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09H57 - mardi 19 avril 2016

Une Semaine en Amérique latine (du 11 au 17 avril)

mardi 19 avril 2016 - 09H57

Brésil : les députés votent en faveur de la destitution de Dilma Rousseff

Dimanche 17 avril, les députés brésiliens ont voté à 71,5 % – 367 voix contre 167 – en faveur de la destitution de Dilma Rousseff, présidente du Brésil, accusée d’avoir truqué les comptes publics pour minimiser les déficits économiques du pays.

Le 11 avril dernier, les 65 députés composant la commission spéciale, chargée d’examiner la requête de destitution de Dilma Rousseff, avaient déjà rendu leur avis favorable. Au terme d’une séance de 9 heures, la commission avait approuvé, par 38 voix contre 27, l’ouverture du processus.

La procédure se poursuit donc. Prochaine étape : le Sénat. Ce dernier, composé de 81 membres devra approuver ou non à la majorité simple la mise en accusation de la Présidente. Ce vote décisif pour l’avenir politique du pays interviendra autour du 11 mai.

Deux types de scénarios sont alors possibles : soit les sénateurs votent contre et la procédure est enterrée, soit ils votent pour et Dilma Rousseff est écartée du pouvoir pendant 180 jours, en attendant un vote définitif du Sénat.

Dans cette dernière configuration, ce sera le vice-président, Michel Temer qui assurera la présidence, en formant un gouvernement de transition.

 

L’Équateur frappé par un séisme de magnitude 7,8

Vue de Guayaquil, en 2007. Crédits : Charles Pence (Creative Commons)

Vue de Guayaquil, en 2007.
Crédits : Charles Pence (Creative Commons)

Un séisme d’une magnitude de 7,8 sur l’échelle de Richter a secoué l’Équateur, samedi 16 avril, faisant au moins 350 morts, selon César Navas, le ministre équatorien de la Sécurité, et plus de 2 000 blessés.

La principale secousse sismique s’est produite samedi à 18 h5 8, heure locale (1 h 58 à Paris), dans la zone de Pedernales et  Cojimies, province de Manabi, sur la côte Ouest du pays, à environ 20 kilomètres de profondeur, selon l’Institut de géophysique équatorien.

Cette secousse a été suivie de plusieurs répliques dans différentes provinces du pays.

L’état d’urgence a été décrété dans les six provinces les plus touchées, principalement dans le Sud-Ouest et le Nord-Ouest : Manabi, Esmeraldas, Los Rios, Santa Elena, Guayas et Santo Domingo.

Soldats et secouristes ont d’ores et déjà été envoyés dans la zone sinistrée, mais leur travail est ralenti par des glissements de terrain provoquant la fermeture de routes principales.

Rafael Correa, président équatorien, en visite au Vatican au moment des faits, s’est exprimé via Twitter en déclarant : « Les autorités sont en train d’évaluer les dégâts et de prendre des mesures ».

 

Chili : une coupure d’eau a affecté des millions de personnes à Santiago, la capitale

Vue d’une partie de Santiago du Chili, en 2013. Crédits : David Pozo (Creative Commons)

Vue d’une partie de Santiago du Chili, en 2013.
Crédits : David Pozo (Creative Commons)

Autour de quatre millions de personnes ont été privées d’eau potable, samedi 16 avril, à Santiago du Chili, suite à de fortes précipitations qui ont souillé le fleuve Maipo principale source en eau de la capitale.

Les pluies ont commencé vendredi, le 15 avril, et provoqué des glissements de terrain et un éboulement de pierres qui ont pollué le fleuve Maipo et l’un de ses affluents, la rivière Mapocho.

L’entreprise Aguas Andinas, chargée de l’approvisionnement en eau potable de Santiago, a donc décidé d’y couper l’eau dans 27 des 52 communes, pour au moins une journée.

Par ailleurs, les autorités locales ont mis en place un plan d’urgence prévoyant l’activation de 45 réserves d’eau potable ainsi que le déplacement de plus de 60 camions-citernes pour la distribuer à la population, à qui l’on a demandé de l’économiser le plus possible. Les habitants se sont donc pressés vers les commerces pour acheter des packs de bouteilles d’eau.

Les autorités n’ont pas fait état de victimes ni de coupures d’électricité dans la capitale.

 

Mexique : l’armée présente publiquement ses excuses pour un cas de torture

L’armée mexicaine, par la voix du ministre de la Défense nationale, le général Salvador Cienfuegos, a présenté publiquement ses excuses samedi 16 avril pour des actes de torture datant de plus d’un an, commis par des militaires.

Les faits n’ont été dévoilés que ces derniers jours via une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Cette dernière montre deux soldats et un policier fédéral interrogeant une jeune femme, leur arme pointée sur son visage, et cherchant à l’asphyxier en lui plongeant la tête dans un sac en plastique.

Devant l’évidence des faits, le général Salvador Cienfuegos a reconnu la responsabilité des soldats dans ces actes de torture, qu’il a condamnés.

C’est la première fois dans l’histoire du pays qu’un ministre de la Défense s’excuse publiquement.

L’année dernière, un rapport des Nations unies révélait que la torture et les mauvais traitements qui suivent une arrestation sont généralisés au Mexique.

 

Cuba : le 7e congrès du Parti communiste cubain planche sur l’avenir politique du pays

Raul Castro, en juillet 2012. Crédits : government.ru (Creative Commons)

Raul Castro, en juillet 2012.
Crédits : government.ru (Creative Commons)

Le 7e congrès du Parti communiste cubain s’est ouvert vendredi 15 avril.

Cet événement est censé préparer l’avenir politique du pays puisque Raul Castro, actuellement président cubain, bientôt âgé de 85 ans, doit trouver un dauphin pour 2018, année où il quittera son poste de chef d’État.

Il ne semble pourtant pas vouloir laisser aussi vite la présidence du Parti communiste cubain.

Son fils, Alejandro Castro Espin, âgé de 50 ans, fait partie des favoris pour le poste de numéro deux du parti. Il occupe actuellement celui de coordinateur du renseignement et du contre-renseignement des ministères de l’Intérieur et de la Défense.

Ce congrès, marqué notamment par le rapprochement entamé avec les États-Unis depuis décembre 2014, aura également pour but de faire durer un système politique à parti unique et un modèle économique qui semblent pourtant sérieusement s’étioler. Mais il sera aussi question de réformes économiques qui doivent confirmer l’orientation prise par le régime cubain ces dernières années.

 

 

 

Des milliers de migrants cubains bloqués au Panama en raison de la fermeture de la frontière du Costa Rica

Panama

Drapeau du Panama.

Depuis plusieurs semaines, plus d’un millier de Cubains sont entrés de force au Costa Rica, mais ils ont été reconduits au Panama, après des heurts avec les forces de l’ordre.

Ces derniers mois, le Panama, qui a dû accueillir plus de 8 000 Cubains, car le Nicaragua refusait de les laisser passer, connaît chaque jour un afflux massif de migrants cubains, notamment après la fermeture de la frontière du Costa Rica afin de renforcer la surveillance de sa frontière sud et éviter l’engorgement.

Ainsi, plus de 3 000 Cubains se trouvent actuellement bloqués au Panama ne pouvant poursuivre leur route vers les États-Unis.