Nos coups de cœur parisiens
06H48 - samedi 16 octobre 2021

Mélanie Serre fait danser le vin

 

Venir au Louis Vins, c’est faire le grand écart entre tradition et modernité. La tradition, elle est dans les lambrissures et le vieux parquet bancal, les banquettes et la déco « dans son jus ». Dans cette ambiance qui n’a pas été lissée par Costes ou un quelconque pseudo-designer et qui fait qu’on se sent « comme à la maison. En mieux. La modernité, elle, est partout ailleurs. Dans le service, dynamique et jeune, dans l’atmosphère joyeuse, et surtout dans les assiettes signées Mélanie Serre. Celle qui fut auréolée d’une étoile Michelin à l’Atelier de Joël Robuchon, s’est associée récemment à Bertrand Guillou Valentin afin de rejoindre la belle aventure du Louis Vins. Ils ont gardé le nom, qui remonte au précédent propriétaire, à moins que ce ne fut celui encore avant. Qu’importe. Au cœur du Quartier Latin, au pied de la montagne Sainte-Geneviève, les deux amis ont réuni tous les atouts pour faire de ce restaurant, un endroit où l’on mange particulièrement bien dans un écrin où l’on se sent parfaitement à son aise.

Le pâté en croûte au foie gras, pistaches et champignons y est impeccable, l’œuf de poule croustillant au parmesan est un régal pour les yeux et les papilles, on partagera un pigeon laqué au soja et pollen des montagnes ou bien un gigot d’agneau confit lentement au four, car même si ce n’est pas obligatoire, la carte incite fortement à échanger les assiettes. Sinon, comment choisir ? Entre les gyozas de joue de bœuf et foie gras, onctuosité de maïs et coriandre et la sole petit bateau, cromesquis d’escargots, girolles et coulis de persil, notre cœur balance. Alors, on plonge allégrement les cuillères chez les uns et les autres, on découpe, on divise pour mieux rassembler toutes les saveurs. Les desserts sont loin d’être à la traîne comme en témoigne cette régressive tartelette chocolat et cacahuète, glace à la confiture de lait ou les magnifiques figues rôties, frangipane à la noisette et ganache au chocolat blanc. Côté vins, c’est Bertrand qui s’y colle. Ex-sommelier du groupe Georges V Eateretainment, ex-chef du Buddha Bar et pourtant originaire de l’Ile d’Oléron pas franchement connue pour son vignoble. Sous ses mains expertes, les bouteilles des quatre coins de la France prennent vie avec en sus des digestifs à faire pâlir d’envie les meilleurs restaurants de la capitale. Cognacs, calvados, chartreuse et autres portos vous régaleront, cette fois-ci ou la prochaine.

Car lorsqu’on a mis les pieds au Louis Vins, c’est sûr, on y retourne.

Infos pratiques

Louis Vins
9 rue de la Montagne Sainte-Geneviève, 75005 Paris
www.lelouisvins.com
Tél. : 01 43 29 12 12

 

Deborah Rudetzki

Directrice de la Rédaction

Nathan Helo, le chef dont on reparlera

Le chef ne fait pas souvent la Une des magazines et n'est pas de tous les événements culinaires. Pourtant, sa cuisine gagne à être connue. Et même reconnue.
Deborah Rudetzki

Korus un refrain où l’on revient

Située entre Bastille et République, la petite rue Amelot n’est pas en manque de bonnes tables, mais Korus offre un rapport qualité/prix/accueil tout à fait remarquable.
Deborah Rudetzki

Baroche aux Champs : 10 ans de plats canaille

La brasserie Baroche a fêté ses 10 ans. Tout juste. 10 ans de bons produits du terroir, d’accueil en sourires et de recettes « grand-mère » qui marchent du feu de dieu.
Deborah Rudetzki

L’ascension d’Ascione

De son passage dans la saison 6 de Top Chef à son parcours aux côtés de chefs prestigieux, Jean-Baptiste Ascione, établi désormais dans le XVIIème à Paris, a mis en forme un restaurant qui lui ressemble.

Une virée Chez Denise

Chez Denise c’est toute l’histoire des Halles, concentrée dans l'assiette.
Deborah Rudetzki

Allons chez Marchon !

Ex-pubard, Alexandre Marchon a fait ses armes comme chef à domicile et lors de dîners pop-up, puis a décidé de poser ses valises et se faire un nom dans le  paysage gastronomique parisien que l’on pourrait croire saturé. Que nenni !
Deborah Rudetzki