
La partition originale du Concerto pour la Paix d’Omar Harfouch, dont la première page a été dessinée par le peintre français David Jamin, surnommé le « Basquiat français », a été offerte par Omar Harfouch au Vatican et est désormais conservée à la Bibliothèque Apostolique.
Cher Omar Harfouch, merci d’avoir accepté d’inaugurer la saison 2026 de notre rubrique quotidienne « Face à Michel taube ». J’ai tenu à vous proposer d’être le premier parce que vous incarnez une valeur qui est de plus en plus essentielle dans un monde en proie à la montée des périls et à la recherche de nouveaux équilibres internationaux : la paix.
Les lecteurs d’Opinion Internationale vous connaissent bien mais je rappelle que vous êtes un homme d’affaires, un pianiste et compositeur émérite franco-libanais. Vous dirigez aussi le magazine Entrevue auquel vous avez donné un nouvel élan qu’il faut ici saluer.
Quelle est l’unité, le ciment qui se cache derrière les nombreuses facettes de vos engagements publics ?
En effet, il n’y a qu’une personne entre l’homme d’affaires, le pianiste et l’homme de médias. La paix, l’attachement principiel à ce principe de civilisation, m’anime et inspire mes actions et notamment mon œuvre musicale. Étant jeune, j’ai grandi sous les bombes de la guerre civile qui a ensanglanté le Liban : je me réfugiais dans les notes de mon piano pour apprendre la musique et m’imprégner de cette valeur de la paix dont notre enfance a malheureusement été privée.
Vous êtes devenu un véritable Pèlerin de la paix universelle en vous déplaçant dans le monde entier avec le Concerto pour la paix et l’Orchestre philharmonique de Béziers dirigé par Mathieu Bonnin qui vous accompagne ?
En effet nous avons joué à Paris, à Béziers, à Rome au Vatican, à la Commission européenne à Bruxelles, à l’ONU à Genève, autant de lieux où des enjeux décisifs se jouent et où la musique peut inspirer les grandes ce monde.
Voir de hauts dignitaires touchés par la musique de notre Concerto, certains pris de larmes aux yeux, vivre une heure de paix, c’est très émouvant.
Quels seront les prochains rendez-vous du Concerto pour la paix ?
Bientôt nous aurons l’honneur de jouer à Mara-Lago aux États-Unis, résidence privée du président des Etats-Unis qui a notamment reçu le président Volodymyr Zelensky pour avancer sur le chemin d’un accord de paix que nous appelons tous de nos vœux.
Je me joins à votre vœu ! Et j’ajoute que le président Trump vient de lancer à Davos le Conseil de la paix qui constitue une audacieuse tentative de faire avancer la cause de la paix au Moyen-Orient et dans le monde entier.
J’espère bien, et j’en suis sûr très prochainement, donner un Concert le jour où la paix sera signée entre l’Ukraine et la Russie et partout où la paix l’emportera sur la guerre.
Mais permettez-moi d’ajouter, cher Michel Taube, que parmi les personnalités qui m’ont inspiré, vous en êtes. Vous ne le saviez peut-être pas, mais le 21 juin 2001, il y a donc vingt-cinq ans, j’étais dans l’hémicycle du 1er Congrès mondial contre la peine de mort que vous aviez organisé et présidé au Conseil de l’Europe et au Parlement européen à Strasbourg. Je représentais à l’époque le président de la République d’Ukraine qui avait tenu à signer la Déclaration demandant l’abolition universelle de la peine de mort.
En effet, je ne le savais pas et c’est un honneur de savoir que nous partageons depuis si longtemps de telles valeurs. Je sais que l’Ukraine est, avec votre pays natal le Liban, et la France bien entendu, l’une de vos patries de cœur. Au fond, nous sommes tous deux des citoyens du monde.
Et j’ajoute aussi que grâce à vous j’ai rencontré une personne extraordinaire, Radouan Kourak, qui vous accompagne et qui est un véritable génie des nouveaux médias.
En effet, Radouan fait partie de cette nouvelle génération qui émerge et va s’imposer très vite parmi les futurs décideurs de notre monde. Il nous aide à rester jeunes et nous ne pouvons que l’en remercier.
Omar Harfouch, vous êtes la preuve vivante et flamboyante de ce que la musique adoucit les mœurs : les grands de ce monde ont besoin de se confronter à votre œuvre, tout simplement pour s’imprégner de ses valeurs et pouvoir mieux ensuite agir au service de l’humanité. Donc, merci.
Merci pour votre invitation.
Propos recueillis par Michel Taube




















