Monde
10H01 - vendredi 24 juillet 2020

Apocalypse Now : 1. Effondrement de la Bourse, la France au bord du gouffre.

 

Apocalypse now. La série estivale chaude chaude chaude de Marginal Ray

 

La fin du monde ? Certains y croient. Et ils sont de plus en plus nombreux. Mais pas la rédaction d’Opinion Internationale. En revanche, que cela aille de mal en pire sur certains fronts, comme le réchauffement climatique, la montée des communautarismes ou le transhumanisme, c’est une certitude.

Alors, lâchons nous. Notre auteur – compositeur vedette est aussi conteur à ses heures, et nous propose un mois de montagnes russes avec, chaque lundi et jeudi, des scénarios fous mais qui, à l’américaine cette fois-ci, se finissent en Happy End (enfin… peut-être pas pour tout le monde !).

 

17 août 2020 : une centaine de traders parmi les mieux informés dans le monde sont rentrés précipitamment de leur week-end du 15 août.

La deuxième vague de la pandémie de la Covid-19, plus brutale que la première, serait hors de contrôle, obligeant à un reconfinement, certes partiel, mais massif, dans tous les pays européens et sur les côtes Est et Ouest des États-Unis (l’Asie du Sud-Est est toujours épargnée). L’annonce du désastre fait chuter la Bourse de New York de près de 30 % et provoque un effondrement des places financières européennes. L’une des plus touchées est celle de Paris, avec près de 42 % de dégringolade en 48 heures, obligeant les autorités à suspendre les cotations. Dans les secteurs les plus impactés, comme le tourisme, les transports, ou l’aéronautique, l’arrêt total et sans doute durable de toute activité provoque la panique des actionnaires. TUI, le leader mondial du tourisme, Boeing, Airbus et quasiment toutes les compagnies aériennes, se sont mises sous leur loi nationale de protection des entreprises en péril, mais rares sont les experts à leur envisager d’autre avenir que la disparition pure et simple.

Mais le pire est peut-être ailleurs, avec la flambée subite des taux d’intérêt dans toute l’Europe, taux qui en moyenne s’approchent en quelques jours du seuil aussi symbolique que cauchemardesque des 10 %, faisant planer sur de nombreux pays l’ombre d’une incapacité à rembourser les intérêts de leur dette. Certains grands pays européens seraient sur le point de faire défaut, comme il se dit de plus en plus dans la sphère financière.

Cette fois, il ne s’agit pas seulement de « pauvres » d’Europe ou d’Amérique, de la Grèce ou de l’Argentine, mais de plusieurs piliers de la zone euro, comme l’Italie, l’Espagne et… La France. Comme toujours, l’Allemagne et les vertueux et “frugaux” pays du nord de l’Europe sont moins touchés, en particulier notre voisin d’outre-Rhin, qui peut encore emprunter sur les marchés financiers au taux de 4 %, même si la tendance est à la hausse. Hors de l’Union européenne, le Royaume-Uni semble encore inspirer une relative confiance aux investisseurs, avec un taux oscillant entre 6 et 7 %. Mais pour la France et les pays du sud (l’Italie emprunte à 13 %, la France à 11%), ce décrochage avec l’Allemagne est un désastre.

À Paris, la canicule estivale se double d’une canicule sociale.

Jeudi 20 août 2020 : dans une allocution solennelle, le Président Emmanuel Macron annonce que sans une hausse massive des impôts, la France ne pourra faire face à ses dépenses publiques si les taux d’intérêt ne baissent pas drastiquement dans les prochains jours. Il annonce que pour limiter cette hausse, il sera procédé sur-le-champ à une forte baisse de la quasi-totalité des prestations sociales. Le lendemain, un préavis de grève générale est déposé par plusieurs syndicats, avec le soutien de tous les partis d’opposition, y compris Les Républicains, dont sont pourtant issus les ministres les plus importants du gouvernement, à commencer par le premier d’entre eux, Jean Castex.

Les vacanciers franciliens ayant migré en Bretagne et sur la Côte d’Azur se ruent dans les gares dont les conducteurs de trains commencent à bloquer le pays en déclenchant une grève sauvage.

La France est au bord du gouffre. Le pays devenant incontrôlable dans un climat insurrectionnel de plus en plus inquiétant, Emmanuel Macron hésite entre la démission et l’application de l’article 16 de la Constitution, qui lui conférerait les pleins pouvoirs.

30 août 2020 : Emmanuel Macron est attelé à la rédaction d’une seconde allocution solennelle, avec deux versions sous les yeux, l’une avec la démission, l’autre avec les pleins pouvoirs. Tout à coup surgissent les deux Alsaciens de son entourage, Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée, et Patrick Strzoda, son directeur de cabinet, dans un état d’excitation à peine imaginable. Ils tiennent dans leurs mains tremblantes un communiqué du laboratoire Pasteur :  le vaccin contre le Covid-19 est prêt à être expérimenté sur l’homme, et surtout, un nouveau traitement de la maladie déclarée, efficace pour stopper les symptômes aggravants dans 96 % des cas hors réanimation, n’attend que l’homologation par les autorités sanitaires pour être mis sur le marché.

Emmanuel Macron déchire sa lettre de démission et celle par laquelle il s’arroge les pleins pouvoirs (non sans les photographier sur son smartphone hautement sécurisé), prend une nouvelle feuille de papier pour rédiger l’allocution qu’il prononcera ce soir, à son retour de l’Institut Pasteur. Il arbore un énorme sourire mêlé d’une intense émotion. « Nous sommes sauvés  », dit-il les larmes aux yeux à ses deux collaborateurs.

48 heures plus tard, les taux d’intérêt baissent fortement, et la France emprunte sur les marchés financiers au taux le plus bas de la planète. Ils deviennent même négatifs lorsque les annonces de l’Institut Pasteur sont confirmées par l’OMS.

Le 10 octobre, l’Académie Nobel annonce que l’Institut Pasteur recevra le Prix Nobel de Médecine 2020.

Quelques mois plus tard, la France deviendra le principal bénéficiaire de la reprise mondiale.

 

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Comme Isabelle Leroux,

parrainez Opinion Internationale

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