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09H35 - jeudi 24 novembre 2016

Pourquoi j’apporte mon soutien à François Fillon. La tribune de Patricia Lalonde, membre de l’UDI

jeudi 24 novembre 2016 - 09H35

Depuis plus de vingt ans je milite contre l’extrémisme islamiste.

Depuis la guerre barbare des GIA en Algérie, depuis la dictature des Talibans en Afghanistan, depuis les attentats du 11 septembre et les répliques : les printemps Arabes en Tunisie, en Egypte, en Libye et en Syrie…

C’est avec mes amies musulmanes que je mène le combat : les afghanes, les algériennes, les tunisiennes, les égyptiennes, les kurdes, les palestiniennes, les syriennes ou les irakiennes. Depuis vingt ans, je voyage en Asie centrale, en Afrique et au Moyen Orient et je consulte les femmes progressistes. Le constat est accablant. L’islamisme tente de s’installer comme alternative politique de façon durable dans toutes ces régions. Avec une conséquence inévitable : l’effacement, l’asservissement, et la brutalité à l’encontre du sexe féminin.

Toutes se battent contre ce même mal et toutes m’alertent depuis bien longtemps sur le danger que représente cette idéologie en Europe et en France. Depuis les attentats contre Charlie Hebdo, l’hyper kasher et des policiers, le massacre de nos jeunes dans Paris le 13 novembre 2015, la folie meurtrière à Nice cet été, la France a compris la force de cette menace. Comprendre, le terme est important. Car s’il y a une menace armée au sein même de notre territoire, il y a également une idéologie politique sous-jacente qui prépare un terrain favorable à cette violence. Ce venin idéologique est infusé de façon subtile en France depuis les années 1980 par des organisations liées aux Frères Musulmans (notamment l’UOIF), qui avancent masquées et sont financées par certains Etats et certaines grandes familles qui leur sont inféodées.

Comprendre. François Fillon est un des rares hommes politiques de premier plan à avoir compris, et pris une position claire contre l’islamisme. Ce qui ne l’empêche pas, ce qui ne m’empêche pas, bien au contraire, de soutenir l’Islam du juste milieu que d’autres pays et d’autres croyants prônent avec courage.

François Fillon a compris.
La guerre en Syrie d‘abord. Il est le premier à avoir osé critiquer notre obsession à vouloir renverser Bachar el Assad sans avoir pris la mesure d’un tel risque : la prise de Damas par les différents groupes djihadistes, tous islamistes, et qui n’ont rien de modérés. Tous d‘une façon ou d’une autre rêvent d’établir un Califat…

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Il est le premier à s’être rendu à Erbil dans les camps de réfugiés auprès des Chrétiens d’Orient et des Yézidis, massacrés par l’État Islamiste.Il est le premier à avoir compris la gravité et la portée de cette guerre au Moyen Orient, qui porte le malheur et la barbarie jusqu’en Europe et au-delà. On lui reproche son soutien à Vladimir Poutine, qui est pourtant notre seul allié crédible dans cette guerre.

C’est suffisamment grave pour notre avenir pour que j’apporte mon soutien à François Fillon. C’est la paix du monde et nos valeurs universelles qui sont en jeu.

Patricia Lalonde

Chercheur à l'IPSE Secretaire générale de MEWA (ONG travaillant pour le droit des femmes dans les pays arabes)