Opinion Outre-Mer
07H37 - lundi 20 juillet 2026

Et si la Martinique était vraiment indépendante ? Chronique d’été d’un enfant de Césaire

 

Imaginons que la Martinique conquière son indépendance. Serge Letchimy premier président de la République de la Martinique règnerait sur un territoire de 0,0043 % de la population mondiale.

0,00076 % des terres émergées.

À l’échelle mondiale, sa population de 350000 (en forte perte de vitesse malheureusement déjà) se situerait autour de la 180e place sur près de 200 États. Tokyo, avec 37 millions d’habitants, représente l’équivalent de 106 Martinique.

Si chaque groupe humain de 350 000 personnes dans le monde décidait de créer sa Nation et son Peuple, la planète ne compterait pas 195 pays comme aujourd’hui, mais plus de 23 000 nations.

Quel serait le PIB, le revenu disponible par habitant ? L’île la plus riche des Antilles lorgnerait vers sa voisine la plus proche… Sainte-Lucie, à 40 km des côtes martiniquaises, dont le revenu par habitant est 4 fois plus faible qu’en Martinique française.

Le retrait forcé de la France priverait évidemment l’île de contributions financières considérables et de moyens policiers et militaires de lutter contre le narcotrafic et la criminalité organisée qui gangrène les Caraïbes.

L’introduction de visas limiterait la liberté de circulation vers l’Europe.

La République de Martinique serait immédiatement reconnue par l’Azerbaïdjan et quelques Etats non-alignés… Une sinécure !

Voilà ce que représenterait une Martinique indépendante : l’un des plus petits États de la planète, tant par sa population que par sa superficie, un Etat sans ressources suffisantes.

Ils promettent la fierté et la liberté. Ils ne vont obtenir que l’isolement puis le déclin.

 

Un enfant de Césaire

 

In memoriam Georges Dorion, par Michel Ponnamah

In memoriam Georges Dorion, par Michel Ponnamah
Parfois, la mort vous tire, comme un tapis sous les pieds, d’une discrétion existentielle que vous cultiviez quotidiennement comme un jardin fleuri, tout en vous concédant néanmoins le temps de vous résigner…