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13H43 - mardi 16 février 2016

Voyage en terre chamanique précolombienne d’Équateur

 

Le musée du quai Branly met à l’honneur dès aujourd’hui et jusqu’au 15 mai 2016, les chamanes et divinités de l’Équateur précolombien, dans une exposition inédite en Europe.

Cette dernière retrace, selon trois axes définis, l’histoire de la spécificité culturelle du chamanisme, qui date de plus de 6 000 ans, en s’attachant aussi à dépeindre le monde des esprits de l’Équateur précolombien à travers sa figure de proue que constitue le chamane.

À la fois guérisseur, passeur de traditions, agriculteur, astronome, garant de l’ordre spirituel et moral de la société précolombienne équatorienne, le chamane revêt de multiples visages, en fonction du rituel spécifique pratiqué.

 

 

Opinion Internationale a rencontré Santiago Ontaneda-Luciano, commissaire de l’exposition et chercheur à la direction des Musées et sites archéologiques du sous-secrétariat de Mémoire sociale du ministère de la Culture et du Patrimoine équatorien, pour tenter de s’immerger dans ce territoire chamanique.

 

 

Opinion Internationale : Pouvez-vous nous expliquer l’objectif de cette exposition et qui en a été à l’origine ?

Santiago Ontaneda-Luciano : L’objectif principal de cette exposition est de montrer au public français la créativité des anciens peuples de l’Équateur précolombien.

Cette exposition a été préparée depuis longtemps et des études préliminaires ont été présentées au musée du quai Branly où un comité l’ayant jugée opportune a accepté qu’elle s’y réalise.

Avant cela encore, le président du musée du quai Branly, Stéphane Martin, avait souhaité présenter une exposition, ici en France, sur l’Équateur.

La thématique du chamanisme peut contribuer à expliquer les relations sociales dans leur ensemble mais aussi à analyser les aspects politiques, sociaux et économiques des peuples précolombiens équatoriens.

 

Quels objets découvre-t-on dans cette exposition ?

Il y a des objets de quatre cultures précolombiennes équatoriennes différentes : celle de la Chorrera, celle de Bahía, celle de Jama Coaque et celle de La Tolita, qui s’inscrivent dans la période allant de 500 avant Jésus-Christ à 500 après.

Il y a notamment des pièces uniques qui, pour beaucoup d’entre elles, étaient entreposées dans des réserves et n’en étaient jusqu’alors pas sorties.

On trouve une annexe à la fin de l’exposition où une vitrine est consacrée à l’Amazonie équatorienne, avec les découvertes de ces dernières années qui apportent de nouvelles informations. Par exemple, sur l’ancienneté du cacao, apparu dans la région mille ans avant qu’en Mésoamérique, où l’on pensait qu’il était né.

 

 

Combien de temps a duré la collecte des objets de cette exposition?

Les objets proviennent des collections du ministère de la Culture et du Patrimoine équatorien, dans quatre villes du pays : Quito, Guayaquil, Esmeraldas et Bahía.

À partir de notre accord avec le musée du quai de Branly, le travail de collecte a duré deux ans et demi. Mais on avait travaillé sur la partie préliminaire pendant environ six mois.

 

Le gouvernement équatorien, via le ministère de la Culture et du Patrimoine, a donc aidé cette exposition ?

Oui, le ministère de la Culture équatorien a soutenu la réalisation de cette exposition depuis le début, et des engagements ont été signés entre ce dernier et le musée du quai Branly, avant la signature de l’accord de prêt qui a permis la sortie des pièces archéologiques d’Équateur.

 

Si vous deviez qualifier l’exposition en trois mots, lesquels choisiriez-vous ?

 

Sagesse. Conscience. Mode de vie.

 

 

Propos recueillis par Claire Plisson

 

 

 

 

 

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