International
10H46 - jeudi 10 mars 2016

Portraits de deux femmes battantes

 

Au Congo, comme partout ailleurs, des inégalités subsistent et des obstacles se dressent sur le chemin de l’émancipation totale des femmes dans la société. Pourtant, son rôle s’y est affirmé, et dans ce pays gravement frappé par le chômage (plus de 50 %), où règne le système des économies informelles, il revient surtout à la femme de nourrir le clan familial et d’assurer l’éducation des enfants.

À l’occasion de la journée mondiale de la femme, Opinion Internationale s’est entretenu avec deux de ces femmes de tête.

Femmes Congo

 

 

Grace et la fierté d’être autonome

Grace Banziemo : Crédit photo : Droits réservés

Grace Banziemo : Crédit photo : Droits réservés

Domiciliée à Brazzaville, Grace Banziemo à vingt-six ans est mère célibataire de deux enfants dont elle finance la scolarité. Son travail de gérante d’un restaurant de fortune l’oblige à se réveiller chaque jour à la première heure afin de concocter les repas des clients. Il lui reste bien peu de temps au cours de ses longues journées pour sa passion : la littérature. Elle aime lire. Et écrire aussi. Licenciée de lettres, elle s’est inscrite en Master à la faculté de Brazzaville dans l’espoir de décrocher, une fois son diplôme en poche, un poste de fonctionnaire, le graal au Congo, même si le versement des salaires est aléatoire.

Elle nous a livré son message à l’occasion de notre semaine de la femme : « Les femmes ne doivent pas se sous-estimer et tout attendre de l’homme. Elles doivent se battre pour leur autonomie et ne pas se laisser dominer.» 

En attendant des jours meilleurs, elle épargne quelques sous afin d’ouvrir un restaurant moderne où servir ses bons petits plats.

 

 

Dallia et l’espoir d’un quotidien partagé

 

Dallia Ndzobazata - Crédit photo : Droits réservés

Dallia Ndzobazata – Crédit photo : Droits réservés

Dallia Ndzobazata est à vingt-sept ans mère célibataire de quatre petits. Elle vit chez ses parents, par souci d’économie. Son salaire de serveuse de 45 000 francs CFA par mois, soit environ 68 euros, lui permet à peine de nourrir sa famille et de payer les frais de scolarité de deux de ses enfants, elle qui a arrêté ses études en sixième.

Dans son temps libre, elle s’essaie à la coiffure, espérant pouvoir un jour ouvrir son propre salon. Dans un pays où la polygamie est légale, l’homme étant autorisé à avoir jusqu’à quatre épouses, cette jeune femme introvertie rêve d’un mari qui la soutienne au quotidien.

À l’occasion de la journée de la femme, elle appelle les femmes à « vivre en paix dans leur foyer, être sages et éviter la prostitution ».

 

Le point commun entre ces deux femmes, pleines de ressources et d’esprit d’entreprise, est le rêve qu’elles partagent d’un Congo uni et sans conflits politiques.

Chroniqueur Congo

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