
Depuis quelques jours, un récit bien huilé tourne en boucle sur les réseaux et certains médias de gauche : l’interview de Sarah Knafo, diffusée mercredi 7 janvier dans le 20H de TF1, aurait provoqué une chute massive d’audience. Julien Bellver, dans « Quotidien », s’est même appuyé sur un billet publié par Jean-Marc Morandini pour ironiser sur le sujet. Sauf que la réalité mesurée par Médiamétrie contredit totalement cette version. Les données officielles, reprises par TF1, montrent que 5,4 millions de téléspectateurs étaient devant leur écran au moment même où l’eurodéputée de Reconquête apparaissait à l’antenne. Une performance notable dans un créneau où l’audience décroît habituellement dès la fin du JT.
Car il faut le rappeler : TF1 n’est pas une chaîne spécialisée dans le débat politique. Dès que la partie information se termine et qu’un invité s’installe en plateau, une partie du public change mécaniquement de chaîne. Cela vaut pour tout le monde, qu’il s’agisse de Marine Le Pen, Gabriel Attal, Jean-Luc Mélenchon ou Jordan Bardella. Or, sur les cinq dernières années, c’est bien Sarah Knafo qui a conservé le plus grand nombre de téléspectateurs dans ce segment, surpassant Marine Le Pen (5,3 millions en 2024) ou encore Gabriel Attal (5,1 millions). Les chiffres sont clairs : dans une comparaison équivalente, elle signe la meilleure tenue d’audience.
Si cette séquence déclenche autant de commentaires, c’est aussi parce que Sarah Knafo bouscule les équilibres politiques. En quelques mois seulement, sa notoriété grimpe en flèche : elle réalise la plus forte progression du baromètre Verian pour Le Figaro Magazine et atteint désormais 18 % de cote d’avenir, devant plusieurs figures installées de la vie politique. Dans le même temps, elle enchaîne les records médiatiques, que ce soit chez Pascal Praud, où elle a dépassé les 1,24 million de téléspectateurs, ou dans l’émission de Sonia Mabrouk, dont elle a signé la meilleure audience historique.
Autrement dit, sa présence à l’antenne n’est pas un phénomène isolé. Elle correspond à une dynamique mesurable : celle d’une personnalité politique qui attire, intrigue et retient l’attention. Qu’on l’apprécie ou non, son passage sur TF1 démontre qu’elle rassemble davantage qu’elle ne fait fuir.
Au 20H, elle en a profité pour annoncer officiellement sa candidature à la mairie de Paris. Elle a dressé un constat sévère de l’état de la capitale, qu’elle juge « sale » et « insalubre », dénonçant une dette en explosion et une fiscalité étouffante. Elle a présenté un plan d’économies de près de 10 milliards d’euros avec l’objectif de réduire de moitié la taxe foncière et de lancer au moins deux référendums par an. Sarah Knafo affirme vouloir se donner six ans pour redresser la situation, excluant au passage toute candidature à la présidentielle de 2027.

















