Développement durable
12H02 - jeudi 2 février 2012

La Chronique du développement durable
du jeudi 2 février 2012

jeudi 2 février 2012 - 12H02

édito

 

 

 

Le développement durable et les multinationales

A l’époque de la mondialisation, de la consommation effrénée où chaque entreprise doit se faire une place sur un marché particulièrement concurrentiel et agressif, est-il encore possible de penser vert ? Peut-on allier respect de l’environnement et chiffre d’affaire ? Gros plan sur des secteurs incontournables de notre quotidien.

Mettre à portée de toutes les bourses les produits nécessaires à la vie quotidienne n’est pas une mince affaire, surtout quand il faut faire avec les caprices d’un Européen, d’un Japonais ou d’un Américain. Mais certaines réalités sont immuables et cela quelque soit l’endroit de la planète où l’on se trouve.

 

Les efforts des géants de la grande distribution

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Qui dit courses, dit CO2, sacs et déchets. L’un des efforts majeurs des grandes surfaces a été de développer une politique d’économie d’énergie efficace et une amélioration des emballages. Auchan a opté pour la méthode de gestion technique du bâtiment (GTB), qui permet au groupe de diminuer de 10 % la consommation d’énergie de ses bâtiments.

Plus fort, le groupe anglais Marks & Spencer a lancé, en début d’année, un nouvel emballage qui repousse la date de péremption des produits et, en l’occurrence, des fraises.

Les ingénieurs ont introduit dans l’emballage un mélange de différents minéraux qui permet d’absorber l’éthylène à l’origine de la maturation des fruits. Cette méthode n’entraîne pas de problème quant au recyclage ni de surcoût pour le consommateur. La chaîne britannique souhaite  économiser près de 40 000 barquettes et ainsi, sauver de la dégradation 800 000 fraises.

En tant qu’intermédiaire entre le producteur et le consommateur, les grandes surfaces ont aussi fait un pas de géant dans l’élaboration de la communication « écolo ». Les produits « bio » sont mis en avant, tout comme ceux issus du commerce équitable. Les consommateurs sont informés des impacts environnementaux de certains produits du quotidien. Ces politiques environnementales se retrouvent dans les groupes comme Leclerc, Carrefour mais aussi Wallmart et la chaîne brésilienne Pao de Açucar.

Les énergies renouvelables ne sont pas en reste. De plus en plus de groupes installent des panneaux photovoltaïques sur les toits des bâtiments commerciaux, réduisant à la fois la facture pour la société et les émissions de gaz à effet de serre.

 

Haute technologie : le ver est dans le fruit

C’est un fait, que l’on soit « apple addict » ou simple observateur l’iPod, l’iPad et l’iPhone sont des inventions géniales. Ce sont des concentrés de hautes technologies, d’innovation et d’esthétisme que l’on peut transporter partout. Mais le monde merveilleux de la pomme cache un verger où pollution rime avec mauvaise gestion des déchets. Depuis déjà quelques années, le célébrissime groupe américain est épinglé par des ONG environnementales chinoises pour pollution des eaux et des nappes phréatiques.

En cause, les rejets toxiques des 27 « sous-traitants supposés » d’Apple, tous situés en Chine. On retiendra notamment Meiko Electronics, fabriquant de circuits imprimés, verbalisé à maintes reprises pour rejets de métaux lourds dans les provinces de Wuhan et de Guangzhou. Ces constations s’ajoutent aux multiples violations des normes environnementales en matière de transport et de traitement des déchets dangereux.

Le déni des dirigeants du groupe américain, qui se cachent derrière les audits effectués chez les sous-traitants dès que l’on brandit la preuve d’une violation environnementale, commence à sérieusement agacer les ONG chinoises et les riverains. D’autant plus depuis le 20 mai 2011, date de l’explosion inexpliquée de l’usine Foxconn de fabrication des iPad 2, qui a fait trois morts et quinze blessées parmi les ouvriers.

Il faudra sans doute un peu plus que le nouveau programme de recyclage des appareils mis en place aux Etats-Unis et récemment arrivé en Europe, pour que la pomme emblématique reverdisse son image.

 

Le textile en demi-teinte

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L’industrie du textile, d’abord épargnée par la critique verte, est rapidement devenue le mauvais élève du développement durable. Parce qu’un Européen achète en moyenne 14 kg de vêtements par an ; que la réalisation d’un t-shirt utilise 2 700 litres d’eau mais aussi de l’anti-mite et des colorants directement en contact avec la peau, la mise en place de normes strictes et la création de labels semblaient nécessaires.

Le premier, créé en 1990 par Oeko Tex 100, interdit l’utilisation de produits toxiques pour le corps et pour l’environnement. Puis, la Commission européenne a voté, en 2005, la réglementation Reach (enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques), aujourd’hui  principale référence contraignant les entreprises textiles à être plus « propres ». Pourtant les efforts à faire restent colossaux, notamment en matière d’éco-conception.

Si la Chine fait office de grand méchant en matière de pollution, il faut reconnaître qu’elle est le dépotoir d’un certain nombre de multinationales. Lorsqu’il ne s’agit pas de métaux lourds, les fleuves chinois sont continuellement salis par les rejets de produits chimiques des fournisseurs de Nike, Adidas, Lacoste ou encore H&M. C’est notamment ce qu’a dénoncé Greenpeace dans son rapport « Linge Sale », après avoir prélevé des échantillons dans les eaux usées de 2 usines chinoises, directement rejetées dans la rivière des Perles et le Delta du Yangtze. Les produits chimiques ainsi déversés envahissent directement dans la chaîne alimentaire via les poissons et sont à l’origine de graves problèmes immunitaires.

Le développement durable prend de plus en plus de place dans le choix des consommateurs. Si aujourd’hui il paraît se limiter aux tomates bio et aux ampoules basse consommation, les politiques de responsabilisation et les actions militantes font évoluer les mentalités.

 

 

 

 

 

 

19 232 nouvelles espèces répertoriées

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Le rapport 2011 de l’Institut international pour l’exploration des espèces (Université d’Arizona), indique que 19 232 nouvelles espèces ont été découvertes en 2009. Une information réjouissante à l’heure où c’est la disparition des espèces qui fait souvent l’actualité.

Aujourd’hui, ce sont près de deux millions d’espèces vivantes qui sont répertoriées à travers le monde, classées du plus petit des microbes au plus imposant des mammifères. Le travail de fourmis effectué par les chercheurs, qui ont dû étudier des milliers de journaux pour établir un répertoire, a pris deux ans. Ceci explique que le rapport de 2011 n’établisse une nouvelle classification des espèces que pour l’année 2009. Au total, on estime que les nouvelles espèces découvertes représentent 5,6 % de plus par rapport à l’année 2008.

A noter que ces découvertes concernent rarement de nouveaux mammifères. Elles concernent plutôt insectes et végétaux. Le rapport montre ainsi que 50,6 % des découvertes sont des insectes (en majeur partie des scarabées : 3 500 espèces). Viennent ensuite les végétaux (notamment 418 nouvelles orchidées), puis les arachnides (1 500) et enfin, très loin derrière, les mammifères (41 nouvelles espèces de chauves souris et de rongeurs).

 

 

 

Un nouveau slogan pour le WWF

« Stop killing for research is saving », avec ce nouveau slogan pour sa campagne en Chine, l’association WWF a décidé de frapper fort et de marquer les esprits pour dénoncer les tortures faites aux animaux. Pas besoin d’être un militant écolo pour comprendre le message, les maltraitances faites aux animaux au nom de la science, de la mode ou de l’agroalimentaire doivent cesser, voilà qui saute aux yeux surtout quand on aime les pandas :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le gouvernement dit non à Mosanto

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Nathalie Kosciusko-Morizet a réaffirmé, lundi 23 janvier, que le gouvernement s’opposait à la culture du maïs transgénique MON 810 de la firme américaine Mosanto dans l’Hexagone et qu’une nouvelle mesure de sauvegarde serait adoptée en février. Il faut dire que, loin de faire l’unanimité parmi la population française, cet OGM est pris particulièrement pour cible par les faucheurs depuis déjà quelques années. L’incertitude quant à ses effets potentiellement néfastes avait d’ailleurs conduit les autorités à suspendre sa culture en 2008. Ce fut une bonne chose puisque, dès 2010 le Haut conseil des biotechnologies (créé par le Grenelle de l’environnement en 2009) a émis des réserves sur cet OGM, au regard du danger qu’il pourrait représenter pour les abeilles, les animaux d’élevage et sur la dissémination potentielle.

Le dimanche 22 janvier 2012, fatigués par les tergiversations gouvernementales, des militants de l’association Faucheurs volontaires et des membres de la Confédération paysanne avaient détruit 800 kg de semence, conditionnée et prête à être commercialisée, dans le centre Mosanto de Trèbes (Aude). Face à cette pression, de surcroit en pleine campagne présidentielle, le gouvernement a immédiatement réagi et voté le renouvellement de la suspension et cela malgré une condamnation du Conseil d’Etat et de la Cour européenne de justice.

 

 

 

Les énergies renouvelables manquent de jus

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La crise économique n’épargne pas les sociétés spécialisées dans les énergies renouvelables, loin s’en faut, à commencer par l’Allemagne et les panneaux solaires. Alors que toute l’attention est tournée vers la sortie du nucléaire, les leaders allemands des panneaux photovoltaïques se retrouvent en faillite les uns après les autres, emportant avec eux des milliers d’emplois. C’était le cas de Solon en décembre dernier (800 employés licenciés), de Solar Millenium AG (300 salariés).

C’est maintenant le tour de Q-Cells, leader mondial du panneau solaire et de ces 2 400 employés. De critique, la situation est vite devenue dramatique, surtout depuis quelques jours avec l’annonce d’un résultat de 57 millions d’euros de perte pour 228 millions de chiffre d’affaire. Si aucune « faillite » n’est prévue, la démission de la directrice financière et la chute de l’action de 16 % le 24 janvier, n’augure rien de bon.

De manière générale, le secteur est en crise en raison d’un effondrement du prix des panneaux photovoltaïques de près de 50 % en 2011 et d’une chute de la demande. A cela s’ajoute une diminution drastique des subventions, les autorités allemandes, estimant l’énergie solaire trop chère à produire. Autre cause identifiée : l’arrivée plus qu’agressive sur le marché des fabricants chinois.

 

 

 

 

 

La Chine peut construire 30 étages en 15 jours

On savait les Chinois capables de beaucoup de choses, mais voilà un nouveau tour de force. Le promoteur chinois Yuanda, de la province du Hunan, a construit un immeuble de 30 étages en 360 heures de travaux ininterrompus, soit 15 jours. Avec une structure 100 % métallique, testée pour résister à un tremblement de terre de 9 sur l’échelle de Richter, l’immeuble est conçu pour durer 100 ans.

 

 

 

 

 

Cette construction est d’autant plus marquante qu’elle ne produit qu’1 % des déchets d’un chantier « normal » car 98 % de la réalisation est effectuée en usine. En effet, des étages entièrement pré-assemblés, arrivent directement sur le chantier avant d’être empilés comme des mécanos. L’immeuble ainsi construit consomme 5 fois moins d’énergie qu’un ouvrage moderne équivalent, et 6 fois moins de matériaux ont été nécessaires pour sa réalisation. L’avenir sera témoin de la résistance au temps de cette révolution immobilière.

 

 

 

Le classement « Global 100 » dévoilé

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A l’occasion du Forum de Davos, le magazine canadien Corporate Knights a dévoilé son fameux « Global 100 », c’est-à-dire le classement des 100 entreprises responsables qui allient responsabilités environnementales et sociétales et chiffre d’affaires.

Indéniablement la France fait des progrès. Alors qu’en 2011 seulement 5 entreprises de l’Hexagone faisaient partie du classement, elles sont 8 aujourd’hui, ce qui place notre pays en 3e position –ex-aequo avec les Etats-Unis– mais encore loin derrière le Royaume-Uni qui compte pas moins de 16 entreprises dans le classement.

De la plus verte à la moins écolo figurent dans cette liste : Vivendi (7e place), le Crédit agricole (16e), Schneider electric (26e). Viennent ensuite Dassault systèmes (32e), L’Oréal (45e), Renault (51e), Danone (60e) et JCDecaux (82e).

 

 

 

Riz contaminé à Fukushima

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Dix mois après la catastrophe nucléaire de Fukushima, une présence de césium supérieure à la limite autorisée a été décelée dans une douzaine de rizières de la commune de Onami, à 56 kilomètres de la centrale. Pourtant, à l’automne dernier, les services d’inspection de l’Etat avaient jugé les 154 exploitations rizicoles de la commune non contaminées. Il faut dire que les autorités avaient effectué les tests sur seulement 2 d’entres elles. C’est la méfiance de la population qui a poussé les cultivateurs à effectuer leurs propres analyses.

Les affirmations beaucoup trop rassurantes des autorités ont créé une véritable défiance au sein de la population japonaise. Celle-ci s’est traduite par la création de postes de contrôle de radiations citoyens,  gérés par des volontaires et permettant d’effectuer des tests plus stricts et surtout plus transparents que ceux organisés par les autorités.

 

 

 

Allemagne : la sortie du nucléaire coûtera une fortune

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L’estimation de la direction de Siemens fait froid dans le dos : l’entreprise estime que le démantèlement de l’ensemble des centrales nucléaires d’ici 2022 pourrait coûter, dans le pire des cas, jusqu’à 1 700 milliards d’euros à l’Allemagne. L’étude de Siemens prévoit le démantèlement des centrales existantes et le réaménagement des réseaux électriques.

Si, la semaine passée, l’électricien allemand RWE ne parlait que de 300 milliards d’euros, c’est qu’il ne prenait pas en compte le remplacement de l’atome par un autre moyen de production.

Au regard des différences colossales qui existent entre les différentes études, il est évident que la sortie du nucléaire représente un impact financier difficile à chiffrer. Mais une chose semble sure : la facture sera astronomique.

 

 

 

 

 

2 février 2012

« Que peut-on attendre d’une participation du Nord-pas-de-Calais à Rio en juin 2012 » Une intervention de Lucien Chabason dans le cadre du Forum des acteurs du développement durable en Nord-Pas-de-Calais (NPDC), « Trajectoires & transitions », organisé par le Groupement d’intérêt public CERDD (Centre ressource du développement durable).

Exposition : « Il n’y a pas d’âge pour protéger la planète »
Munis d’un carnet de jeu (adapté en fonction de l’âge) et en compagnie des personnages Léo et DD, venez apprendre, avec des gestes simples, à protéger l’environnement et devenir un véritable éco-citoyen…
Maison de l’environnement, des sciences et du développement durable
- 6 rue Haroun Tazieff – Magny-les-Hameaux (78)

Débat : Polémique autour des Zones Humides !
Depuis 6 ans, élus, techniciens, étudiants et grand public du Rhône et de Rhône-Alpes se retrouvent le 2 février pour célébrer la Journée mondiale des zones humides et commémorer la signature, en 1971, de la Convention sur les zones humides dans la ville iranienne de Ramsar. Cette journée anniversaire permet de sensibiliser le grand public sur l’intérêt de ces milieux riches, situés à l’interface entre terre et eau. C’est l’occasion d’alerter le plus grand nombre sur la fragilité de ces écosystèmes et sur leur rôle essentiel dans la protection contre les inondations, le maintien de la qualité des eaux et des milieux aquatiques.
Centre culturel et de la vie associative
- 234 cours Émile Zola – Villeurbanne (69)

 


3 février 2012

9 h 30 Rencontre Climat-énergie : « Après le Bilan Carbone : quels objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour le Douaisis ? »
Afin d’engager l’ensemble des acteurs du territoire dans une démarche significative de réduction des émissions de GES et d’étudier les implications du Schéma régional climat air énergie (SRCAE) sur ce territoire
Centre Historique Minier, à Lewarde

19 h conférence : La transition énergétique, ça s’explique !
Soirée d’information proposée par le Groupe local de Greenpeace de Paris.
Le Moulin à café
- 9 place de la Garenne / 8 rue Sainte Léonie – (métro Pernety) – Paris 14e

 

2 & 3 février 2012
Journées interdisciplinaires de la qualité de l’air
Organisées par l’APPA Nord-Pas-de-Calais, associée à 2 laboratoires de recherche : le Laboratoire de botanique de la Faculté de pharmacie de Lille, et le Laboratoire de physico-chimie des processus de combustion et de l’atmosphère, unité mixte de recherche associée au CNRS et à l’Université Lille 1 Sciences et Technologies.
Villeneuve d’Ascq

 


6 février 2012

La maîtrise des questions énergétiques à l’heure du logement durable
Le Club régional des acteurs de l’habitat du Nord-Pas-de-Calais (CRéAH) organise sa 4e séance plénière
9 h 30 à 13 h 00 au Gayant expo – DOUAI

 

 

7 février 2012
Colloque annuel du Syndicat des énergies renouvelables : « Les énergies renouvelables, énergies de notre siècle »
Cette journée sera placée sous le thème du rôle croissant que les énergies renouvelables vont jouer, durant les prochaines décennies, compte-tenu des enjeux énergétiques, environnementaux, industriels et économiques que notre siècle doit relever.
Maison de l’UNESCO Paris


 

 

 


Laurie Mathy

Danemark : leader des énergies vertes… et des taxes

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