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12H38 - jeudi 21 juin 2018

Trump ou la pseudo inauguration de l’Ambassade américaine à Jérusalem

 

 

Le président américain repousse l’installation de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem. Eric Gozlan y voit un possible moyen de pression sur le gouvernement de Netanyahou pour accepter un processus de paix avec le voisin palestinien.

 

 

Beaucoup plus discrètement qu’à son habitude, le Président Donald Trump a signé discrètement lundi 4 juin 2018 la dérogation présidentielle qui suspend pour six mois une loi ordonnant que l’ambassade américaine soit déplacée de Tel Aviv à Jérusalem. Discrètement car la presse internationale, pas plus que les médias palestiniens et arabes, n’en parle pas et n’en fait pas ses gros titres.

Bref, comme ses prédécesseurs, Trump repousse sine die le déplacement de l’ambassade à Jérusalem, alors que le 14 mai, pour les 70 ans de l’Etat d’Israël, une cérémonie solennelle s’était tenue à Jérusalem avec sa fille Evanka comme maîtresse des cérémonies.

Rappelons que la loi sur le transfert de l’Ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem est promulguée en 1995 : https://www.congress.gov/104/plaws/publ45/PLAW-104publ45.pdf. A cette époque, c’est le démocrate Bill Clinton qui est Président.

On est en droit de se demander pourquoi le Président Trump repousse encore de six mois le transfert de l’Ambassade.

La réponse officielle, nous pouvons la trouver dans le « Times of Israel » : « L’article 3 de la loi sur l’ambassade de Jérusalem, qui énonce le changement de politique requis, stipule seulement que « l’ambassade des États-Unis en Israël devrait être établie à Jérusalem ». Mais l’article 8 précise que l’expression d’ambassade des États-Unis désigne les bureaux de la mission diplomatique des États-Unis et la résidence du chef de mission des États-Unis ».

La nouvelle ambassade des États-Unis dans le quartier d’Arnona, dans la capitale, a été inaugurée par une grande cérémonie le 14 mai en présence de hauts responsables américains. Mais la résidence officielle de l’ambassadeur américain en Israël, David Friedman, se trouve toujours dans la banlieue de Tel Aviv, à Herzliya. »

Difficile de croire à une telle version après tout le « cinéma » de ces dernières semaines. Et pourtant…

Le Président Trump joue un double jeu et pourrait faire un chantage au gouvernement israélien

Nous savons que quelques jours avant la « pseudo » inauguration de l’Ambassade américaine à Jérusalem, le Président Trump a demandé au Gouvernement israélien de transférer les quartiers de Jérusalem (Shuafat, Jabel Mukaber, Isawiya et Abu Dis) à l’Autorité Palestinienne. Ces quartiers devraient, selon certains médiateurs, former dans un avenir plus ou moins proche la capitale d’un futur Etat Palestinien.

L’Article 8 du “Jerusalem Embassy Act of 1995” pourrait bientôt être un prétexte de chantage pour l’administration Trump. Soit le gouvernement israélien acceptera le plan de paix américain, soit le Président Trump continuera à signer la fameuse dérogation, comme il le fait depuis son élection.

On peut penser que de lourds dilemmes pèseront dans quelques semaines ou mois sur le gouvernement israélien… La fiancée pourrait découvrir que son partenaire n’était pas amoureux d’elle mais qu’elle ne lorgnait que ses intérêts.

https://www.whitehouse.gov/presidential-actions/presidential-memorandum-secretary-state-11/

 

Eric Gozlan

 

 

 

 

 

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