Monde
18H00 - lundi 2 décembre 2019

SOS Liban, un refuge pour chiens a besoin de notre aide

 

Derrière la crinière de lionne se cachent la force et la détermination, la douceur et la compassion. Ce lien particulier aux animaux a mené Helena Hesayne de la France aux États-Unis et dans un Liban en conflit, en tant que bénévole secouriste de La Croix rouge.

Dans un monde secoué par la guerre et peu enclin à se sensibiliser à la cause animale. Helena Hesayne s’engage dans une action de bénévolat au service des animaux avant de décider, en 2016, d’intégrer une association libanaise de protection des animaux, BETA, reconnue par les instances internationales, et de mobiliser autour d’elle. Polyvalence oblige, elle passe quotidiennement du terrain (où elle récupère les chiens dans des conditions souvent complexes, voire dangereuses), aux soins à apporter et à la gestion du suivi administratif.

Malheureusement, le refuge de plusieurs hectares monté par Helena Hesayne avec toute l’équipe de BETA est actuellement en voie d’expulsion, alors que la construction d’un nouveau refuge est interrompue, faute de moyens. D’où l’importance d’un mécénat français pour permettre l’achèvement des travaux afin d’y accueillir au plus vite chiens ou chats maltraités, malades et faméliques, chevaux, ânes et même singes.

Le Liban compte plus de 40 000 chiens errants, mais les capacités d’accueil des 850 chiens de leur refuge (pour la filière canine) se limitent, pour des raisons budgétaires, à des sauvetages d’animaux blessés et en état réel d’urgence.

De nombreux reportages tels ceux de ABC news en 2006, CBS en 2009, CNN en 2010 ainsi que celui de 30 millions d’Amis pour la France la même année, ont permis de mettre en lumière l’action de BETA (voir aussi sur YouTube en tapant BETA « to new beginnings »).

La nécessité d’un secours et d’une aide hors du Liban est donc fondamentale pour leur permettre d’apporter à leurs pensionnaires le confort, la nourriture et les soins vétérinaires dont les animaux blessés et abandonnés ont besoin. En outre, une aide de laboratoires vétérinaires européens serait évidemment la bienvenue, tout comme la présence de vétérinaires bénévoles dans la prochaine structure en cours de construction.

Le pont culturel entre nos deux pays a existé depuis des siècles, et il serait opportun qu’il soit étendu à la protection des animaux : soins, mais aussi adoptions qui sont pratiquement inexistantes sur le Liban (cinq adoptions par mois maximum sur un cheptel de 850 chiens prêts à partir, vaccinés, stérilisés, vermifugés, sans puces).

Les chemins de l’exil pour ces chiens libanais ont permis de faire des adoptions heureuses et réussies sur le Canada, les États-Unis, la Suisse, l’Allemagne, l’Angleterre, mais très peu en France. Sachons nous mobiliser et ne pas détourner le regard, pour tous ces chiens qui ont besoin de notre aide et qui ont noyé leurs regards dans le nôtre…

 

Jessica et Anne-Carole Nilsson, consultantes scientifiques et développement durable.