Edito
08H53 - jeudi 20 avril 2017

Le vote utile

 

Appel au vote utile : un livre pour les indécis, les abstentionnistes et les perplexes… L’édito de Michel Taube

A quelques jours du verdict des Français, nul ne peut dire avec certitude qui sera au second tour de l’élection présidentielle. Si l’on s’en tient aux dernières consultations populaires, les primaires de la droite et de la gauche (près de 6 millions de Français se sont tout de même déplacés pour voter), des surprises – de taille – sont possibles.

Les instituts de sondage n’ont pas eu le courage de suspendre leurs « études » alors même qu’ils savent pertinemment que les marges d’erreur et d’indécision les obligent à jouer à Madame Soleil plus qu’à des prévisionnistes de la météo pour le lendemain… Seul le Parisien et Opinion Internationale ne relatent plus les sondages…

Deux faits majeurs auront dominé cette campagne : les affaires tout d’abord. Le Penelope Gate aura tout changé. François Fillon a pris la responsabilité de se maintenir malgré sa mise en examen. Cela se comprend politiquement, pour l’animal politique qu’il est, d’autant qu’il se sent traqué injustement. Mais le peuple décidera le 23 avril s’il lui reproche une faute morale ou s’il lui donne raison…

Ensuite, et surtout, un clivage dangereux et définitif s’est creusé entre les modernistes et les populistes. Ceci n’est pas nouveau, mais l’ampleur de ce clivage est inédite !

En effet, nous voyons poindre pour François Fillon ce qui est arrivé à Benoît Hamon : un possible éclatement de l’électorat de Fillon entre les pro-Le Pen et les ralliés à Macron, comme le PS s’est divisé entre les pro-Macron et les pro-Mélenchon.

Le risque est grand qu’au soir du premier tour les modernistes soient très minoritaires, largement minoritaires, pris en étau entre deux vagues populistes, l’une d’extrême-droite et l’autre d’extrême-gauche. Celui qui devrait en profiter, c’est Emmanuel Macron mais François Fillon, l’animal politique, peut faire la différence et coiffer le jeune prodige sur le fil. Suspense…

Ce qui est fort probable en revanche, c’est que Le Pen, Mélenchon et les petits candidats, tous anti-européens, constitueront la véritable majorité, celle des mécontents et des déçus. Si on y ajoute les abstentionnistes et les votes blancs, alors là, les modernistes se sentiront étrangement seuls le soir du premier tour.

Alors que faire ? A quelques encablures du vote final, notre responsabilité est d’appeler tous les Français inscrits sur les listes électorales à aller voter et à s’interroger sur les intérêts de la France, sur sa place dans le monde, sur l’avenir de notre économie.

Contrairement à ce que l’on a dit et entendu, il y a un vote utile aujourd’hui. C’est de ne pas voter pour les extrêmes, c’est surtout de ne pas voter Le Pen qui menace la République et nos emplois.

Le Pen et le Front National seront-ils la première force politique de France au soir du premier tour ? C’est à chacun d’en décider.

Michel Taube

Auteur de « Pourquoi, malgré tout, il ne faut pas voter Le Pen »

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