Amériques Latines
14H32 - mercredi 3 juin 2015

Une semaine en Amérique latine (du 22 au 31 mai)

mercredi 3 juin 2015 - 14H32

 

Opinion Internationale vous tient régulièrement informés de l’actualité de l’Amérique latine. Retour sur l’actualité du 22 au 31 mai. 

 

Manifestations au Guatemala et au Honduras contre la corruption

http://www.rfi.fr/ameriques/20150531-guatemala-honduras-manifestation-corruption-démission-scandale/

La ville de Guatemala.

La ville de Guatemala.

Samedi 30 mai, plusieurs milliers de manifestants sont descendus dans les rues de la capitale pour protester contre la corruption dans le pays et demander la démission du président Otto Perez Molina. La crise a surgi en avril suite à une révélation de l’existence d’un réseau de corruption et de fraude aux taxes douanières, qui a entraîné la démission de la vice-présidente Roxana Baldetti, le 8 mai dernier. Une enquête pour corruption a été ouverte à son encontre mercredi 27 mai. 

Cet élan de colère et de contestation a aussi gagné le Honduras voisin où 5000 personnes ont manifesté samedi 30 mai à Tegucigalpa, la capitale, contre les scandales de corruption. Le président, Juan Orlando Hernandez, est accusé d’avoir financé sa campagne présidentielle de 2013 via des fonds de l’Institut de sécurité sociale du Honduras (IHSS).

 

Pérou: Tensions sociales fortes autour du projet minier Tia Maria

http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/05/19/au-perou-le-projet-minier-tia-maria-est-temporairement-suspendu_4635894_3234.html

La région d'Arequipa, au sud du pays, dans laquelle se situe la province d'Islay, siège de la contestation du projet minier Tia Maria.

La région d’Arequipa, au sud du pays, dans laquelle se situe la province d’Islay, siège de la contestation du projet minier Tia Maria.

 Le 22 mai dernier, le Pérou a décrété l’état d’urgence pour une durée de soixante jours dans la province d’Islay, au sud du pays dans la région d’Arequipa, suite à une manifestation à CocaChacra contre le projet minier Tia Maria, où une personne est décédée suite à des heurts avec la police. Depuis fin mars, ce projet de mine de cuivre, mené par la compagnie Southern Perú, suscite des tensions sociales fortes au cours desquelles plusieurs personnes ont trouvé la mort (quatre à Islay) suite à des répressions exercées par la police. La population dénonce la pollution qui serait engendrée dans la vallée agricole du Tambo, une zone de production voisine de la mine, riche en riz, en patates douces et en cannes à sucre.

 

Mexique: le prix Nobel de la paix 1992, Rigoberta Menchu, manifeste son soutien aux parents des 43 étudiants disparus en septembre dernier à Iguala

http://elheraldoslp.com.mx/2015/05/26/menchu-se-solidariza-con-padres-de-victimas-de-ayotzinapa/ 

Rigoberta Menchu, prix Nobel de la paix en 1992.

Rigoberta Menchu, prix Nobel de la paix en 1992.

En déplacement au Mexique le 26 mai dernier, Rigoberta Menchu, prix Nobel de la paix en 1992, pour sa lutte en faveur des  droits et valeurs des peuples autochtones au Guatemala, a manifesté son soutien aux parents des 43 étudiants disparus en septembre dernier à l’école normale rurale d’Ayotzinapa, à Iguala au Mexique. Elle a réitéré son intérêt d’avoir participé aux enquêtes pour déterminer ce qui s’est réellement passé. Elle a ajouté qu’à partir de son expérience personnelle au Guatemala, il est nécessaire que « dans les cas comme celui d’Ayotzinapa, ce soit l’honnêteté qui prévale ». 

Lors d’une conférence de presse donnée à l’Institut National Electoral, chargé d’organiser et de superviser les élections fédérales au Mexique, Rigoberta Menchu a lancé un appel aux citoyens pour être maîtres de leur vote, à l’approche des élections législatives du 7 juin, et à ne pas « se laisser acheter par des mécanismes mafieux ». Elle a aussi reçu des mains du président de l’INE, Lorenzo Córdova, une accréditation comme observatrice internationale pour ces élections.

 

Suriname: victoire du parti de Desi Bouterse, actuel président, aux élections générales

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/05/26/au-suriname-large-victoire-du-parti-de-l-ex-putschiste-desi-bouterse_4640953_3222.html

Desi Bouterse, actuel président du Surinam.

Desi Bouterse, actuel président du Surinam.

Lundi 25 mai, la coalition politique menée par le Parti national démocratique (NDP) du président sortant et ex-putschiste Desi Bouterse, 69 ans, est arrivée en tête des élections générales du Suriname, selon les premiers résultats annoncés mardi. Après le dépouillement de la quasi-totalité des bulletins de vote, le parti de Desi Bouterse, actuel président du Suriname, obtient 27 sièges sur les 51 que compte le Parlement. M. Bouterse possède donc une majorité absolue pour gouverner. Il lui reste cependant à former des alliances pour obtenir la majorité des deux tiers nécessaires à la désignation du président pour un mandat de cinq ans. Ce vote devrait avoir lieu en août ou en septembre.

 

 

 

 

Bolivie: Capture de Martín Belaunde Lossio 

http://www.bbc.co.uk/mundo/noticias/2015/05/150528_bolivia_peru_martin_belaunde_lossio_fugitivo_ng

http://www.rfi.fr/ameriques/20150527-le-ministre-bolivien-interieur-contraint-demission/

Martin Belaunde Lossio

Martin Belaunde Lossio

Martín Belaunde Lossio, entrepreneur et ancien conseiller du président péruvien, Ollanta Humala, a été capturé en Bolivie le 28 mai, dans la localité de Magdalena, située dans le département de Beni, à 110 kilomètres de la frontière avec le Brésil. L’homme d’affaires était en résidence surveillée à La  Paz, qu’il avait fuie le 24 mai dernier, alors qu’il devait être extradé au Pérou d’un jour à l’autre.

Des soupçons de corruption ont couru à l’encontre de certains éléments de la police bolivienne mobilisée pour le retrouver, conduisant mardi 26 mai à la démission du ministre de l’Intérieur bolivien Hugo Moldiz, et son remplacement par Carlos Romero, un proche du président bolivien Evo Morales. La justice péruvienne l’accuse de corruption. L’enquête se penche aussi sur de présumés délits contre l’administration publique pour « collusion, trafic d’influences et association illicite de malfaiteurs au préjudice de l’Etat », selon le Ministère Public péruvien. 

 

Colombie: reprise des discussions de paix malgré les violences

http://www.rfi.fr/ameriques/20150526-colombie-offensive-armee-farc-discussions-paix/

Camp des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

Camp des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

Lundi 25 mai, une nouvelle offensive de l’armée colombienne contre les FARC dans le département du Choco, a fait cinq morts, dont le chef du front opérant dans la région, Alfredo Alarcón Machado, alias Román Ruíz. Les autorités offraient 500 000 dollars pour la capture de ce chef, qui serait très proche d’un des négociateurs des FARC à La Havane.  Ce regain de violence n’a pas pour autant empêché le gouvernement de Santos de reprendre le même jour les discussions de paix avec les FARC et d’appeler à la poursuite des négociations.

 

 

Cuba sort de la liste américaine des Etats soutenant le terrorisme

http://www.rfi.fr/ameriques/20150529-cuba-sort-liste-americaine-etats-soutenant-le-terrorisme/ 

Vendredi 29 mai, Cuba a été officiellement retirée par les Etats-Unis de leur liste des Etats soutenant le terrorisme. Cet acte intervient quelques mois après l’annonce en décembre de la reprise des relations diplomatiques entre Washington et La Havane. Barack Obama avait annoncé mi avril la position de la Maison Blanche et le Congrès avait 45 jours pour tenter de renverser cette décision. Ce délai qui a donc expiré  vendredi 29 mai ouvre de nouvelles perspectives dans la normalisation des relations entre les deux pays.

 

Cuba: la XIIe Biennale dart plastique prend possession des rues de La Havane

http://www.cubadebate.cu/noticias/2015/05/22/xii-bienal-transformara-a-la-habana-en-gigantesca-galeria-de-arte/#.VWhBZs4fXow

Affiche Biennale d'art de Cuba 2015

Affiche Biennale d’art de Cuba 2015

Débutée le 22 mai dernier, la douzième édition de la Biennale d’arts plastiques, s’installe dans les rues de La Havane, jusqu’au 22 juin prochain. Comme à l’accoutumée, l’événement, constituant le plus grand rendez-vous en termes d’arts visuels à Cuba et probablement dans l’aire caribéenne, permettra de mettre en dialogue des artistes de 40 pays différents et « donnera voix à ceux qui souffrent d’indifférence dans leurs pays respectifs », selon le directeur Jorge Fernández. Les œuvres seront exposées en itinérance dans les rues de la capitale cubaine pour que les artistes créent en fonction du lieu et du contexte urbain dans lequel ils évoluent. L’idée? Faire de La Havane la plus grande galerie d’art à ciel ouvert du monde, pendant un mois. Selon Fernández, cette volonté est « un pari pour le domaine social, pour améliorer l’environnement de nombreux quartiers et ainsi la vie de ses habitants ». Cette édition présentera des œuvres en référence au thème : « Entre l’idée et l’expérience ».