Edito / Editorial
Europe /
10H34 - lundi 24 avril 2017

Le 7 mai, votons Macron pour faire battre le plus largement possible Le Pen ! L’édito de Michel Taube

lundi 24 avril 2017 - 10H34

 

Le peuple français a tranché.

Le peuple français a été sage en allant voter en masse (78,23% de participation) et en ne mettant pas Marine Le Pen en tête du premier tour de l’élection présidentielle. Malgré[1] le terrorisme, malgré le Penelope Gate, malgré les déceptions et la colère, malgré enfin le Bexit et l’élection de Trump qui faisaient craindre une vague populiste en France, la fille de son père n’a pas convaincu les Français.

Certes, le Front National n’a jamais eu autant d’électeurs avec plus de 7,5 millions de voix, soit 21,43 % des suffrages exprimés hier. Le Pen compte 16,3% de partisans parmi les Français inscrits sur les listes électorales.

Le peuple français a aussi « commis » une petite révolution hier soir : les Français ont renversé la table sans tomber dans le populisme ! La France a choisi un projet libéral, social et européen avec une nouvelle force qui va profondément renouveler le paysage politique.

En faisant éclater les Républicains et le parti socialiste, les Français ont effectivement fait une révolution, pour reprendre le titre du livre du fort probable prochain président de la République. Macron et En Marche !, c’est le Mouvement 5 étoiles en Italie (composé, on l’oublie souvent, de gens très sérieux), avec la démagogie de son président Beppe Grillo en moins.

Le Front National n’est plus le premier parti de France !

Chapeau l’artiste Macron et les amis d’En Marche !

Un second tour à deux inconnues…

Reste le second tour : il ne va pas être si simple. Les patriotes contre les nationalistes, les européens mondialistes contre les reclus protectionnistes. Nous aurions préféré un débat entre Fillon (qui doit se mordre les doigts, lui qui n’est qu’à 1,5% de Le Pen et qui paye donc très cher le vote Dupont-Aignan et, bien entendu, le Penelope Gate) et Macron. Fillon et Macron, c’était deux nuances dans le libéralisme économique mais deux statures dignes de la France…

Mais c’est finalement entre deux conceptions du monde radicalement opposées que vont s’affronter les finalistes de la campagne. Cela va être chaud !

Il ressort du premier tour et des premiers sondages qu’Emmanuel Macron semble assuré d’être élu Président de la République… tout comme naguère, il ne faisait aucun doute que ce serait Alain Juppé, puis François Fillon. Cette campagne nous a réservés tant de surprises que rien ne peut être pris comme acquis. La moitié du corps électoral a fait le choix des extrêmes. Deux questions se posent :

quel sera le taux de participation ? Malgré les mots d’ordre (nous y reviendrons), beaucoup de Français déçus par la défaite de leurs poulains risquent de ne pas aller voter le 7 mai, favorisant le vote Le Pen.

C’est la deuxième inconnue : quel va être le score de Marine Le Pen ? Des sondages annoncent un 65-35. Cela porterait les voix de Marine Le Pen à 10 millions de suffrages, voire plus. Un seuil critique !

C’est pourquoi Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Dupont-Aignan, qui ont fait pourtant une excellente campagne, ont, selon nous, trahi le pacte républicain en n’appelant pas à voter Macron dès le soir du premier tour. Concernant Mélenchon, son attitude en dit long, très long sur ses valeurs et ses connivences avec un discours anti système et nationaliste…

Voyons plus loin : Emmanuel Macron aura-t-il les épaules assez larges pour satisfaire les espoirs des Français ? Qu’arrivera-t-il s’il déçoit à son tour ? Qu’adviendra-t-il si la majorité parlementaire qu’il aura certainement les 11 et 18 juin, ce que nous lui souhaitons dans l’intérêt de la gouvernance du pays, éclate entre des frondeurs sur sa droite ET sur sa gauche ? Eh bien, Marine Le Pen se posera en recours ! Elle sera le recours. Et on s’approchera encore un peu plus du précipice.

Macron est condamné à réussir !

En attendant, et pour les 14 jours qu’il nous reste jusqu’au second tour de la Présidentielle, il n’y qu’un mot d’ordre, inspiré de notre devise « Je vote liberté, égalité, fraternité » : appeler à voter Macron pour faire battre le plus largement possible Le Pen.

 

Michel Taube


[1] Lisez mon livre « Pourquoi, malgré tout, il ne faut pas voter Le Pen ».

 

Je commande
Pourquoi, malgré tout, il ne faut pas voter Le Pen – Version imprimée

Je commande
Pourquoi, malgré tout, il ne faut pas voter Le Pen – Version Ebook

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Directeur de la publication

Le vote utile

Appel au vote utile : un livre pour les indécis, les abstentionnistes et les perplexes… L’édito de Michel Taube
Michel Taube