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18H46 - mercredi 27 juillet 2016

Jean-Marc Todeschini : « La Marseillaise réunit tous les Français en ces heures sombres »

mercredi 27 juillet 2016 - 18H46

Année de la Marseillaise, 2016 est aussi une année où les attentats terroristes continuent en France : Nice le 14 juillet, Saint-Etienne du Rouvray hier. Entretien avec Jean-Marc Todeschini, le secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, à l’occasion de l’inauguration de l’exposition « Rouget de Lisle et la Marseillaise » organisée par le Musée de l’Armée aux Invalides à Paris.

Crédit photo : Clydell Kinchen, domaine public

Crédit photo : Clydell Kinchen, domaine public

 

Monsieur le Ministre, le 14 juillet à 12h, des enfants chantaient la Marseillaise place de la Concorde en clôture du défilé militaire national. Le soir même, un attentat ensanglantait Nice. Hier encore, un innocent était assassiné à Saint-Etienne-du-Rouvray. La Marseillaise a-t-elle une résonance particulière cette période trouble ?

La Marseillaise est un des ferments de notre unité nationale. En ces heures sombres, il nous faut nous réunir autour de nos valeurs communes et la Marseillaise exprime ces valeurs. Notre hymne national est un chant pour des moments festifs (pendant l’Euro 2016, des millions de Français l’ont entonné) comme dans les pires heures que vit la République.

La Marseillaise est-elle encore un chant de guerre puisqu’on nous dit que nous sommes en guerre ?

La Marseillaise a été un chant de guerre au moment où Rouget de Lisle l’a composée pendant la Révolution française. Mais sa force est que son sens évolue à chaque moment de la vie nationale. Aujourd’hui, il est le chant de la République.

Pourquoi 2016 est-elle l’année de La Marseillaise ?

C’était une volonté du président de la République. Pour mieux transmettre le sens de la Marseillaise et des valeurs de la République, notamment aux jeunes générations. De nombreux événements sont prévus cette année et l’exposition « Rouget de Lisle et la Marseillaise »  en est un des maillons forts. De plus, nous sommes ici aux Invalides, où les cendres de Rouget de Lisle ont été translatée en 1915. C’est le lieu emblématique qui rassemble l’armée et le peuple. Et en ce sens, c’est toute l’histoire de La Marseillaise qui se rejoue ici constamment.

Propos recueillis par Michel Taube

 

Pour en savoir plus sur l’exposition « Rouget de Lisle et la Marseillaise » aux Invalides et les épisodes qui en reprennent les principales étapes sur Internet.

Directeur de la publication