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07H30 - vendredi 14 décembre 2018

Découvrez les lauréates du Prix « For Women in Science Africa » L’Oréal UNESCO. Aujourd’hui Gladys Mosomtai – Kenya

vendredi 14 décembre 2018 - 07H30

Aujourd’hui, selon l’UNESCO, seulement 28% des chercheurs sont des femmes et seulement 3% des Prix Nobel scientifiques leur ont été attribués. On peut parler d’anomalie pour ne pas dire de discriminations lorsque l’on sait que les hommes et les femmes sont représentés à parts égales dans les filières scientifiques au lycée. 

Depuis sa création il y a vingt ans, la Fondation L’Oréal, aux côtés de l’UNESCO, s’engage pour faire croître la part des femmes dans la recherche scientifique.

En soutenant des femmes chercheuses dans le monde entier, la Fondation déploie des efforts plus particuliers en Afrique. Ainsi, le 6 décembre, à Nairobi au Kenya, 14 lauréates du Prix « For Women in Science Africa » L’Oréal UNESCO ont été récompensées. [Vivez l’événement avec les meilleures photos de la cérémonie en fin d’article.]

Et découvrez chaque jour à la une d’Opinion Internationale le portrait d’une de ces lauréates (par ordre alphabétique de nom).

 

Aujourd’hui : Gladys Mosomtai – Kenya

 

 

Gladys Mosomtai est doctorante au Centre International de la Physiologie des Insectes et Écologie (ICIPE) à Nairobi, Admission à l’Université de KwaZulu-Natal (Afrique du Sud). Elle travaille sur l’Influence de la dynamique des paysages, de la variabilité du microclimat et des pratiques agronomiques dans le pathosystème caféier des petites exploitations du comté de Murang’a au Kenya.

 

Etudier l’application d’un niveau « macro » à une « micro » tradition

Native de Mogotio dans le comté de Baringo, Gladys Mosomtai travaille aujourd’hui au Centre International de la Physiologie des Insectes et Écologie (ICIPE), un laboratoire de recherche au Kenya, en attendant de rejoindre l’Université de KwaZulu-Natal (Afrique du Sud). 

Le goût des études scientifiques lui est venu pendant son premier cycle, quand elle s’est spécialisée en planification et gestion environnementale. « J’étais sur le terrain pour faire mes recherches, mais sans aucune ressource financière ! ».  Chose qu’elle ne conseillerait pas aujourd’hui, mais à l’époque, cela lui permit de se trouver une « niche » grâce à l’utilisation de la télédétection et du GPS notamment. « J’étais curieuse de savoir quelle était la cause du déclin du grand fleuve de la ville où j’avais grandi. En utilisant l’historique des images satellite, j’ai pu identifier les modifications du paysage qui ont conduit à ce déclin ».

Elle décide alors de consacrer le thème de son mémoire de maitrise au projet sur les petits exploitants producteurs de café dans l’un des comtés de l’ancienne province centrale du Kenya. La capitale et plus grande ville du comté, Murang’a, qui s’appelait Fort Hall avant l’indépendance de 1963, est considérée comme le berceau des Gikuyu, la plus grande communauté ethnique du Kenya. 

Dans sa thèse de doctorat, elle examine l’influence de la dynamique des paysages, de la variabilité du microclimat et des pratiques agronomiques dans le pathosystème caféier des petites exploitations du comté de Murang’a au Kenya. Elle a choisi ce sujet à cause dudéclin graduel de la production de café et de la fluctuation des prix qui affectent négativement les petits exploitants de la région, dont la plupart a atteint aujourd’hui un âge avancé.

L’étude cherche à définir les facteurs épidémiologique déterminants dans les pathosystèmes caféiers des petites exploitations en analysant la variabilité spatiale et temporelle de l’apparition des parasites et des maladies dans la zone d’étude ; les principales variables paysagères et agro écologiques qui influencent la variabilité observée ; Sa recherche s’attache également à observer comment le microclimat et la structure végétale hôte contribuent à la variabilité observée  et les pratiques de gestion qui influencent la présence des parasites et des maladies. 

Les résultats obtenus vont permette d’identifier les zones à risque pour un contrôle ciblé, de faire des recommandations de meilleures pratiques à adopter et d’identifier des variables environnementales clés qui pourraient être utilisées par des systèmes d’alerte précoce et d’accompagnement des agriculteurs dans la gestion du microclimat propre à chaque zone agro-écologique, en tant que mécanisme d’adaptation au changement climatique. « Jusqu’à présent, la plupart des recherches sur les plantations de café ont été menées au Brésil. Je serais très fière de faire la différence en ce qui concerne l’Afrique ».

Fervente admiratrice du Prix Nobel Africain en Sciences, la biologiste Wangari Maathai, seule femme africain à l’avoir obtenu, Gladys Mosomtai a reçu, en 2017, la bourse de l’African Regional Postgraduate Programme in Insect Sciences(ARPPIS) et la bourse 2015 du Dissertation Research Internship Programme (DRIP). Elle a reçu en 2016 la bourse de voyage pour l’Université d’Umea. Elle est actuellement secrétaire de l’association scolaire de l’ICIPE (IScA). Elle a par ailleurs rédigé neuf publications scientifiques.

 

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Demain :

  • le portrait de Fiona Mumoki – Kenya

Les lauréates du Prix « For Women in Science Africa » L’Oréal UNESCO :

 

Olanike Akinduyite – Nigéria

 

 

 

 

 

Rima Beesoo – Île Maurice

 

 

 

 

 

Takalani Cele – Afrique du Sud

 

 

 

 

 

Dr. Marilize Everts – Afrique du Sud

 

 

 

 

Charlene Goosen – Afrique du Sud

 

 

 

 

Lerato Hlaka – Afrique du Sud

 

 

 

 

 

Harshna Jivan – Afrique du Sud

 

 

 

 

 

Dr Priscilla Kolibea Mante – Ghana