Edito
14H10 - mercredi 16 septembre 2026

Annie-Paule Derczansky retrace « Le Projet d’un État juif et les Grandes Puissances, 1848-1948 »

 

Annie-Paule Derczansky retrace « Le Projet d’un État juif et les Grandes Puissances, 1848-1948 »

 

Annie-Paule Derczansky publie le 11 juin 2026 « Le Projet d’un État juif et les Grandes Puissances, 1848-1948 », chez Ressouvenances. Trois cent trente-huit pages, 25 euros, format 14 x 21 cm. L’ancienne journaliste en Israël et au Parlement européen, présidente fondatrice des Bâtisseuses de paix et chroniqueuse de la presse arabe sur Radio Shalom, livre une enquête qu’elle dit fondée sur des archives méconnues et des témoignages inédits. Le cadre va du Printemps des peuples à la proclamation de l’État. Le propos tient en une phrase de l’autrice : l’État juif est né « au-delà de la volonté européenne ou mondiale, et souvent contre elle ».

Le livre suit le projet sioniste d’une société juive autonome dans le jeu des empires, coloniaux, germaniques, russes, ottomans. France, Grande-Bretagne, Allemagne, Empire ottoman : Derczansky reconstitue les définitions successives d’un espace territorial, les allers-retours diplomatiques, les promesses non tenues. Elle décrit des élites dont l’antisémitisme, avoué ou non, oriente des calculs. Elle affirme aussi que ces manœuvres ont souvent recouvert des tendances à une coexistence constructrice entre juifs et musulmans au Proche-Orient.

Rothschild, Arlozorov, et le récit des chancelleries

Deux destins singuliers portent une partie de la démonstration. Le baron Edmond de Rothschild y apparaît comme « la plume ignorée » de la déclaration Balfour. Haïm Arlozorov y est présenté comme assassiné pour empêcher le départ des juifs d’Allemagne nazie. L’ouvrage veut réhabiliter la nuance : loin d’être le simple bras d’une expansion occidentale, Israël serait le fruit d’une trajectoire souvent contrariée par les puissances qui prétendaient le soutenir. Derczansky insiste aussi sur une volonté réelle de coopération entre leaders sionistes, population arabe et certains responsables politiques.

Le livre se présente comme un regard de longue durée sur l’une des questions les plus disputées de la politique internationale. Il ne tranche pas 2026. Il rouvre 1848-1948. Pour les lecteurs qui veulent sortir des récits convenus, l’enquête d’Annie-Paule Derczansky offre une chronologie diplomatique serrée, un argument clair et un appareil d’archives. Parution le 11 juin. Contact presse : Anna Berreby, Mabe Agency.