Edito
19H14 - mardi 30 août 2022
France

Seule une révision de la Constitution, avec un nouveau titre « de la laïcité », permettra d’éviter de nouvelles affaires Iquioussen. L’édito de Michel Taube

 

Hassan Iquioussen sera donc expulsé mais l’affaire n’est pas finie sur le plan judiciaire ! Et encore moins politique !

Une victoire à la Pyrrhus car des dizaines d’Iquioussen continuent à endoctriner impunément nos enfants !

Malgré l’arsenal législatif sans cesse renforcé (notamment par la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République), les juges français ou européens rendent trop souvent des décisions qui, au nom de l’État de droit, des libertés d’expression et de conscience dévoyées, désarment la puissance publique dans son combat contre le terrorisme islamiste et surtout contre ses racines et ses signaux faibles. Malgré la décision du Conseil d’État du 30 août 2022, nous restons sur ce désagréable sentiment que « la démocratie aurait plus à craindre des mesures prises contre les fanatiques que du fanatisme lui-même », comme le regrettait récemment dans Le Figaro Jean-Eric Schoettl, l’ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel.

Au fond les juges sont comme les Français… Les tergiversations de la justice administrative française ne sont que le reflet, le symptôme d’une triste réalité : les Français perdent de plus en plus leurs repères pour défendre la laïcité pourtant attaquée de toutes parts. Que l’on ne vienne pas s’étonner que la jeunesse ne comprenne plus ce que signifie la laïcité lorsque les juges eux-mêmes ne s’entendent pas sur les digues de protection dont ce principe devrait être entouré. 

Pire, Hassan Iquioussen a désormais trouvé des alliés parmi des forces politiques comme La France Insoumise ou des complices étrangement silencieuses malgré la conception rétrograde de la femme que véhicule ce marchand de haine, comme Sandrine Rousseau et autres calomnieuses sélectives.

 

Il faut faire retirer les prêches haineux de l’imam Iquioussen de Youtube

Cette affaire met en lumière une double impasse :

– les prêches sexistes, antisémites, homophobes et séparatistes de cet imam (sans parler de ses discours qui n’ont pas été filmés ou le sont en arabe) ont donc pu prospérer librement pendant vingt ans sur Internet et les réseaux sociaux, être visionnés des millions de fois sans jamais être poursuivis pénalement ni empêchés de diffusion.

Nous proposons de renforcer la loi en permettant notamment à des citoyens de former des class actions, des actions collectives, à l’instar des possibilités offertes désormais par le droit de la consommation et le droit de la santé, pour contraindre plus rapidement possible les plateformes du web à retirer tout propos haineux, antisémite, raciste, sexiste, homophobe ou séparatiste. Même si on les découvre des années après leur mise en ligne.

Si le Conseil d’Etat expulse l’imam sur la base de ses prêches scandaleux (« le juge des référés du Conseil d’Etat estime que ses propos antisémites, tenus depuis plusieurs années lors de nombreuses conférences largement diffusées, ainsi que son discours sur l’infériorité de la femme et sa soumission à l’homme constituent des actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination ou à la haine justifiant la décision d’expulsion »), comment peut-on laisser en ligne ces propos haineux ? C’est absurde juridiquement et c’est dangereux pour l’ordre public et la protection des femmes, des homos, des juifs attaqués par l’imam.

Il faut donc faire retirer au plus vite les prêches haineux de l’imam Iquioussen de Youtube.

 

Combien d’imams Iquioussen en France ?

– l’imam Iquioussen a bénéficié du soutien de dizaines de mosquées et donc de centaines d’imams en France, de dizaines de milliers de citoyens qui ont protesté contre son expulsion par voie de pétition, ce qui constitue une preuve de plus de la propagation d’un islam rigoriste en France parmi les responsables du culte musulman. Et ces derniers osent se prétendre républicains !

La question doit être posée : les religieux fréristes ou salafistes sont-ils majoritaires parmi les responsables du culte musulman en France ?

Combien y a-t-il d’Hassan Iquioussen en France ? Nous n’avons pas oublié que l’imam de Brest, Rachid Houdeyfa, bourrait le crâne de nos enfants en 2015 en leur disant que la musique est l’incarnation du diable (entre autres horreurs) et qu’il sévit toujours librement. Inadmissible. Suicidaire.

Rappelons aux pouvoirs publics l’article 25, trop souvent négligé, de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat, qui stipule : « Les réunions pour la célébration d’un culte […] restent placées sous la surveillance des autorités dans l’intérêt de l’ordre public. »

Cette police des cultes surveille-t-elle suffisamment les prêches dans toutes les mosquées, les lieux de prières, mais aussi dans les écoles confessionnelles, les conférences publiques ou fermées et, surtout, sur Internet et les réseaux sociaux ? Déférer devant la justice et faire interdire de toute activité cultuelle les imams salafistes et fréristes est un impératif d’ordre public.

 

L’Imam Iquioussen est aujourd’hui un symbole. Celui d’une propagande islamiste qui conquiert les consciences de nos enfants.

Qu’on se le dise : bien qu’expulsable, Hassan Iquioussen est en train de gagner la partie puisqu’une majorité déjà des jeunes de confession musulmane, toutes les études qualitatives le montrent, considèrent la charia comme supérieure aux lois de la République.

Ce sont les Hassan Iquioussen qui, depuis vingt ans, par matraquage sur internet et dans des conférences, ont convaincu des centaines de milliers de femmes françaises de se soumettre au voile Islamique, de défier allègrement le mode de vie à la française ou à l’occidentale dans les rues, les piscines, les salles de sport, parfois dans les établissements scolaires, d’applaudir à l’assassinat de la rédaction de Charlie Hebdo, à l’engorgement de Samuel Paty ou à la tentative de meurtre sur Salman Rushdie.

Nous l’écrivions avec Fahimeh Robiolle, universitaire, dans une tribune au Figaro le 15 août : « talibans en Afghanistan, Iquioussen en France, même combat ! » La seule différence : la taqîya par laquelle ce dernier a pu passer entre les failles de notre droit.

Les Français, notamment ceux de confession musulmane qui sont attachés à la liberté de la femme, au respect des minorités et aux valeurs de la République, sont désarmés ! Au politique de nous réarmer moralement et de nous donner les moyens d’inverser la pente dangereuse qui fait chavirer nos principes séculaires.

 

La Constitution seule peut imposer la fermeté aux juges et aux laïco-sceptiques

Malgré les lois qui s’empilent, la réponse de la société et de l’Etat ne suffit plus à freiner cet islam rigoriste anti-républicain, anti-occidental, sexiste, antisémite, homophobe et séparatiste.

Bien que nous soyons convaincus que le combat pour la laïcité se gagnera dans la durée par l’éducation, la pédagogie, la sensibilisation, parce qu’il faut aider un Islam respectueux de la République et de la laïcité à reprendre le dessus sur cet islam qu’incarne l’imam Iquioussen, il est urgent qu’un signal fort soit adressé à la jeunesse en France et aux islamistes qui veulent la corrompre !

Mais il faut frapper fort !

Le droit politique doit reprendre le dessus. Pour en finir enfin avec les tergiversations de la jurisprudence, une révision de la Constitution s’impose.

 

Nous proposons un nouveau titre de la Constitution : « de la laïcité ». Il stipulera que « toute remise en question de la laïcité est interdite. ». Il précisera que « la liberté de conscience, le libre exercice des cultes et la diffusion de tout discours religieux sont garantis par la loi pour autant qu’ils ne contreviennent pas à l’égalité entre les femmes et les hommes, au respect des minorités, à la laïcité, au respect de la France et aux principes constitutionnels de la République française ». Il renverra enfin à une Charte constitutionnelle de la laïcité.

 Ce titre de la Constitution renforcera les assises du droit de la laïcité dont les Français ont besoin et aidera les directeurs d’écoles, de clubs, de piscines, les juges aussi, à être fermes quant au respect de ce principe.

La conscience de nos enfants, dont des millions – car telle est la réalité numérique, sont aujourd’hui islamisés par ces salauds d’Iquioussen, vaut bien une révision de la Constitution !

Nous sommes convaincus qu’une majorité des trois cinquièmes du Congrès voterait une telle révision de la Constitution pour mieux protéger la laïcité – et notre jeunesse – contre les avancées de l’islam radical.

Monsieur le Président de la République, Mesdames, Messieurs les parlementaires, puisque, au titre de l’article 89 de la Constitution de la Vème République, « l’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République sur proposition du Premier ministre et aux membres du Parlement. », à vous de jouer !

 

Michel Taube

Dans le cadre de la rubrique « Laïcité, on ne lâche plus rien ! », Opinion Internationale prépare une campagne pour obtenir la révision de la Constitution et l’adoption d’un titre « de la laïcité ». Pour tout renseignement : direction@opinion-internationale.com.

Directeur de la publication

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