 % de ses besoins.
Or, juste de l’autre côté de la frontière, le Guyana est devenu un géant pétrolier avec des réserves estimées autour de 11 milliards de barils, une production déjà supérieure à 600 000 barils/jour et un objectif de 1,3 million de barils/jour vers 2030.
Si la Guyane française possédait un gisement exploitable de l’ordre de 3 à 5 milliards de barils (certaines estimations avancées lors des campagnes d’exploration allaient dans cette fourchette), cela représenterait environ 5 à 9 années de consommation pétrolière française totale ou plusieurs décennies de réduction substantielle des importations selon le rythme d’exploitation.
Malheureusement, les explorations ont été stoppées après la loi Hulot de 2017.
La France possède probablement, avec la Guyane et Mayotte, deux des zones maritimes les plus prometteuses de son espace ultramarin, mais elle a fait le choix législatif depuis 2017 de sortir progressivement de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures sur son territoire.
Hier tous les parlementaires ultra-marins cooncernés ont demandé la reprise des explorations. Sans être entendus pour le moment.
La France va-t-elle longtemps importer des dizaines de milliards d’euros d’hydrocarbures tout en renonçant à explorer les ressources potentielles de la Guyane et du canal du Mozambique ? La question n’est pas seulement énergétique : elle est stratégique, industrielle et géopolitique.
Michel Taube



















