International
07H41 - mercredi 13 mars 2019

God save England ! L’édito de Michel Taube sur le Brexit annoncé

 

La Chambre des communes britannique a dit non à l’accord que Theresa May avait arraché à l’Union Européenne dans la nuit précédente. D’ici demain soir, nous saurons dans quel délai le Brexit sera effectif : soit le 29 mars (un Brexit sans accord serait catastrophique), soit trois mois plus tard soit dans vingt et un mois.

Dans cette dernière hypothèse, les Britanniques pourraient voter aux prochaines élections européennes. Et les farouches ennemis de l’Union, Nigel Farrage en tête, seraient élus fin mai prochain en grand nombre à Strasbourg. Un comble ! L’Union serait le dindon d’une double farce britannique peu goûteuse.

Les Britanniques n’en ont pas fini de payer la facture de leur vote de juin 2016 : 1000 milliards d’euros ont déjà été délocalisés vers le reste de l’Europe. Les files d’attente devant l’Eurostar et les ports anglais vont s’accroître fortement.

Les Ecossais auront peut-être la tentation de convoquer un référendum pour rester dans l’Union Européenne. Quitte à sortir du Royaume Uni ? La reine Elizabeth ne pourra plus partir en villégiature dans son château de Balmoral en Ecosse. Choking…

Un nouveau référendum est-il souhaitable ? Il n’est pas bon d’aller contre la sanction du peuple.

En revanche, ce Brexit (merci encore David Cameron), c’est aussi une terrible leçon pour l’Union Européenne. Sa faiblesse intrinsèque provoquera de nouveaux Brexit.

Ce Brexit nous annonce ce que le RIC (référendum d’initiative citoyenne) nous promettra dans les années à venir si le peuple français venait à être consulté. Non pas que ne croyions point dans la sagesse des peuples mais parce que les démagogues et les populistes ont partout le vent en poupe et nous préparent des lendemains qui déchantent. Veut-on donc que l’Union s’effondre au lendemain d’un Frexit que l’alliance contre-nature Le Pen – Mélenchon provoquera d’ici cinq ans ?

D’autres scénarios sont possibles, à commencer par l’élection d’un Parlement Européen eurosceptique fin mai.

Mieux vaut que l’Union ait le courage de refonder ses bases et de renouer avec un pacte social et démocratique sans lequel elle est condamnée à moyenne échéance.

Dans ce cas, les Britanniques, sur les ruines et les larmes de leur Brexit suicidaire, pourront éventuellement voter pour adhérer à cette nouvelle Union que tous les Européens sincères appellent de leurs vœux.

 

Michel Taube

Directeur de la publication

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