
Le Financial Times donne la parole à Yulia Harfouch dans son « Special Report Watches and Jewellery » le Vendredi 4 septembre dernier. L’article « Jewelled handbags move beyond the red carpet » examine la montée des sacs-bijoux chez Cartier, Bvlgari, Buccellati et Van Cleef & Arpels. La mannequin et entrepreneuse, présidente de HD Fashion & Lifestyle TV, y est interrogée sur le passage de ces pièces du tapis rouge vers une logique de collection et de transmission.
Ancienne top model pendant plus de dix ans, passée notamment par Chanel auprès de Karl Lagerfeld et par Louis Vuitton comme fitting model de Nicolas Ghesquière pendant trois ans, Yulia Harfouch s’appuie sur l’acquisition d’un sac-bijou Hermès. « J’ai acheté un sac-bijou Hermès parce que je le voyais comme un véritable héritage », déclare-t-elle au quotidien britannique. Selon elle, la rareté, les métaux précieux, les pierres et la production limitée rapprochent l’objet de l’œuvre d’art davantage que de l’accessoire de saison.
Formée à ESMOD Paris après avoir remporté le concours Ford Supermodel en Russie, elle a ensuite prolongé son parcours dans les médias. HD Fashion TV, fondée en Ukraine en 2010, a transféré ses activités à Dubaï après le début de la guerre et couvre aujourd’hui la mode, l’art, le design, la beauté et les Fashion Weeks. En juillet 2025, Technikart lui consacrait sa couverture sous le titre « Yulia’s World ». Madame Figaro retenait de son approche une formule désormais cohérente avec le propos du Financial Times : décrypter la mode et l’inscrire dans l’histoire plutôt que la suivre.
Le marché décrit par le journal britannique confirme ce basculement. Cartier a présenté à la Haute Couture parisienne une série de sacs précieux dans l’univers Cartier Soir. Bvlgari a confié la direction artistique de la maroquinerie à Mary Katrantzou, dans le prolongement de Serpenti. Buccellati a remis en production des modèles inspirés de créations des années 1920, après l’intérêt suscité par une présentation à Venise en 2024. Visible notamment au gala de l’amfAR à Cannes en Saint Laurent, Yulia Harfouch résume une évolution désormais documentée par la presse économique : certaines pièces du très grand luxe ne sont plus seulement conçues pour être portées, mais aussi pour être conservées et transmises.















