Edito
10H43 - jeudi 12 mars 2026

Valentin Rambault, candidat à la mairie d’Angers : « je veux réconcilier les Angevins avec la politique locale »

 

Valentin Rambault, candidat à la mairie d’Angers : « je veux réconcilier les Angevins avec la politique locale »

Bonjour Valentin Rambault, vous êtes candidat à la mairie d’Angers. Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

Valentin Rambault : Je suis un Angevin de cœur et de quotidien. J’ai 39 ans, je suis père de famille, entrepreneur dans le secteur de la Tech et juriste de formation. J’ai eu la chance d’étudier le droit des affaires à l’Université Panthéon-Sorbonne et la gouvernance européenne à Sciences Po. Mais au-delà des diplômes, ce qui m’a façonné, ce sont les rencontres, les responsabilités associatives et mes engagements pour l’inclusion numérique au sein de l’Association pour la Diversité Numérique (ADN), dont je préside le Conseil scientifique.

Je vis au centre-ville d’Angers avec ma famille. Je fais mes courses dans les commerces de quartier, j’accompagne mon enfant à l’école, je discute avec les riverains, les commerçants et entrepreneurs, les soignants, les retraités… Cette immersion quotidienne nourrit ma vision : une ville n’est pas une abstraction administrative, c’est un lieu de vie, d’échange, de dignité et de fraternité.

Je suis candidat parce que je crois profondément qu’on peut réconcilier la compétence, la proximité et l’humanité.

 

Pourquoi êtes-vous candidat ?

Parce que je ne peux plus me contenter d’être un spectateur. Quand je croise une mère de famille à Monplaisir qui s’inquiète pour l’avenir de son fils, ou un commerçant de la rue d’Alsace qui peine à joindre les deux bouts, je ressens une forme d’urgence. Je suis candidat pour offrir à Angers un contrat de vérité. Je veux être le maire qui protège, qui rassemble et qui prépare l’avenir. Je ne viens pas pour « faire de la politique » au sens ancien du terme, mais pour mettre mon énergie et mes compétences au service d’un projet humaniste et citoyen. Il faut renouer ce fil distendu entre le politique et le citoyen. Notre liste citoyenne et  humaniste a pour ambition de redonner de l’espoir et l’envie aux électeurs de voter.

 

Votre campagne est marquée par l’agression de votre colistier M. Berthereau. En sait-on plus sur l’enquête ? Accusez-vous vos concurrents de créer un climat de violence ?

Cette agression a été un choc pour nous tous. L’enquête suit son cours et je fais confiance aux institutions. J’ai une pensée pour notre colistier ainsi que son fils de 14 ans qui a assisté impuissant à cette scène de violence devenue malheureusement trop ordinaire dans le centre-ville d’Angers où l’insécurité et le désordre règnent trop souvent aujourd’hui.

Je ne suis pas là pour lancer des accusations gratuites contre mes adversaires, car la démocratie mérite mieux que des procès d’intention. Cependant, je déplore la brutalisation du débat public. Quand le ton monte inutilement, quand on caricature l’autre au lieu de l’écouter, on crée un terreau fertile pour les passages à l’acte. Ma réponse, c’est l’apaisement. La sécurité est la première des libertés, et cet événement ne fait que renforcer ma détermination à garantir la tranquillité de chaque Angevin, sans exception.

 

Quels sont les principaux mots-clés de votre programme ?

Vérité, Proximité, Audace et Protection. La vérité, c’est l’audit financier que je lancerai dès le premier jour. La proximité, c’est d’être un maire à portée de main. L’audace, c’est de porter des projets d’envergure comme le Bouclier Thermique. Et la protection, c’est d’assurer la sécurité 24h/24 dans tous nos quartiers.

 

Si vous êtes élu maire, quel est l’engagement auquel vous tenez le plus ?

Sans hésiter : le « Bouclier Thermique Angevin ». C’est une mesure qui me tient aux tripes car elle touche à tout : au climat, bien sûr, mais surtout à la dignité humaine et au pouvoir d’achat. Accompagner les familles pour isoler leur logement, c’est leur rendre de l’argent chaque mois tout en préparant une ville durable. C’est l’écologie du bon sens, celle qui ne punit pas mais qui protège.

 

Quelle est l’expérience humaine qui vous a le plus marqué dans cette campagne ?

C’était il y a quelques semaines, lors d’une rencontre dans le quartier de la Roseraie. Un monsieur âgé m’a pris le bras, les larmes aux yeux, pour me dire qu’il se sentait « invisible ». Cette sensation d’être oublié par sa propre ville est insupportable. Ce regard m’accompagne chaque matin. Il me rappelle que derrière les dossiers techniques, il y a des solitudes à briser et des espoirs à reconstruire. C’est pour lui, et pour tous ceux qui se sentent « invisibles », que je me bats.

 

Les médias sont focalisés sur le Moyen-Orient. Qu’en pensez-vous ?

C’est le reflet d’un monde tourmenté, et on ne peut ignorer ces drames. Mais le risque est d’oublier que c’est à l’échelle locale que se construit la première maille de la paix sociale. Le maire est l’élu du quotidien, celui qui répare les trottoirs mais aussi les liens entre les gens. Si on délaisse le débat municipal, on affaiblit la démocratie de proximité, qui est pourtant notre dernier rempart contre le chaos.

 

Sur le terrain, les citoyens vous parlent-ils de cette crise internationale ?

Oui, car Angers est une ville de brassage et d’ouverture. Les gens s’inquiètent, ils ont soif de fraternité. Ils me demandent souvent comment nous allons faire, ici, pour que ces tensions mondiales ne viennent pas fracturer nos quartiers. Mon rôle, c’est d’être le garant de la concorde. À Angers, on doit pouvoir vivre ensemble, se respecter et s’entraider, quelles que soient nos origines ou nos croyances.

 

Que diriez-vous à un électeur qui hésiterait à aller voter ?

Je lui dirais : « Ne laissez pas les autres écrire votre histoire ». Le 15 mars, ce n’est pas un bulletin de vote que vous glissez dans l’urne, c’est votre avis sur la sécurité de votre rue, le prix de la cantine de vos enfants et l’avenir de votre quartier. Voter Angers 2026, c’est choisir une équipe qui vous rendra des comptes chaque année. C’est un acte de résistance contre la résignation.

 

Ces élections sont-elles un tour de chauffe avant 2027 ou juste un combat local ?

C’est un combat pour Angers, mais un combat qui nécessite de l’envergure. Je ne crois pas à un maire qui resterait enfermé dans ses frontières communales. Pour faire gagner Angers, il faut du talent, du réseau et la capacité d’aller chercher des solutions et des financements au plus haut niveau de l’État. Mon ambition est totale pour ma ville : je veux qu’Angers pèse nationalement, qu’elle soit un modèle d’innovation et de solidarité. Si nous réussissons ici, nous enverrons un signal fort à tout le pays, mais mon énergie, mon cœur et mon mandat appartiennent d’abord et avant tout aux Angevins.

 

Propos recueillis par Michel Taube

Directeur de la publication