Edito
07H45 - lundi 26 janvier 2026

Petitot : de l’insurrection à la politique martiniquaise ?

 

Un an sous bracelet pour Rodrigue Petitot le leader du Rpprac

Après avoir semé le désordre et la haine en 2024, après avoir imposé un débat erroné sur la vie chère à tous les politiques, Rodrigue Petitot se lance en politique et crée le parti PLP – Pour le peuple. Il soutient des candidats aux municipales. Bientôt candidat à la députation et à la présidence de la CTM ?

Il s’appelle R. Petitot. Il habitait à Colmar.
Un repris de justice.
Comme tout chef de gang il impose son surnom : Le R.
Ancien trafiquant de drogue, délinquant récidiviste, son métier est le vol et la vente de poison à nos jeunes.

Pendant des années, il a été arrêté, condamné, incarcéré… puis libéré.
Jusqu’à sa dernière peine : dix ans de prison réduite de moitié.
La République lui a offert une chance. Une de plus.

Pension d’invalidité.
Chômage.
Aides sociales.
Remises de peine.
La France et sa générosité l’aide à vivre.

Conscient de son incompétence dans le grand banditisme — incapable de s’imposer dans l’économie criminelle — il comprend qu’il doit changer de méthode.
La drogue ne lui a pas donné le pouvoir.
Alors il choisira la politique.

Son projet est clair : la revanche contre l’état français qui l’a stoppé dans son entreprise criminelle.

Il débarque en Martinique.
Une île déjà sous pression.
Fragile.
Gangrenée par le narcotrafic.
Une classe politique qui se dispute plutôt que de gérer.
Une île minée par la violence, le chômage de masse, l’exode de sa jeunesse.
Une population vieillissante, fatiguée, à bout.

Un territoire à bout de souffle, sans projet.

Petitot n’arrive pas avec des solutions.
Il arrive avec sa stratégie de vengeance.

Partout dans le monde, la même crise frappe : inflation, pouvoir d’achat en chute libre, après-Covid brutal.
De l’Afrique à l’Europe, des États-Unis à l’Inde, les prix explosent.
En Martinique, la vie chère est aussi instable.

Il tient enfin son levier. Il peut commencer à manipuler.

@ratio.lemedia

Le projet politique de Rodrigue Petitot : la haine

♬ son original – ratio média

Il a crée un mouvement au nom choisi :
Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéennes.
Un programme fondé sur le communautarisme et la division.

Il transforme une réalité mondiale en accusation locale.
Si la vie est chère, c’est la faute de l’État français.
Puis de la grande distribution.
Puis des élus.
Puis, pour augmenter le choc émotionnel et médiatique, il désigne une communauté toute entière. Les martiniquais békés.
Il veut diviser pour conquérir son territoire
Comme dans son ancien métier il va diviser accuser

Son discours n’est pas économique.
Il est émotionnel.
Il ne cherche pas à convaincre.
Il cherche à désigner des ennemis et s’offrir la lumière.

Mais le peuple ne suit pas.
Ils sont 100 ou 300.
Parfois un peu plus.

Alors Petitot fait ce qu’il a toujours su faire : le vandalisme.
Blocages des routes.
Incendies.
Pillages.

Le chaos est son outil de communication.

Les conséquences sont lourdes :
Des millions d’euros de pertes.
Des entreprises à genoux.
Des emplois détruits.
Une explosion des coûts de sécurité.
Des assurances qui renoncent.
Une île encore plus affaiblie qu’avant son arrivée.

Pour lui, tout se déroule comme prévu.
Il sait que la violence attire la lumière.

Les médias locaux l’invitent.
Les médias nationaux relaient.
La radio commente.
La télévision diffuse.
Le buzz et l’audimat sont plus important que l’analyse et les solutions.
Les réseaux sociaux, qu’il maîtrise parfaitement, font le reste.
Pour lui, le chaos est une réussite

Puis il va vers son objectif.
Il politise.
Il fonde un parti : “Pour le Peuple”.

Toujours sans projet économique.

Protégé par un garde du corps, il parcourt l’île.
Puis repart en France. En première classe.
Puis part en Afrique.
Grâce, encore une fois, à ce système français généreux.

Il sillonne les villes françaises.
Rencontre la diaspora.
Organise des tournées en bus.
Cherche en France les soutiens qu’il n’a pas sur l’île.

Ce chômeur sans ressources visibles ne semble jamais manquer d’argent.

Il explique enfin son projet :
La rupture.
L’indépendance.
La sortie de la République.
Une indépendance sans État solide.
Sans économie stable.
Sans institutions fortes.

Une île livrée aux réseaux.
Une île où le narcotrafic pourrait devenir l’autorité.
Une île affaiblie, dépendante, contrôlable.

Il a malmené une île toute entière pour son projet.
Il a manipulé toute une population pour sa vengeance.

Reste des questions inquiétantes :
Son projet est-il un masque politique d’un nouvel empire criminel ?
Qui finance son projet ?
Que va t’il rester de la Martinique pour les prochaines générations si il prend le pouvoir ?

 

Michel Taube

Directeur de la publication

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