Monde
17H38 - jeudi 20 juin 2019

Maltraitance animale : y’en a marre !

 

Au lendemain des élections européennes, Opinion Internationale publiait mon article intitulé : « pourquoi j’ai voté pour la liste animaliste ». Aujourd’hui, c’est la nausée qui me vient en découvrant les images horribles publiées par l’association L214, images tournées en caméra cachée à Saint-Symphorien dans la Sarthe, au centre de recherche de la Sourches, où la marque d’alimentation animale Sanders, filiale du groupe Avril, teste ses nouveaux produits.

Sous prétexte de recherche, cet organisme implante des hublots dans le corps de vaches pour étudier leur digestion. Toute animalité est ainsi ôtée à ces êtres pourtant sensibles et peut-être plus intelligents que les individus qui se livrent à pareille torture. Certes, ils ne sont pas les seuls, loin s’en faut. Ils rétorqueront que c’est leur travail et qu’ils ne font qu’obéir à des ordres. Les bourreaux et les tortionnaires obéissent toujours à des ordres.

Mais après les abattoirs où l’on dépèce des animaux vivants, des élevages en batterie où les porcs deviennent fous de par la promiscuité, les expérimentations de toutes sortes où la souffrance animale atteint un degré que l’on ne parvient à imaginer, voici que l’association L214, dont les prétendus excès sont infiniment moins graves que cette maltraitance généralisée qu’elle a le mérite de dénoncer et de démontrer, ces nouvelles images donnent la nausée. Trop, c’est vraiment trop ! La vidéo, présentée par Nagui, porte-parole de l’association, dénonce également d’autres ignominies de ce laboratoire où la maltraitance animale est généralisée, pas seulement à l’égard des vaches. Nagui invite à y signer une pétition pour interdire la zootechnie, qui regroupe toutes les techniques visant à transformer physiquement les animaux au bénéficie de gains de productivité.

Il faut en effet que le Président Emmanuel Macron, qui ne supporterait certainement pas que son chien subisse le centième de ce que l’on inflige à ces animaux, prenne d’urgence les mesures pour interdire et réprimer sévèrement ces pratiques. En outre, des caméras doivent être installées dans les abattoirs et autres lieux où l’on utilise des animaux comme des objets, et elles doivent être surveillées par un organisme indépendant, lanceur d’alerte.

La France se grandirait en œuvrant pour que l’Union européenne interdise le plus rapidement possible la production et l’importation d’animaux élevés en batterie.

Il ne s’agit pas de devenir végétarien ou végane, mais de mettre fin, dans l’intérêt des animaux, de notre santé et de notre humanité, à ces usages barbares.

 

Catherine Ginzburg