Nos coups de cœur parisiens
06H16 - samedi 9 octobre 2021

L’ascension d’Ascione

 

Lauréat du prix Gault et Millau Jeune Talent après un passage dans la saison 6 de Top Chef et surtout beaucoup de travail, au Prince de Galles, chez Masa, à la Grande Cascade, La Machine à Coudes ou encore Le Kube Hôtel, Jean-Baptiste Ascione a mis en formes et en cuisine un lieu qui lui ressemble. Qui lui ressemble d’autant plus qu’il a participé activement aux travaux de transformation et nombreux sont les objets qu’il a fabriqués lui-même, avec ses petites mimines, notamment les objets en bois.

Construire un restaurant à son image

La vaisselle a été chinée dans des brocantes, des gamelles en céramique ornent les coins, de vieux sabots sont accrochés ça et là, des malles militaires ont été vernies et poncées par le chef. Tous ces détails très personnels font de ce restaurant un lieu particulièrement chaleureux.

Par ailleurs, le bois, les matériaux bruts, les belles pierres et le zinc ajoutent à ce côté éminemment convivial d’une salle qui s’ouvre sur la cuisine. À moins que vous ne choisissiez de descendre dans la magnifique cave voûtée, en attendant l’ouverture du bar à vins prochainement et une autre salle plus intimiste non loin (affaire à suivre…). 

Au fin fond du 17ème arrondissement J-B a su convaincre une clientèle de quartier, mais aussi de gourmets qui n’hésitent pas à traverser Paris pour se rendre chez Petit Gris. Comme les escargots. Ceux que le chef ramassait avec ses grands-parents sur l’ile de Ré quand il était minot. Côté cuisine, le sourcing est primordial. Les bons petits légumes de Bruno Cayron, les viandes de Terroirs d’Avenir, les poissons de la criée de Saint-Jean-de-Luz se retrouvent dans des assiettes lisibles et gourmandes, toujours intéressantes.

Partage à tous les étages

Avec des p’tits plats qu’on partage, comme on aime tellement le faire aujourd’hui, pour goûter à tout (ou presque) dans cette carte qui balaye la terre, la mer et le végétal avec la même harmonie.

On testera le délicat tartare de veau basque et anguille fumée, l’os à moelle aux girolles ou la bonite et ses délicats légumes, avant de plonger dans des carbonara de seiche de La Rochelle. Le bœuf est maturé et saisi dans le four Josper qui apporte une saveur de fumé et de grillé faisant saliver les convives. Le tout arrosé de vins nature ou à minima en biodynamie. Desserts tout aussi alléchants (testez celui, étonnant, à base de pomme de terre) et cocktails à base d’alcool français essentiellement pour des soirées encore plus fun, de partage, de joie et de régalade.

Un chef qui saura emmener vos papilles sur des sommets !

Infos pratiques

Petit Gris
67 de la rue Rennequin, 75017 Paris
Du mardi au vendredi midi et soir et le samedi soir
Réservations par mail contact@restaurantpetitgris.fr

Deborah Rudetzki

Baroche aux Champs : 10 ans de plats canaille

La brasserie Baroche a fêté ses 10 ans. Tout juste. 10 ans de bons produits du terroir, d’accueil en sourires et de recettes « grand-mère » qui marchent du feu de dieu.
Deborah Rudetzki

Mélanie Serre fait danser le vin

Venir au Louis Vins, c’est faire le grand écart entre tradition et modernité. La tradition, elle est dans les lambrissures, le vieux parquet bancal... Tandis que la modernité ? Elle est partout ailleurs.
Deborah Rudetzki

Une virée Chez Denise

Chez Denise c’est toute l’histoire des Halles, concentrée dans l'assiette.
Deborah Rudetzki

Allons chez Marchon !

Ex-pubard, Alexandre Marchon a fait ses armes comme chef à domicile et lors de dîners pop-up, puis a décidé de poser ses valises et se faire un nom dans le  paysage gastronomique parisien que l’on pourrait croire saturé. Que nenni !
Deborah Rudetzki

Manoj Sharma : un chef sous influence

Contemporain et raffiné, ce resto situé à l’ombre du Théâtre Comique dans le 2ème arrondissement de Paris a tout pour séduire.
Deborah Rudetzki

Guy Savoy : entretien avec un homme en colère

C’est un homme en colère qui a reçu hier Opinion Internationale. Guy Savoy, « Monsieur » Guy Savoy devrait-on dire, est un des plus grands ambassadeurs de la cuisine française, de cet art d’être…
Michel Taube