Edito
14H48 - samedi 24 janvier 2026

Radouan Kourak décrypte « Le Juif », le roman le plus personnel de Marek Halter

 

Ce vendredi soir, dans « 100% politique week-end » sur CNews, Olivier de Keranflec’h recevait Marek Halter venu présenter son nouveau roman « Le Juif » paru chez Fayard. À ses côtés sur le plateau, Radouan Kourak, chroniqueur de l’émission, avait pris le temps de lire l’ouvrage et a offert un échange particulièrement dense avec l’écrivain, donnant à l’entretien une profondeur rare où l’analyse littéraire rejoignait la réflexion identitaire.

Dès sa première prise de parole, le chroniqueur et journaliste a tenu à souligner combien la lecture l’avait marqué, parlant d’un livre « passionnant », rythmé par un véritable suspense, mais surtout porté par une question limpide et puissante : peut-on devenir juif simplement par le regard que les autres portent sur vous, sans l’avoir jamais revendiqué ? Une manière d’entrer dans le roman par sa problématique centrale plutôt que par son intrigue, révélant d’emblée la grille de lecture qu’il proposait aux téléspectateurs.

Il a ensuite insisté sur la double dimension du récit, à la fois quête intime et roman d’espionnage, montrant que Marek Halter ne se contente pas d’une réflexion philosophique, mais construit une véritable histoire, avec une intrigue, des rebondissements, une tension narrative. Cette lecture attentive a permis d’éclairer le livre sous un angle très concret, presque cinématographique, tout en restant fidèle à sa portée symbolique.

L’un des moments forts de l’échange intervient lorsque Radouan Kourak interroge Marek Halter sur le personnage de Jean-David, se demandant s’il ne s’agit pas, en partie, d’un reflet de l’auteur lui-même. « On retrouve tous les combats de votre vie », souligne-t-il, évoquant l’identité façonnée par le regard des autres, le dialogue, la quête de sens. Cette question, loin d’être anodine, pousse Marek Halter à reconnaître la dimension très personnelle du livre.

Le chroniqueur va plus loin en suggérant que « Le Juif » pourrait être le livre le plus intimiste de toute l’œuvre de l’écrivain, presque une synthèse de ses combats, de ses engagements et de ses interrogations. En posant cette hypothèse, il oriente la discussion vers une lecture biographique du roman, que Marek Halter accueille avec sincérité.

La réponse de l’auteur, évoquant la scène du soir de Pessah et la phrase « Nous étions des esclaves en Égypte », donne alors tout son sens à l’analyse de  Kourak. Être juif, explique Marek Halter, c’est avant tout porter l’amour de la liberté. Une définition simple, universelle, qui dépasse les appartenances ethniques ou culturelles et rejoint précisément la lecture proposée par le chroniqueur.

Tout au long de l’échange, Radouan Kourak apparaît ainsi non seulement comme lecteur attentif, mais comme véritable passeur du livre auprès du public, mettant en lumière ses enjeux, ses symboles et sa portée intime. Face à Marek Halter, l’entretien prend la forme d’un dialogue entre un écrivain qui livre une part de lui-même et un journaliste qui en révèle les clés de lecture, permettant aux téléspectateurs de saisir toute la richesse de « Le Juif ».

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