Monde
18H10 - mardi 2 juillet 2019

Vincent Lambert, Algérie, fessée, lions du Pakistan : l’actu du 2 juillet en 4 photos

 

Vincent Lambert : le médecin engage un nouvel arrêt des traitements

Vers un épilogue dans l’affaire Vincent Lambert ? Le médecin de ce patient tétraplégique en état végétatif depuis plus de 10 ans, devenu le symbole du débat sur la fin de vie en France, a engagé mardi un nouvel arrêt des traitements, rendu possible vendredi par la Cour de cassation.

« Le cours de la procédure d’arrêt des traitements », enclenché le 20 mai mais arrêté dès le lendemain sur demande de la Cour d’appel de Paris, « sera poursuivi à partir de ce jour », a déclaré par courriel le docteur Vincent Sanchez, chef de service de soins palliatifs du CHU de Reims, à chacun des membres de la famille de M. Lambert.

Dans ce message envoyé à la mi-journée et dont l’AFP a eu connaissance, le médecin en appelle « à la responsabilité de chacun » afin que « l’accompagnement de M. Vincent Lambert soit le plus paisible, intime et personnel possible ».

Le protocole médical prévoit notamment « un arrêt des traitements » ainsi qu’une « sédation profonde et continue ».

Vendredi, la Cour de cassation avait ouvert la voie à un nouvel arrêt de l’alimentation et de l’hydratation maintenant en vie Vincent Lambert, « point final » de cette affaire car « il n’y a plus de voies de recours possibles », selon l’avocat de son épouse Rachel, qui se bat pour qu’il puisse mourir.

L’hôpital Sébastopol où est maintenu en vie Vincent Lambert, le 20 mai 2019 à Reims – AFP/Archives / FRANCOIS NASCIMBENI

 

Algérie : démission du président de l’Assemblée, visé par la contestation

Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Mouad Bouchareb, l’une des cibles de la contestation dont l’Algérie est le théâtre depuis février, a démissionné mardi, a-t-on appris auprès d’un responsable parlementaire.

« Mouad Bouchareb a démissionné ce matin de son poste de président de la chambre basse », a dit à l’AFP Abdelhamid Si Affif, président de la commission des Affaires étrangères.

« Le bureau de l’APN s’est réuni et a déclaré la vacance du poste », a ajouté M. Si Affif. Selon lui, la commission juridique de l’Assemblée devra encore élaborer un « rapport de vacance du poste » qu’elle soumettra en session plénière, chargée de l’entériner, le tout « dans un délai de 15 jours ».

Aucun motif officiel n’a été fourni sur cette démission.

Mouad Bouchareb, président démissionnaire de l’Assemblée nationale algérienne, le 9 avril 2019 à Alger – AFP/Archives / RYAD KRAMDI

 

La loi anti-fessée en passe d’être définitivement adoptée

La fessée interdite pour de bon ? Le Parlement doit adopter définitivement mardi, par un ultime vote du Sénat, une proposition de loi déjà votée par l’Assemblée nationale visant à interdire les « violences éducatives ordinaires ».

Il s’agit d’inscrire dans le Code civil, à l’article lu à la mairie lors des mariages, que « l’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques ».

Une formule qui va bien au-delà du raccourci parfois pris à la légère de « loi anti-fessée », même si la portée du texte reste largement symbolique: il ne prévoit pas de nouvelles sanctions pénales, car elles existent déjà.

Le texte du MoDem avait été adopté en première lecture à l’Assemblée fin novembre par 51 voix contre 1 et trois abstentions.

En commission, les sénateurs l’ont adopté à l’unanimité et sans modifications.

Un vote également conforme du Sénat en séance publique vaudra donc adoption définitive.

L’adoption ne devrait être qu’une formalité, puisque le Sénat à majorité de droite avait déjà adopté en mars en première lecture une proposition de loi reprenant la même formule, portée par l’ex-ministre socialiste des Familles Laurence Rossignol.

Le Parlement doit adopter définitivement mardi une proposition de loi visant à interdire les « violences éducatives ordinaires » – AFP/Archives / LOIC VENANCE

 

Au Pakistan, des lions comme animaux de compagnie

Bilal Mansoor Khawaja ne masque pas sa fierté lorsqu’il caresse la crinière de son lion blanc, l’un des milliers d’animaux exotiques de son « zoo » personnel à Karachi au Pakistan, où un commerce florissant d’espèces sauvages approvisionne l’élite dorée.

« Ce sont… (certains) des animaux les plus rares que je possède », se rengorge cet industriel de 29 ans, en tenant le félin en laisse.

Importer des animaux exotiques est relativement aisé au Pakistan, la législation étant peu regardante en la matière, et une fois à l’intérieur du pays, il n’y a quasiment pas de réglementation.

Ces dernières années, des centaines d’entre eux ont été transportés au Pakistan ou élevés sur place. Les grands félins, considérés comme des symboles de richesse et de puissance, ont particulièrement la cote.

Les réseaux sociaux fourmillent de vidéos de riches Karachites paradant avec des lions assis dans leurs 4X4 de luxe. Les journaux font parfois état de l’arrestation de certains d’entre eux.

Bilal Mansoor Khawaja estime qu’il y a jusqu’à 300 lions dans la seule ville de Karachi (sud), mégalopole portuaire d’environ 20 millions d’habitants réputée pour ses trafics multiples.

Dans cette cité chaotique à la chaleur étouffante, les félins sont gardés dans des jardins, à l’intérieur de cages sur des toits ou encore dans des fermes.

L’industriel bientôt trentenaire confie posséder plus de 4 000 animaux de 800 espèces différentes, dont des zèbres, des flamants roses et des chevaux. Ils vivent pour partie dans une propriété de près de 4 hectares au beau milieu de la jungle urbaine. Parmi eux, une poignée de lions et de tigres, ses « joyaux de la couronne ».

Bilal Mansoor Khawaja caresse l’un des lions blancs de son zoo privé, le 20 mai 2019 à Karachi, au Pakistan – AFP / Rizwan TABASSUM