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18H29 - jeudi 25 juillet 2019

Béji Caïd Essebsi, Pedro Sanchez, Sonia Rykiel, Franky Zapata, l’actualité du 25 juillet 2019

 

Photo d’archives diffusée par le service de presse de la présidence tunisienne du chef de l’Etat Béji Caïd Essebsi, dans son bureau de Carthage, le 5 juillet 2019 – TUNISIAN PRESIDENCY/AFP / SLIM ABID

Tunisie : décès du président Béji Caïd Essebsi

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi, 92 ans, est décédé jeudi, a indiqué la présidence de la République sur sa page Facebook, quelques heures après son hospitalisation en soins intensifs.

La télévision nationale a arrêté ses programmes pour diffuser des versets de coran, avant d’annoncer que le président est décédé jeudi à 10H25 (09h25 GMT).

Premier président démocratiquement élu en 2014, trois ans après la chute de Zine el Abidine ben Ali, Essebsi est mort à quelques mois de la fin de son mandat présidentiel. Son décès intervient le jour où la Tunisie célèbre la proclamation de la République en 1957, habituellement marqué par un discours du chef de l’Etat.

Ce vétéran de la politique, plus vieux chef d’Etat au monde en exercice après la reine Elizabeth II d’Angleterre, a servi aussi bien sous Habib bourguiba, premier président de la Tunisie que Zine el Abidine Ben Ali, avant d’accéder lui-même à la présidence en 2014, avec la mission paradoxale de consolider la jeune démocratie. Il a été de nouveau hospitalisé mercredi et admis en soins intensifs à l’hôpital militaire de Tunis, a déclaré juste avant l’annonce officielle de son décès, son fils Hafedh Caïd Essebsi, également chef de file du parti présidentiel Nidaa Tounes.

La Tunisie est le seul des pays touchés par les contestations du Printemps arabe en 2011 à poursuivre sur la voie de la démocratisation.

 


 

Pedro Sanchez devant la Chambre des députés, le 25 juillet 2019 – AFP / OSCAR DEL POZO

Sanchez échoue à se faire reconduire à la tête de l’Espagne

Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a échoué jeudi à obtenir la confiance de la Chambre des députés pour rester au pouvoir, faute d’être parvenu à un accord de coalition avec la gauche radicale de Podemos.

Ce vote rapproche l’Espagne de nouvelles élections anticipées, qui seraient les quatrièmes en quatre ans. Avec 124 voix pour, celles de son parti et d’un député régionaliste, 155 contre et 67 abstentions, le socialiste n’a pas obtenu la majorité simple qui lui suffisait pour être réinvesti.

Arrivé au pouvoir il y a un an à la faveur d’une motion de censure, Pedro Sanchez devient le premier candidat à échouer à deux reprises à se faire élire chef du gouvernement. Il avait déjà échoué en 2016, la gauche radicale de Podemos refusant de soutenir son accord avec les libéraux de Ciudadanos, ce qui avait provoqué de nouvelles élections remportées par la droite.

Après d’âpres négociations en vue de former le premier gouvernement de coalition depuis les années 1930, socialistes et Podemos se sont rejetés la faute de leur échec.

« C’est la deuxième fois que vous allez empêcher que l’Espagne ait un gouvernement de gauche », a lancé à Podemos la chef du groupe socialiste à la Chambre Adriana Lastra.

Vainqueur des législatives d’avril avec seulement 123 sièges sur 350, le chef du gouvernement sortant avait absolument besoin d’alliances pour rester au pouvoir.

Mais Podemos, à qui les socialistes ont reproché de n’avoir discuté que de portefeuilles ministériels et pas d’un programme, s’est finalement abstenu alors que ses votes étaient indispensables pour investir M. Sanchez.

 


 

AFP PHOTO / PIERRE VERDY

Trois ans après la mort de Sonia Rykiel, sa maison de prêt-à-porter liquidée

Sonia Rykiel, maison de prêt-à-porter française, célèbre pour sa maille et ses rayures colorées, a été liquidée jeudi faute de repreneurs, trois ans après la disparition de sa créatrice à la flamboyante chevelure rousse.

Après avoir repoussé à trois reprises la date de clôture pour le dépôt des offres, les juges du tribunal de commerce de Paris, réunis en audience, se sont prononcés pour la liquidation judiciaire immédiate, a constaté une journaliste de l’AFP. La griffe parisienne de prêt-à-porter, en difficulté depuis le décès de sa créatrice emblématique en 2016, à l’âge de 86 ans, avait demandé en avril son placement en redressement judiciaire.

Au cours des derniers mois, une petite dizaine de repreneurs avaient manifesté leur intérêt pour la marque. Trois offres – sur une partie des activités seulement – sortaient du lot: un dossier emmené par Emmanuel Diemoz, ancien dirigeant de Balmain, une proposition émanant d’un groupe chinois et une autre formulée par des entrepreneurs du secteur immobilier. Mais tous ont finalement jeté l’éponge, et les juges n’ont donc eu aucune offre à examiner jeudi, selon plusieurs sources concordantes.

« Cela implique le licenciement des 131 salariés », a commenté auprès de l’AFP l’avocat des représentants des salariés, Thomas Hollande, à l’issue de l’audience, alors que plusieurs employés, qui avaient fait le déplacement jusqu’au tribunal, fondaient en larmes à l’annonce de la liquidation.

« A présent, la tâche des représentants des salariés va être de négocier les meilleures conditions de départ possibles », a souligné Me Hollande (fils de l’ancien président français).

« La liquidation va aussi donner lieu à la vente des actifs, dont le principal est la marque, mais aussi le stock et les fonds de commerce. Nous avons demandé à ce qu’une partie de cet argent puisse servir aux salariés », a-t-il ajouté.

 


 

Franky Zapata, sur son « flyboard », décolle de Sangatte pour tenter une traversée de la Manche, le 25 juillet 2019 – AFP / Denis Charlet

Traversée de la Manche : Franky Zapata « déçu » par son échec mais prêt à retenter très vite son pari

Franky Zapata, « l’homme volant » qui a tenté jeudi de traverser la Manche debout sur son « Flyboard », n’a pas réussi son pari en tombant sans se blesser dans la mer mais se dit déjà prêt, malgré la déception, à retenter l’expérience au plus vite.

Après avoir décollé dans la matinée près de la plage de Sangatte (Pas-de-Calais), Franky Zapata a chuté dans les eaux anglaises après avoir heurté le bateau de ravitaillement en kérosène où il voulait se poser et a été aussitôt secouru.

Il a pu regagner la terre ferme quelques heures plus tard, ramené avec juste une égratignure au coude droit au port de Boulogne-sur-Mer par le remorqueur militaire « L’Abeille Languedoc ».

Ca va « très bien », « je me suis juste un peu tapé le coude en tombant mais rien d’extraordinaire », a déclaré Franky Zapata à des journalistes de l’AFP présents sur le port. « Je suis déçu. Maintenant, c’est certain que je vais retraverser. Quand, je ne sais pas, mais dans les jours qui suivent…. Il faut que je renégocie avec tout le monde », a-t-il confié. Avant de rentrer chez lui à Marseille pour « réparer » son engin car « toute l’électronique est foutue », il donnera une conférence de presse à 15H00 à Blériot-Plage.

Pour réussir cette traversée d’environ 35 km de la Manche, 110 ans après l’exploit de Louis Blériot, premier aviateur à avoir franchi le détroit par les airs, M. Zapata devait ravitailler sa machine volante en kérosène côté anglais, à 18 km des côtes françaises.